30 août 2014 6 30 /08 /août /2014 10:45

Thème 3 : Les échelles de gouvernement dans le monde

(11-12 heures)

Chapitre 6 : Gouverner la France depuis 1946

(3-4  heures)

 

 

Cours complet à télécharger  en version Smart Notebook

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Programme:

Ce chapitre s’inscrit dans le thème des échelles de gouvernance (France, Europe, Monde). Il induit donc de séparer les compétences réelles ou supposées de chaque échelon de pouvoir. En clair qui fait quoi ?

 

Introduction: Pour le cas Français cela s’inscrit dans une longue tradition d’Etat-Nation centralisateur, directif (Colbert, Révolution Française…). Ainsi on parle d’Etat Jacobin.

 

Problématique : Ce modèle d’Etat-Nation est-il compatible avec l’évolution du modèle de gouvernance contemporain:

- Décentralisation

- Progression de l’Union Européenne

- Mondialisation ?

 

 

I : L’Etat au cœur de l’après-guerre 1945-1958

A- La reconstruction

 

Le programme du CNR (Conseil National de la Résistance) insistait sur le rôle d’un Etat fort, interventionniste, inspiré du Keynésianisme* (relance de l'économie par l'Etat).  Ce consensus dépasse les clivages politiques et permet des avancées sociales importantes

 

comme le droit de vote des femmes (1944, effectif en 1945), a sécurité sociale (en 1945)

 

 

des nationalisations  l'industrie (comme Renault) et dans le secteur bancaire (Société générale, Crédit Lyonnais par exemple).

 

il s'agissait aussi, sous l'influence du parti communiste français, le plus grand parti en 1945, de faire « retour à la nation des grands moyens de production ». L' exposé des motifs de la loi indiquait qu'en raison de l'importance de leur réseau, les 4 grandes banques s'apparentaient à un service public et avaient un caractère national .Cette mesure ne fit quasiment pas débat dans l'opinion et obtint 94% des voix à l'Assemblée nationale.

 

Les besoins sont immenses, certaines villes sont détruites à plus de 90% (Saint-Nazaire, Lorient, Brest…)

Saint-Nazaire et sa base sous-marine en 1945

 

Voir étude N°1 page 176-177

L'avenue de la République de St Nazaire en 1948 et 1957.

 

B- Les limites de  la IVème République

L’Etat se donne les moyens de retrouver une élite de fonctionnaire avec la création de l’ENA en 1945. Une institution décriée aujourd’hui (voir photo promo Voltaire page 179).

 

Le promotion Voltaire de 1980 est souvent citée en exemple d'un système de caste, fermé à la société civile et au monde de l'entreprise

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Renaud Donnedieu de Vabres, ancien ministre de la Culture et de la Communication

François Hollandeprésident de la République française, depuis le 15 mai 2012

Jean-Pierre Jouyet, ancien directeur du Trésor, ancien secrétaire d'État aux Affaires européennes,  puis secrétaire général de l’Élysée (avril 2014-).

Ségolène Royal, présidente du Conseil régional de Poitou-Charentes, candidate du Parti socialiste pour l'élection présidentielle de 2007, ministre de l’Écologie, du Développement Durable et de l’Énergie depuis le 2 avril 2014

Michel Sapin, député de l'Indre, ancien président PS du conseil régional du Centre, ancien ministre du Travail, de l'Emploi et du Dialogue social, ministre des Finances et des Comptes Publics depuis le 2 avril 2014

Dominique de Villepin, diplomate, secrétaire général de la présidence de la République française de 1995 à 2002, ancien ministre des Affaires étrangères, ancien ministre de l'Intérieur, Premier ministre français de 2005 à 2007

 

 

L’Etat trouve néanmoins rapidement ses limites.

- 1947: Exclusion des communistes suite à l'acceptation du Plan Marshall.

- Blocages des salaires et mouvements de grèves importants.

- Echec de la Communauté Européenne de Défense (CED) en 1954.

Englué dans la guerre d’Indochine (1945-1954)  puis dans celle d’Algérie (1954-62) c’est un régime instable qui n’a pas les moyens d’imposer des réformes importantes. La faiblesse des institutions est illustrée en 1953 par l'élection, à l'issue de 13 tours de scrutin, du président de la République René Coty..

