22 décembre 2014 1 22 /12 /décembre /2014 14:00

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Rappel du sujet "Reimes, ville martyr de la première guerre mondiale ?"

Définition des termes du sujet: Un martyr est une personne non-vilente qui est prête à aller jusqu'à la mort pour ne pas abjurer sa foi. 

Problématique : Pourquoi la ville de Reims est devenu un symbole utilisé par la République Française ?

Annonce du plan: L'image du martyr  peut  être reliée à l'image de la cathédrale de Reims qui est à la fois un symbole religieux, historique, politique et économique de la ville et - à travers elle - de la France.

 

Idées essentielles.

La cathédrale est un symbole considérable  car  c'est dans cette cathédrale que la France s'est bâtie. En effet c'est la que Clovis a été baptisé et que la quasi-totalité des rois de France ont été sacrés. La perte de Reims signifierai la perte de la France. Au XVème siècle Jeanne d'Arc chercha à reconquérir Reims avant Paris car c'est là qu'était l'âme de la France.

 

Bien évidemment ce symbole est largement utilisé par la propagande Allemande et Française. L'un pour montrer sa capacité de destruction, l'autre pour se montrer en tant que victime de la barbarie Allemande.

L'ampleur des destructions montre une volonté de guerre totale, une preuve aussi que les civils ne sont plus épargnés par les conflits. A ce titre Reims est un symbole des guerres nouvelles qui feront plus de morts chez les civils que chez les militaires.

Reims devient un symbole de résistance mais aussi un lieu de souvenir et de comémoration une fois la guerre terminée. Malgré les aides exceptionnelles apportées à la ville (notamment par les dons des Etats-Unis, nouvelle puissance montante) la reconstruction a été longue et inachevée. Ainsi aujourd'hui encore la ville garde les traces du conflit, même si la cathédrale a été rénovée de manière remarquable.

 

 

 

A la fin de la 1ère guerre mondiale, Reims était une ville détruite à environ 60 %, qui avait été vidée de sa population civile évacuée en mars 1918.

La rue Gambetta et la cathédrale à la fin du conflit.


1/ L'héroïsation de la « ville martyre »

   Lorsqu'en juillet 1919, le président de la République, Raymond POINCARE, est venu remettre la Légion d'honneur et la Croix de guerre à la ville des sacres érigée
en « ville martyre », 25 000 Rémois seulement avaient pu se réinstaller dans la ville, alors que sa population s'élevait à environ 120 000 habitants en 1914.

   À la ville martyre qui a payé de sa destruction la rage d'un ennemi impuissant à s'y maintenir.
   Population sublime qui, à l'image d'une municipalité modèle de dévouement et de mépris du danger, a montré le courage le plus magnifique en restant pendant plus de trois ans sous la menace constante des coups de l'ennemi et en ne quittant ses foyers que sur ordre.

   Dans ce contexte la reconstruction de Reims est devenue une priorité et en même temps un enjeu politique, économique et financier qui a marqué profondément et durablement la ville.
    Avant de reconstruire, il fallait d'abord repérer et désamorcer les obus qui n 'avaient pas explosés, puis déblayer les ruines.
    La priorité fut donnée au déblaiement et à la reconstruction des bâtiments destinés aux services publics et aux commerces d'alimentation, et à la remise en état des maisons d'habitation endommagées sans avoir été détruites.
   La reconstruction des maisons d'habitation ne fut véritablement engagée qu'à partir du début des années 1920.
   Celle des monuments, confiée à l'architecte en chef des Monuments historiques, Henri DENEUX, donna lieu à de longs travaux préparatoires d'inventaire des dégâts et de fouilles archéologiques.
   Selon Paul MARCHANDEAU qui a été à partir de 1925 le maire de la ville, les baraquements provisoires en planches édifiés près de la gare dans une vaste zone de jardins publics appelée Les Promenades, donnaient à Reims « un aspect semblable aux cités du Transvaal ou du Colorado quand on découvre un filon ».

2/ Le Retour à Reims

   L'œuvre du Retour à Reims est fondée, le 17 janvier 1919, par la comtesse de Mun.
   Le Retour à Reims distribue aux arrivants du linge, des matelas …
   À partir du 10 février, il procure gratuitement du mobilier pour les veuves dans le besoin, les familles nombreuses, les vieillards, les malades.
   Les autres personnes peuvent louer objets et meubles, pour une durée de trois mois.
   Le Retour à Reims participe également à l'organisation de quatre cantines populaires
.