 

II : L’Etat providence 1958-1982

 

A – Une « certaine idée de la France »

Rappel du premier chapitre: Le 13 mai 1958, un Comité de salut public est constitué à Alger par les partisans du maintien de l'Algérie dans la France.


Pour éviter la guerre civile, le président Coty fait appel à de Gaulle qui prépare une nouvelle constitution.

De Gaulle

Le portrait officiel du président de la République (1958-1969)

 

Voir étude N°2 page 178-179

Le retour de De Gaulle met en place un président fort. Avec le référendum de 1962 le président est élu au suffrage universel.

Rappel premier chapitre: Règlement des questions coloniales

Indépendance de l'Algérie, acquise en 1962, au terme des accords d'Evian. Décolonisation de l'Afrique noire française qui est effective dès 1960.

 

 

o   Création du nouveau franc (1958-2002)

 

 

 

 

 

o   Planification de l’économie.

 

 

 

 

 

o   Création de la DATAR (1963) pour aménager le territoire.

 

 

De grands projets pour réhabiliter la grandeur de la France.

 

Rejet la double hégémonie exercée par les États-Unis et l'URSS. La France se retire du commandement militaire intégré de l'OTAN. La France se dote d'une force de dissuasion nucléaire. De Gaulle privilégie le rapprochement franco-allemand, mais combat toute idée de supranationalité et s'oppose à l'adhésion du Royaume-Uni à la CEE.

 

  • Le concorde développé avec les britanniques (1969-2003)
  • Le France (1962-1977):
  • L'aérotrain (1945-1974)
  • Le redoutable (1967-2002)
  • La série des fusée saphir, diamant, topaze  (1961-1975) précurseurs d'Ariane

 

Ces réalisations de prestige se heurtent à la réalité économique (vente du « France » devenu « Norway », échec commercial du concorde,  échec technique de l'aérotrain).

 

B- De nouveaux besoins de l’opinion publique

La génération des baby-boomers arrive à l’âge adulte et s’oppose à la vision Gaullienne de la société :

 

Vidéo de la chronologie de mai 1968

 

Daniel Cohn Bendit défie un CRS

La crise de mai 1968
Grève étudiante puis  grève générale de solidarité déclenchée par les syndicats.
Celle-ci débouche sur les accords de Grenelle qui sont rejetés par la base.
 François Mitterrand, soutenu par la gauche non communiste qui croit que le pouvoir est vaquant, se déclare candidat à la présidence de la République.

 

-  Liberté d’expression

 

- pluralisme dans les médias (voir doc 4 page 173).

http://referentiel.nouvelobs.com/file/460667.jpg

Critique de l'ORTF

 

http://referentiel.nouvelobs.com/file/460630.jpg

 

La France du Général de Gaulle version OSS 117

 

 

  • Place des femmes dans la société (accès au travail, contraception, avortement, divorce)

  • Démocratisation de l’école (les écoles ne sont pas mixtes et le collège est réservé à une "élite")

 

De Gaulle disparaît puis réapparaît, s'adresse au pays à la radio, dissout l'assemblée, provoque des élections législatives gagnées par les gaullistes. 

Le voyage à Baden-Baden (RFA)

En 1969, au lendemain de l'échec du référendum sur la réforme régionale, il démissionne et se retire à Colombey où il meurt l'année suivante.

Le voyage en Irlande

"La continuité dans le changement"  Georges Pompidou (1969-1974)

Fort développement industriel de la France, Pompidou est le dernier président des "30 glorieuses".

- Roissy

- Développement des villes nouvelles (Melun-Senart, Marne-la-vallée, Cergy Pontoise, Saint-Quentin en Yvelines)

- Destruction des halles de Paris

- Centre d'art contemporain "Georges Pompidou" au coeur de Paris.

 

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Le septennat est brutalement interrompu par la mort de Pompidou en avril 1974. Sa maladie (maladie de Waldenström) ayant été cachée aux français malgré un changement physique évident lié aux traitements.

 

 

L’accession au pouvoir de Valery Giscard d’Estaing en 1974  et de Mitterrand en 1981  va – en partie – permettre d’accéder aux droits réclamés en 1968.

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Valéry Giscard d'Estaing (1974-1981), premier président non gaulliste de la Vème République

Valéry Giscard d'Estaing nomme Jacques Chirac Premier ministre, mais les relations entre les deux hommes se tendent et le second démissionne en 1976. Il est remplacé par Raymond Barre.

Le début de sa présidence est marqué par une grande volonté de jeunesse et de modernisation. Il souhaite une rupture avec le Gaullisme (De Gaulle, Pompidou).

 

 

L'apparence, les médias

- il donne des interviews en anglais, pose en complet veston pour la photo officielle, simplifie le protocole de l'Élysée et, cherchant à se rapprocher des Français, multiplie les occasions de se montrer à leurs côtés, notamment dans des dîners dans des familles.

 

 

Giscard joue au foot

(on ne rigole pas ^^)

 

 
 
Giscard en Anglais
(on ne rigole pas non plus)
 

 

Giscard à l'accordéon

(On ne rigole toujours pas)

 

 

 

- 1975: Fin de l'ORTF, naissance de TF1, Antenne 2 et FR3.

 

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Néanmoins, toutes ces chaînes restent publiques. Il n'y a toujours pas de radios "libres" (privées).

 

 

-          1975 : Droit à l’avortement

 

 

-          1977 : Collège unique.

 

  • (réfome Haby adoptée le "collège unique")

 

Le conservatisme perdure dans certains domaines

- Bien que personnellement favorable au remplacement de la peine de mort par la prison à vie « sans possibilité de remise de peine »  , Valéry Giscard d'Estaing refusa la grâce à trois condamnés à mort (Christian Ranucci en 1976, puis Jérôme Carrein et Hamida Djandoubi en 1977), estimant que tant que la peine de mort existait, elle devait être appliquée. Ce seront les dernières exécutions en France.

 

Il faudra attendree 1981 (et l'arrivée au pouvoir de François Mitterrand) pour voir la naissance des « radios libres » (privées)

Et 1984 pour la première chaîne de télévision privée (et payante), Canal +

 

 

 

L'économie se heurte à la crise sans remettre en cause -pour l'instant - le rôle de l'Etat.

 

- Lancement de l'étude sur le TGV.

- Deux chocs pétroliers brisent la dynamique des Trente glorieuses.

- Restauration en 1976 du changement d'heure pendant les mois d'été, mesure permettant une économie d'électricité pour l'éclairage du soir.

- Développement de l'énergie nucléaire civile.

- Apparition du chômage de masse.

 

C- Une remise en cause du rôle économique de l’Etat

 

Dès 1953 Pierre Mendès France admet les limites de l’action de l’Etat

(doc 2 page 73, « gouverner c’est choisir »).

 

L’Etat ne peut pas tout.

La libéralisation sociale est vécue comme un soulagement. Le courant néo-libéral commence alors à reprocher à l’Etat de trop intervenir aussi dans le domaine économique.

 

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Histoire de Comprendre - 77 - Thatcher Et... par tonio000001

 

 

L’élection de François Mitterrand paraît alors en contradiction avec la période (élection de Reagan en 1980). 

Les nationalisations d’entreprises de divers secteurs paraissent alors « archaïques » aux yeux des libéraux.

III : Le rôle de l’Etat en mutation 1982 à nos jours.

 

L’échec de l’Etat à résoudre la crise économique née en 1973 (et toujours d’actualité) va discréditer l’action de l’Etat aux yeux de l’opinion publique. Il va alors déléguer ses pouvoirs.   

A – Un Etat qui délègue ses prérogatives

 

-          A l’Union Européenne : commerce, frontières, monnaie (traité de Maastricht en 1992, de Lisbonne en 2007).

 

  Le traité de Maastricht sur la monnaie unique, qui divise profondément les Français, n'est ratifié par référendum que d'extrême justesse. La constitution européenne sera rejetée en 2005.

 

-          Aux régions : Lois de décentralisations de 1982-83, 2003, 2015 ? Lycées, transports.

 

-          Aux départements : Collèges, fonctionnaires territoriaux

un nouveau projet de loi de décentralisation devrait voir le jour en 2017 (ou pas...)

 

 

-          Aux actionnaires : Privatisation de nombreuses entreprises par vagues (1986, 1993) ou progressives (désengagement progressif de Renault)

 

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L'Etat garde un rôle primordial dans:

- Les mesures sociétales.

Abolition de la peine de  mort en 1981, mariage pour tous en 2013.

- La préservation ou l'avancée d'acquis sociaux.

Retraite à 60 ans en 1981 (puis 62 ans en 2014), règlementation du temps de travail ( loi des 39h en 1981 puis 35h en 2000, 5ème semaine de congés payés en 1981)

- Le développement et la maîtrise des réseaux et del 'innovation technologique.