Les Rémois en 1918 de l'évacuation au retour,
Ville de Reims-Direction de la culture, 1998.

3/ Une ville en chantier

   Dès 1915 des architectes avaient commencé à réfléchir aux problèmes de la reconstruction de la ville de Reims.
   A la fin du conflit, un premier concours d'architectes fut rejeté par la Commission départementale des Plans des villes et villages.
   La municipalité élue en novembre 1919 et son maire Charles ROCHE firent appel au major de l'armée américaine Georges B. FORD. Celui-ci élabora un plan de reconstruction ambitieux qui fut adopté en avril 1920.
   Dans les quatre cantons rémois, furent mises en place des commissions d'experts chargées d'évaluer les dégâts subis.
   Au total, 41 000 dossiers ont été instruits ; 13 000 dossiers concernaient des immeubles et 28 000 du mobilier ou des marchandises.
   Les sinistrés pouvaient se faire assister par un architecte ou par un représentant de la société coopérative de reconstruction dont ils étaient adhérents.

Les Rémois en 1918 de l'évacuation au retour,
Ville de Reims-Direction de la culture, 1998.

   Marcel DÉAT qui a été, dans les années 1920, conseiller municipal de Reims et député socialiste de la Marne, a décrit la ville en chantier qu'il a découverte en octobre 1922, lorsqu'il fut nommé professeur de philosophie au lycée de Reims :

   C'était un hérissement d'échafaudages, et partout des compagnons qui [...] travaillaient dur, raclaient à grand bruit la pierre ou alignaient des briques, tandis que tombereaux et camions cahotaient lourdement sur les pavés disjoints.
   Par temps sec, une poussière impalpable et âcre envahissait l'atmosphère et saupoudrait la ville ; dès qu'il pleuvait, une boue blanchâtre et poisseuse recouvrait les rues et éclaboussait les vêtements en y laissant des taches grasses et indélébiles.
   Des maisons toutes neuves surgissaient un peu partout, dominées par la masse de quelque énorme immeuble, magasin ou édifice officiel, tandis que d'autres attendaient leur tour, provisoirement rafistolées [...]
   Des espaces vides laissaient dangereusement béer des caves transformées en pièges à ivrogne [...]
   Tout un village de baraquements couvrait les grandes allées de chaque côté de la gare [...]
   La spéculation sur les dommages de guerre menaçait d'abandon des espaces autrefois construits, tandis qu'elle faisait surgir d'immenses bâtisses commerciales hors de proportion avec le marché local, et que, des urbanistes improvisés construisaient en des quartiers excentriques des cités-jardins de belle apparence, au détriment d'un centre à demi vidé de sa population.

Marcel DÉAT, Mémoires politiques, Paris, Denoel, 1989.

4/ Les cités-jardins

   Le Plan Ford prévoyait de créer une douzaine de cités-jardins reliées entre elles par une ceinture verte de parcs destinés à séparer les quartiers d'habitation des zones industrielles.
   La plus complète de ces cités-jardins est celle du Chemin-Vert réalisée pour le Foyer Rémois par les architectes Jean-Marcel AUBURTIN et Emile DUFAY-LAMY entre 1920 et 1924 :

   Créé en 1912, le Foyer Rémois , après les hostilités, conçut un vaste programme de constructions où figurent en bonne place les projets de cité-jardin.
    Celle du Chemin-Vert s'organise autour de quatre principes :
       - la disposition autour d'un vaste espace commun de tous les services importants ( maison commune, écoles primaires et école ménagère, crèche, église, magasins ) ;
        - le marquage des limites de la cité ;
        - la relation avec la cathédrale ;
        - l'élaboration de 14 types d'habitations qui répondent à la variété des situations rencontrées.
   La majeure partie des maisons comprend quatre pièces habitables d'environ 14 m2 chacune, une buanderie, des wc, une cave et un grenier.
   Le jardin de 300 m2 possède un petit hangar faisant office de poulailler ou clapier.     

   617 logements locatifs :
         - 594 logements ordinaires ;
         - 13 habitations avec magasins ;
         - 10 « particuliers » ;
         - 14 types de maisons groupées en bandes, jumelées ou isolées ( 371 bâtiments ).

Olivier RIGAUD et Marc BEDARIDA, Reims Reconstruction 1920-1930,
Ville de Reims, 1988.

5/ Une reconstruction confiée à des hommes de l'art
mais coûteuse et inachevée

   Sur les 6 500 permis de construire instruits par les services municipaux entre janvier 1920 et décembre 1930, les trois quarts portent la siganture d'une homme de l'art.
   325 agences sont ainsi répertoriées pour au moins un permis.
   Cela signifie qu'un architecte sur quinze ayant exercé en France à cette époque a effectué au moins un projet à Reims. [...]
   L'architecture de cette reconstruction, malgré l'utilisation de matériaux modernes comme le béton armé, reste souvent traditionnelle, faisant référence à l'architecture classique, voire à l'architecture des maisons en pans de bois qui ont disparu dans la tourmente. [...]
   Dans les années 20, le bâtiment permet encore de faire intervenir même sur des constructions modestes toute une série d'artistes : sculpteurs ( bas-reliefs notamment ), ferronniers, mosaïstes, maîtres verriers, stucateurs et peintres qui donnent à ces constructions le caractère art-déco marquant fortement cette période. [...]

   Si l'effort de reconstruction a été exceptionnel les premières années, il se heurte ensuite à un problème financier.
   Du fait de l'inflation, les crédits dommages de guerre calculés en francs 1914 ne permettent plus la réalisation de programmes importants à partir de 1926.
   Les conséquences en sont un arrêt brutal de la construction et la réalisation de programmes de plus en plus réduiits : suppression d'un ou plusieurs étages pour rester dans l'enveloppe financière de départ.

   De nombreux terrains même en plein centre ville resteront vides formant autant de dents creuses dans le tissu urbain. Certaines de celles-ci marquent encore fortement l'image de la cité actuelle.

Olivier RIGAUD et Marc BEDARIDA, Reims Reconstruction 1920-1930,
Ville de Reims, 1988.

 

La renaissance de la ville des sacres vue par le dessinateur Benito
in Robert BURNAND, Reims La cathédrale, Berger-Levrault, sans date ( vers 1920 ? )

   La reconstruction de la ville de Reims a été difficile, longue et coûteuse.
   Elle a bénéficié d'aides extérieures.
   La solidarité nationale s'est exprimée à travers des parrainages d'autres villes comme Bergerac, et des souscriptions lancées dans la presse nationale.
   Elle s'est appuyée aussi sur le mécénat international essentiellement américain : la fondation Carnegie a financé le reconstruction de la bibliothèque municipale ; la fondation John D. Rockfeller celle de la charpente de la cathédrale ; les familles de soldats américains tués en France pendant la guerre, ont parrainé la construction d'un hôpital pour enfants dans le quartier Maison Blanche.
    A la fin des années 1920, la reconstruction des bâtiments publics et des immeubles ou maisons d'habitation était achevée pour l'essentiel.
   Celle des monuments religieux a été nettement plus longue.
   L'achèvement de la restauration de la cathédrale n'a été célébré qu'en 1938 à la veille de la Seconde Guerre mondiale, celle de la basilique Saint-Remi seulement en 1958.
   Quant à la reconstruction du clocher de l'église Saint-Jacques, elle n'a été achevée qu'en 1994.

 

sources:

- Crid 14-18

- CNDP, CRDP Reims

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16 décembre 2014 2 16 /12 /décembre /2014 22:38

Thème 2 : Grandes puissances et conflits dans le monde depuis 1945

(14-15 heures)

Chapitre 4 : La Chine et le monde puis 1949

(4-5  heures)

 

Le cours complet avec les documents est disponible pour TBI en  version Smart Notebook

http://my-ict.wikispaces.com/file/view/smart_notebook_icon.png/272636478/43x43/smart_notebook_icon.png  

 

Introduction : Contexte, rappel des notions de base

 

La Chine est une civilisation originale qui a alterné entre fermeture et ouverture sur le monde.

 

1949 : révolution communiste à l’exception de l’île de Taïwan. La Chine est donc coupée en deux régimes. (capitaliste/communiste) depuis cette date.

 

1964-1976 : Puissance nucléaire dès 1964. révolution culturelle. Mao affirme son autorité et veut supprimer les classes bourgeoises et intellectuelles. Bilan très lourd (entre 10 et 60 millions de morts). Volonté affichée de croissance démographique.

 

Depuis 1976 : début d’ouverture sur le monde dès 1972 (diplomatie du ping-pong, rencontre avec Nixon), politique de l’enfant unique. Libéralisme économique (ZES créées par Deng Xiaoping)

 

Depuis les années 2000 : La Chine s’affirme sur la scène internationale comme une grande puissance.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

-          Exposition universelle de Shanghaï en 2010

-          JO de Beijin en 2008

-          Vol spatial habité en 2003, Alunissage en 2013  

 

 

I : Naissance d’un deuxième modèle communiste

A- La séparation progressive vis-à-vis de l’URSS

 

Voir étude 1 page 110-111

1950 : Traité d’amitié, d’alliance et d’assistance mutuelle avec l’URSS.