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Mais il échoue dans la politique de relance économique keynesienne et se voit contraint à la rigueur dès 1983.

- Le chômage progresse

- La dette est de plus en plus élevée.

 

L'Etat délègue donc une partie de son rôle social aux associations:

- Fondation des restos du coeur par Coluche en 1985.

 

B- Une affirmation libérale de l’économie, une perte de la capacité à agir de l'Etat.

 

La cohabitation Mitterrand-Chirac (1986-1988 )

Après la victoire de la droite aux élections législatives de 1986, Jacques Chirac est appelé au poste de Premier ministre.
 
C'est une période de tension au sein de l'exécutif, conduisant à une relecture de la constitution et à un rééquilibrage des pouvoirs en faveur du Premier ministre.

 

Paradoxalement moins l’Etat est engagé économiquement plus les citoyens sont en attente d’un « sauvetage » de sa part.

 

1999 : Jospin "l’Etat ne peut pas tout".

 

 

Avec la crise économique le consensus social s'effrite, les réformes deviennent difficiles.

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Les relations se crispent, le rejet de l'Etat et de son incapacité à agir concrètement s'accentue:

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Les contestations sociales sociales peuvent être fortes voire violentes (1986,1995). Le pays est même confronté à des émeutes urbaines en 2005.

manifestation contre le projet de loi Devaquet qui voulait  introduire la sélection à l'Université en 1986.

 

 émeutes de 2005, des milliers de voitures brûlées, des entreprises détruites, deux mois d'état d'urgence.

 

La logique des grandes entreprises est transnationale (FTN), les techniques d’optimisation fiscales sont la règle dans une économie mondialisée.

 

Les gesticulations ministérielles (de droite ou de gauche) sont souvent vaines. La communication l’emporte sur l’efficacité. (ex doc 2 page 175).

Création d’un ministère du redressement productif dirigé par Arnaud Montebourg.

http://www.boursier.com/illustrations/photos/l_arnaud-montebourg.jpg

 

 

L'Etat tend à prendre des mesures symboliques notamment au niveau mémoriel (voir chapitre 1)

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Le temps politique est trop long pour le temps médiatique.

La réduction du mandat présidentiel à cinq ans (quinquennat à partir de 2002) et  l'impossibilité de cumuler plus de deux mandats consécutifs  (2008) en sont les symboles.

 

Le "bashing politique" devient la règle, l'Etat de grâce n'existe plus

 

Sarkozy (2007-2012) Bashing

Hollande (2012- ...)  Bashing

 

Les premiers ministres "durent" plus longtemps, mais pas forcément leurs gouvernements.

 

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Sous le deuxième mandat de Jacques Chirac (2002-2007)

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Sous le mandat de François Hollande (2012- ...) le rythme semble s'accélérer denouveau ce qui n'est pas forcément bon signe pour l'exécutif.

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C- Un Etat Schizophrène (1988-2014).

 

Pour compenser son inefficacité dans le domaine économique l'Etat accentue son rôle dans le domaine social, accentuant ainsi ses dépenses.

- 1988: Michel Rocard instaure le revenu minimum d'insertion ( RMI ) remplacé par le RSA en 2009.

- 1999 : Création de la  Couverture Maladie Universelle (CMU)

- 2002: Création de l'Allocation Personnalisée d'Autonomie (APA)

Jacques Chirac (1995-2002-2007) a été élu sur le thème de la "réduction de la fracture sociale"

 

L'Etat ne renonce pas à son rôle de bâtisseur centralisateur tout en décentralisant ses activités.


 Les grands travaux de Mitterrand (1988-1995) à Paris

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La France, une grande puissance militaire ? Les interventions militaires françaises à l'étranger sont de plus en plus fréquentes (jusqu’à 3 théâtres d’opérations en même temps :Centrafrique, Côte d’Ivoire, Mali). Elles répondent à une attente de l’opinion mais  sont difficilement supportable financièrement.

La France soutient les États-Unis lors de l'intervention en Afghanistan (2001), mais Jacques Chirac refuse d'intervenir en Irak (2003).

 

Quelques changement ont néanmoins été notables dans ce domaine:

- 1988: Accord de sortie de conflit ratifié par référendum en Nouvelle-Calédonie.