1950-53 : Guerre de Corée, soutien à la Corée du Nord

1953 : Mort de Staline. URSS et Chine s’éloigne

-          L’URSS se montre critique à l’encontre du « grand bond en avant » (industrialisation des campagnes).

-          Mao dénonce la « coexistence pacifique » de Krouchtchev.

 

1960 : Rupture avec l’URSS. Mao se veut le leader du monde communiste.

1969 : Affrontements brefs sur l’Oussouri (frontière URSS/Chine). Tension en ex-Indochine (Khmers  rouges au Cambodge soutenus par la Chine renversés en 1979 par le  Viet-Nam soutenu par l’URSS)

1972 : Visite de Nixon en Chine. 

 

B- Une affirmation difficile

-          1955 : Conférence de Bandung. La  « troisième voie » (entre celle des Etats-Unis et celle de l’URSS) soutenue par l’Inde.

-          1959 : Annexion du Tibet, conflit avec l’Inde, plus de 3ème bloc possible.

-          1971 : La Rep Pop Chinoise remplace Taïwan à l’ONU

-          1978 : Reconnaissance par les Etats-Unis.

 

L’influence chinoise est alors limitée. Elle est à peine une  puissance régionale (influence en Corée du Nord, au Cambodge jusqu’en 1979). L’héritage de Mao (1893-1949-1976) est très controversé (voir étude 2 page 112-13)

 

II- L’ouverture au monde

 

La Chine cherche alors à développer un modèle à la fois communiste dictatorial (parti unique, pas de liberté d’opinion ni de liberté de circulation) et capitaliste au point de vue économique. Une transition originale et précoce (comparée à celle de l’URSS qui a échoué à partir de Gorbatchev en 1985-1991)

 

A - Le tournant initié par Deng Xiaoping (1976-1997)

 

-          Un programme de réforme: Les quatre modernisation (agriculture, industrie, recherche, défense).

-          Politique de l’enfant unique.

-          Création d’un « socialisme de marché » : Décollectivisation des terres, création des ZES (zones économiques spéciales). La Chine devient un pays atelier ce qui idéologiquement est étonnant pour un modèle communiste (contre l’exploitation du travail par le capital par nature).

 

B- La mutation chinoise

 

La Chine devient rapidement une puissance économique majeure. (croissance de plus de 10% par an en moyenne depuis 1980)

-          Deuxième économie mondiale en 2010. Les investissements à l’étrangers explosent (doc page  104) ce qui lui permet d’étendre son influence au détriment des anciennes puissances (ex en Afrique au détriment de la France). Voir étude 3 page 114.

-          Balance des paiement positive, elle devient le créancier du monde (rachat de dettes)

-          Réussite technologique : Industrie automobile (ex Geely rachète volvo en 200 doc 3 page 117), A320 Chinois, conquête spatiale (premier Taïkonaute en 2003)…

-          Autorisation des voyages à l’étranger. L’élite chinoise (1% de la population soit 15 millions de personnes) affiche leur richesses dans les boutiques de luxes occidentales (Louis Vuitton par exemple)

 

 

C- Les points de crispation

 

-          Les Chinois ont abandonné les libertés individuelles pour obtenir un décollage économique. Jusqu’à quand ? La répression de Tien An Men en 1989 a montré que rien n’est acquis. Le prix Nobel de la paix 2010 (Liu Xiabo) reste ne prison. Les mouvements populaires contre la corruption des élus sont de plus en plus vifs.

-          La censure est sévère mais la « muraille de Chine » internet risque de résister difficilement aux réseaux sociaux (même s’il existe une armée du net et un réseau social concurrent à Facebook : QQ)

-          Cette doctrine repose sur un nationalisme dangereux qui entraîne de nombreux conflits avec le voisinage (voir carte google des conflits frontaliers)

-          Son retard militaire est encore important (un seul porte-avion par exemple). La puissance de l’armée basée sur le nombre de soldats paraît dépassée.

-          Les années de très forte croissance économique paraissent révolues. La dépendance vis-à-vis des investissements occidentaux reste forte. La Chine saura-t-elle imiter le Japon ou la Corée du Sud ?

 

 

Conclusion

 

Le basculement du monde entre Etats-Unis et Chine n’a pas encore eu lieu. La Chine ne bénéficie pas du « Soft Power » des Etats-Unis.