- 1996: Professionnalisation des armées

- 2009: Retour dans le commandement intégré de l'OTAN. Création d'une première base militaire française à l'étranger depuis 50 ans (EAU) dans un territoire qui n'est pas une ancienne colonie.

 

Conclusion

 

Faute de choix politique et idéologique clair (keynesien ou libéral ?), l’Etat se contraint à l’inefficacité. L’opinion publique paraît elle même partagée quant aux attentes vis-à-vis de l’Etat (moins d’impôts mais plus de recours à la justice, aux soins…).

Voir étude 3 page 180-181.

L'Etat peut néanmoins encore se montrer efficace s'il s'en donne les moyens. La lutte contrela mortalité sur la route en est un exemple.

 

La France tend aussi à s'ouvrir plus sur les autres cultures et se veut plus respectueuse de l'environnement. Symbole ou réalité concrète ?

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Mooc

 

 

Liens:

- Assistance scolaire

- Lycée adulte (pdf)

- Académie de Strasbourg (ppt)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Published by M. Orain - dans Terminale S
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29 août 2014 5 29 /08 /août /2014 16:51

1ère S

Thème 1 - LA GUERRE FROIDE, conflit idéologique, conflit de puissance.

Une étude: Berlin

 

 

- Zoom: Une chanson de la guerre froide "Sting: Russians"

- Zoom: Le Mur de Berlin. Berlin 1961-1989.

- Zoom: La guerre de Corée

 

 

I- Le monde au temps de la guerre froide (1945-années 70)

 

Pourquoi parle-t-on d’un monde bi-polarisé ?

A  La fin de la grande Alliance (1945-47)

 

Rappel : du 4 au 11 février 1945, conférence de Yalta (Churchill, Roosevelt, Staline), volonté d’établir un nouvel ordre mondial :

- Occupation de l’Allemagne par les Etats-Unis, l’URSS, la France, le Royaume-Uni

- Démilitarisation et dénazification de l’Allemagne, procès des criminels nazis

- Organisation d’élections libres dans les pays libérés.

- Création d’une organisation internationale pour la paix et la sécurité (ONU crée en juin 1945).

La conférence de Potsdam (juillet-août 1945) règle la question des frontières en Europe : glissement vers l’ouest des frontières polonaises et russes.

 

  « Un rideau de fer sur l’Europe »

Quelle situation s’est installée en Europe depuis la guerre ? Qui en est responsable selon lui ?

 

La poussée soviétique en Europe de l’est inquiète les Anglais et les Américains (création des démocraties populaires et mises en place de gouvernements communistes), apparition de l’expression du « Rideau de Fer ».

L’URSS inquiète du monopole américain de la bombe atomique et de l’attitude clémente des Etats-Unis et du Royaume-Uni à l’égard de l’Allemagne, volonté d’une fin rapide du démantèlement industriel et de la dénazification.

Après avoir combattu ensemble contre l’Allemagne et une entente brève à Yalta, et pour la création de l’ONU en1945, les Etats-Unis et l’URSS se méfient l’un de l’autre : Staline est préoccupé du monopole atomique des Etats-Unis, qui lui reprochent l’installation de gouvernements communistes en Europe de l’Est. Dès 1946, Churchill dénonce le « Rideau de Fer » qui partage l’Europe en deux.

 

B- 1947 : « l’année terrible » : la rupture, deux conceptions du monde opposées

  la doctrine Truman

 

« Je crois que les États-Unis doivent soutenir les peuples libres qui résistent à des tentatives d'asservissement (...). Je crois que nous devons aider les peuples libres à forger leur destin (...). Je crois que notre aide doit consister essentiellement en un soutien économique et financier. (...) de maintenir la liberté des États du monde et à les protéger de l'avancée communiste»


    Harry Truman au Congrès des États-Unis le 12 mars 1947

 

Quels sont les facteurs de l’expansion du communisme selon le président américain ? Comment propose-t-il de lutter contre ce phénomène ? Quel rôle doivent jouer les Etats-Unis ?

 

Doctrine Truman (mars 1947) : Les Etats-Unis aideront tout pays favorable à la liberté : politique d’endiguement du communisme dans le monde et proposition du plan Marshall en juin 1947 (général Marshall, ministre des Affaires Etrangères) à l’Europe : aide américaine pour le redressement de l’Europe, accepté par tous les pays de l’Ouest.

 

  doctrine Jdanov

 

"Plus nous nous éloignons de la fin de la guerre et plus nettement apparaissent les deux principales directions de la politique internationale de l'après-guerre, correspondant à la disposition en deux camps principaux des forces politiques qui opèrent sur l'arène mondiale : le camp impérialiste et antidémocratique, le camp anti-impérialiste et démocratique."

"Les États‑Unis sont la principale force dirigeante du camp impérialiste. L'Angleterre et la France sont unies aux Etats‑Unis et marchent comme des satellites en ce qui concerne les questions principales, dans l'ornière de la politique impérialiste des Etats‑Unis. Le camp impérialiste est soutenu aussi par des États pos­sesseurs de colonies, tels que la Belgique et la Hollande, et par des pays au régime réactionnaire antidémocratique, tels que la Turquie et la Grèce, ainsi que par des pays dépendant politiquement et économiquement des États-­Unis, tels que le Proche‑Orient, l'Amérique du Sud, la Chine.

"Les forces anti‑impérialistes et antifascistes forment l'au­tre camp. L'U.R.S.S. et les pays de la démocratie nouvelle en sont le fondement. Les pays qui ont rompu avec l'impérialisme et qui se sont engagés résolument dans la voie du progrès démocratique, tels que la Roumanie, la Hongrie, la Finlande, en font partie. Au camp anti‑impé­rialiste adhèrent l'Indonésie, le Viêt-Nam, l'Inde. L'Egypte et la Syrie y apportent leurs sympathies. Le camp anti‑impérialiste s'appuie dans tous les pays sur le mouvement ouvrier et démocratique, sur les partis communis­tes frères, sur les combattants des mouvements de libéra­tion nationale dans les pays coloniaux et dépendants, sur toutes les forces progressistes et démocratiques qui exis­tent dans chaque pays... Une tâche particulière incombe aux partis communistes frères de France, d'Italie, d'An­gleterre et des autres pays. Ils doivent prendre en main le drapeau de la défense nationale et de la souveraineté de leurs propres pays."

"Le but que se donnent les Etats-Unis est l'établissement de la domination mondiale de l'impérialisme américain. C'est aux partis communistes qu'incombe le rôle historique de se mettre à la tête de la résistance au plan américain d'asservissement de l'Europe. S'ils restent fermes sur leurs positions, s’ils ne se laissent pas influencer par l’intimidation et le chantage, s’ils se comportent résolument en sentinelles de la paix durable et de la démocratie populaire, de la souveraineté nationale, de la liberté et de l’indépendance de leur pays, s’ils savent, dans leur lutte contre les tentatives d’asservissement économique et politique de leur pays, se mettre à la tête de toutes les forces disposées à défendre la cause de l’honneur et de l’indépendance nationale, aucun des plans d’asservissement de l’Europe ne pourra être réalisé. "

 

 

Qu’est-il demandé aux partis communistes d’Europe ? Montrez que cette doctrine définit la bipolarité du monde.

 Doctrine Jdanov (sept. 1947) : dénonciation de « l’impérialisme » américain, l’URSS et ses pays satellites refusent l’aide du Plan Marshall et constituent le Kominform pour resserrer entre eux les partis communistes d’Europe.

Carte du monde pendant la guerre froide

 

Deux conceptions du monde opposées rendent le monde bipolaire.

La doctrine Truman veut endiguer le communisme dans le monde ; en juin, le Plan Marshall soutient financièrement les pays d’Europe de l’ouest pour leur reconstruction.

Avec la doctrine Jdanov (septembre 1947), l’URSS dénonce l’impérialisme américain et rejette le plan Marshall.

 

C L’Allemagne au cœur de la guerre froide

Guerre Froide : période de tensions internationales vives entre les deux blocs, n’allant jamais à la guerre déclarée.

En Asie, la Chine devient communiste avec Mao Zedong en 1949, en Corée (1950-53), les troupes américaines interviennent aux côtés de la Corée du Sud contre les Corée du Nord soutenue par la Chine et l’URSS.

 

  le blocus de Berlin Ouest

 

 

 

 

1- En quoi ce blocus est-il le symbole de l’affrontement est-ouest ?

2- Pourquoi les occidentaux s’investissent-ils si massivement dans le ravitaillement ?