L’équilibre de la politique Chinoise (ouverture des capitaux, répression en interne) est fragile et repose sur un nationalisme agressif dangereux. Un conflit majeur (notamment avec le Japon et les Etats-Unis) n’est pas à exclure.

 

 

Bac 2014

 

sujet question longue du baccalauréat 2014  Télécharger le sujet en pdf

 

corrigé vidéo

 

 

« La Chine et le monde depuis 1949 »

 

Sujet facile, à condition d'avoir convenablement étudié un chapitre qui n'est pas un des pôles majeurs du programme.

 

L'introduction doit définir le contexte et les termes du sujet. Une suggestion pour l'accroche de l'introduction, une phrase de Deng Xiaoping qui montre l'adaptation partielle de la Chine, dans les années 1980, aux conditions du commerce mondial : « Peu importe que le chat soit blanc ou noir, l'important est qu'il attrape les souris ». Si le plan est facile, la difficulté réside dans le respect de l'articulation Chine/monde : le sujet est dans le « et », il ne s'agit pas ici de raconter l'histoire de la Chine mais sa relation au reste du monde depuis la prise du pouvoir par les communistes de Mao Zedong en 1949.

 

La problématique doit ici tourner autour de l'affirmation de la puissance chinoise à l'échelle mondiale. Elle implique de construire les conditions de la définition d'un modèle chinois hybride (communiste en politique, progressivement ouvert au capitalisme après 1978).

 

Proposition de plan.

On pouvait traiter ce sujet en suivant trois parties.

 

Une première partie peut décrire la fermeture et les prémisses de l'ouverture chinoise à l'époque maoïste (1949-1976) : rupture avec l'URSS, voie chinoise tournée vers le Tiers-Monde, influence du maoïsme en Occident (notamment la Révolution culturelle), entrée à l'ONU en remplacement de Taïwan en 1971, visite de Nixon en 1972.

 

Une deuxième partie peut s'organiser autour de la progressive ouverture économique chinoise de l'ère Deng Xiaoping (1976-1997) : quatre modernisations, « un Etat, deux systèmes », création des ZES, principe du socialisme de marché, et limites de l'ouverture par la répression des manifestations de Tien AnMen (1989).

 

Une troisième partie interroge les aspects de la puissance chinoise à l'échelle mondiale au début du XXIe siècle, sous Hu Jintao (2002-2012) et depuis 2012 Xi Jinping : entrée à l'OMC (2001), accumulation de devises qui permet de faire pression sur les Etats-Unis par l'achat de bons du Trésor, multiplication d'IDE en Amérique latine (Brésil) et en Afrique (Algérie, Kenya, Tanzanie, etc.) notamment grâce à la diaspora, pression sur l'Asie orientale pour le contrôle d'espaces maritimes (Senkaku/Diaoyu, Paracels, Spratley), manifestations de puissance par le soft power chinois : instituts Confucius, JO de 2008, alunissage de la sonde « Lapin de Jade » en 2013 ; il s'agit aussi, dans cette dernière partie, d'insister sur les limites actuelles de la puissance chinoise dans son rapport au monde : faiblesse de l'intérieur chinois peu intégré et mal contrôlé (Tibet, attentats du Xinjiang) alors que le littoral est partie prenante de la mondialisation maritime (Shanghai 2e port mondial), inégalités socio-spatiales fortes entre la classe moyenne émergente (800 millions de personnes) et la population de l'intérieur, montée en puissance d'une contestation interne à cause des dégâts environnementaux, fermeture de sites internet, répression des opposants, silence partiel des grandes puissances qui cherchent à investir dans ce qui est le 1er marché mondial et la 2e puissance économique mondiale depuis 2011.

 

Plusieurs notions sont attendues, expliquées et mises en situation : communisme maoïste, quatre modernisations, socialisme de marché, Zones Economiques Spéciales, soft power.

 

Un schéma – non obligatoire – serait le bienvenu, dans chaque partie et/ou comme réalisation finale. On pouvait ici, en 2e partie, dessiner un schéma qui montre l'ouverture littorale (ports de Shanghai, Tianjin, et Canton/Shenzhen/Hong-Kong ; flèches vers et depuis l'extérieur littoral), coupure Ouest/Est de la Chine en deux vers Chongqing avec flèche vers l'ouest pour montrer l'ouverture en cours, symbole sur Pékin pour signaler la répression de 1989 et le maintien du principe « un Etat (communiste), deux systèmes (communiste et capitaliste).

 

 

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