 

 

 

En Europe, l’Allemagne est au cœur de la guerre froide. Face à l’unification des trois zones occidentales d’occupation au printemps 1948, l’URSS organise le blocus de Berlin-Ouest en juin. Les Etats-Unis ripostent par un pont aérien. Staline cède en mai 1949 et l’Allemagne est coupée en deux états : RFA (République Fédérale Allemande à l’ouest) et RDA (République Démocratique Allemande à l’Est).

 

 

 

 

Pour arrêter la fuite des Allemands de l’est, l’URSS édifie le Mur de Berlin en août 1961.

 

 

Photographie du Mur côté Ouest et du no man's land en1986.

Les occidentaux protestent contre de « mur de la honte » (Kennedy, 1963, « Ich bin ein Berliner »), symbole de la bipolarité du monde.

 

 

En Amérique, la crise des missiles de Cuba de octobre 1962 manque d’entraîner le monde dans une troisième guerre mondiale.

 

 

II- La dislocation du monde communiste

A Les crises

la coexistence pacifique (1959)

1- Présenter le document

2- Relever tous les termes évoquant la détente.

 

Formulée dès 1952 par Staline, reprise par Malenkov en 1953 puis reprise dans le discours de Nikita Khrouchtchev en 1956.

Elle a pour but de limiter l'affrontement avec les États-Unis pour préserver la possibilité d'une victoire finale soviétique. Elle est  favorisée par l' équilibre de la terreur .

Par la suite dans les années 1960, après la construction du mur de Berlin et surtout après la Crise des missiles de Cuba, les deux grandes puissances (États-Unis et Union soviétique) prennent conscience de la nécessité d'une politique de détente et décident d’entamer un dialogue, car un conflit engendrerait la disparition de l’espèce humaine vu les arsenaux nucléaires qu’ils possèdent.

 

  • 1949:bombe A soviétique

  • 1952:bombe H américaine

  • 1953:bombe H soviétique

  • 1957:les soviétiques lancent Spoutnik ce qui provoque un choc très important aux États-Unis puisque désormais leur territoire n'est plus un "sanctuaire".

Les deux blocs cherchent donc à limiter la course aux armements

 

 

et amorcent une coopération commerciale. La limitation des armes atomiques et des missiles intercontinentaux est davantage recherchée par l'URSS afin de mieux tirer parti des forces régulières qu'elle maintient en grand nombre près des pays européens occidentaux.

. Le « téléphone rouge » est créé en 1963 et permet une liaison permanente entre Washington et Moscou pour éviter une escalade fatale.

 

 

La course aux armements nucléaires

les missiles en Europe

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A partir des années 70, les deux Grands signent des accords de limitation du risque nucléaire et de coopération économique. La détente culmine en 1975 avec les Accords d’Helsinki. Les conflits ne sont pas absents (guerre du Vietnam) mais ne menacent pas la paix du monde.

Le dialogue s’interrompt pourtant à la fin des années 70.

 

L’URSS a toujours réprimé les révoltes ou contestations dans son bloc (Hongrie en 1956 ou Tchécoslovaquie en 1968). Elle gagne même de nouveaux alliés (Vietnam, Laos, Cambodge, Angola, Mozambique) et envahit l’Afghanistan en 1979. Elle installe des missiles SS20 en Europe. Les Etats-Unis ripostent avec le projet IDS. ("Guerre des étoiles")

 

Russians

Interprété par Sting


In Europe and America
There's a growing feeling of hysteria
Conditioned to respond to all the threats
In the rhetorical speeches of the Soviets

Mister Krushchev said, "We will bury you"
I don't subscribe to his point of view
It'd be such an ignorant thing to do
If the Russians love their children too

How can I save my little boy
From Oppenheimer's deadly toy?
There is no monopoly of common sense
On either side of the political fence

We share the same biology
Regardless of ideology
Believe me when I say to you
I hope the Russians love their children too

There is no historical precedent
To put the words in the mouth of the president?
There's no such thing as a winnable war,
It's a lie we don't believe anymore

Mister Reagan says, "He will protect you"
I don't subscribe to his point of view
Believe me when I say to you
I hope the Russians love their children too

We share the same biology
Regardless of ideology
What might save us, me and you,
Is if the Russians love their children too

 

 

B la détente (1963-1974) 
 
Les deux Grands sont impliqués dans des conflits importants. Tous deux mènent une lutte d’influence dans les pays du tiers monde : c'est ce que l'on nomme les conflits périphériques.

De 1964 à 1975, la guerre du Viêt Nam oppose indirectement les grandes puissances, à travers le Nord Viêt Nam stalinien et le Sud Viêt Nam capitaliste. Les États-Unis s’engagent militairement au Viêt Nam à partir de 1962[36].

Les États-Unis soutiennent de nombreux dictateurs et provoquent plusieurs coups d’État (Cambodge en 1970, Chili en 1973…), dans le seul but de contenir l’empire soviétique. En Amérique latine, le régime castriste soutient des guérillas révolutionnaires contre ces dictateurs, qui se soldent par des échecs.

 

Conscient des risques, mais également face aux crises et tensions latentes au sein de l’URSS, Gorbatchev tend la main à Reagan pour réchauffer les relations entre les deux Grands.

 

C Les réformes en URSS : un vent d'espoir

 

Dès 1985, le nouveau dirigeant soviétique, Gorbatchev, tente de sauver l’URSS par d’importantes réformes :

- la PERESTROÏKA vise à moderniser l’économie par l’introduction d’une petite entreprise privée, la décollectivisation agricole, le commerce avec l’Occident.

- le GLASNOST vise à démocratiser le régime : retour des dissidents (Andrei Sakharov), élections libres en 1989.

Ces réformes timides suscitent des espoirs chez les soviétiques mais la situation économique de l’URSS est catastrophique.

Gorbatchev assiste à l’effondrement des régimes communistes d’Europe de l’est.

 

Réaliser la frise chronologique de l’effondrement du bloc de l’est

 

D-  L’éclatement de l’URSS

 

 la réunification allemande (octobre 1989- novembre 1990)

1- présenter le document

2- quel message veut faire passer l'auteur ?

 

 

Le 7 décembre 1988, à la tribune de l’ONU, Gorbatchev annonce la réduction des forces armées soviétiques en RDA, Hongrie et Tchécoslovaquie, ce qui signifie la fin de la « doctrine de souveraineté limitée » : l’Union soviétique se désengage de l’Europe de l’Est. Ce discours inaugure la « Révolution de velours », c’est-à-dire la transition douce des pays de l’Europe de l’Est entre un régime de type soviétique et un régime démocratique multipartiste par de nouvelles lois constitutionnelles de 1988 à 1990, avec des manifestations populaires, mais sans guère de combats ni de sang versé. En RDA, les habitants commencent à migrer vers la RFA par la Hongrie libre (été 1989). Puis, sous la pression de la population, le Mur de Berlin chute le 9 novembre 1989 et l’Allemagne sera réunifiée l’année suivante (3 octobre 1990). En Roumanie, le régime autocratique de Ceauşescu est le dernier à tomber, le 26 décembre 1989 et le dictateur est exécuté ainsi que sa femme. En 1990, Gorbatchev obtient le prix Nobel de la paix.

 

Journal de France 2 
Reportage

 

 

 

la démission de Gorbatchev

Démission de Mikhaïl Gorbatchev
Démission de Mikhaïl Gorbatchev
Le 25 décembre 1991, Mikhaïl Gorbatchev signe son acte de démission de la présidence de l'Union des républiques socialistes soviétiques (URSS), juste avant de l'annoncer à la télévision.
Gannady Galparin/Reuters/Landov

1- faire le récit des événements

2- quel est l’enjeu cet événement ?

 

Face au mécontentement général, l’URSS éclate en 1991 : les républiques qui la forment proclament leur indépendance (15 états souverains).

 

Gorbatchev doit démissionner le 25 décembre 1991 et le parti communiste est suspendu. Eltsine devient président de la Russie, qui forme avec d’autres républiques la CEI.

Peu à peu, du fait du désengagement de l’Union soviétique et de la fin de la menace communiste, un vent de liberté souffle sur le monde et plusieurs conflits périphériques se règlent. Beaucoup de dictatures d’Amérique latine, soutenues par les États-Unis comme rempart contre la tentation communiste, tombent : Argentine (1983), Brésil (1985), Paraguay (1989), Chili (1990). En Afrique du Sud, Nelson Mandela est libéré (12 février 1990), ce qui va mettre fin à l’apartheid (1991). En Afghanistan, l’Armée rouge quitte le pays (1988-1989) mais la guerre civile se poursuit.

Le monde communiste se réduit à quelques pays : Chine, Cuba, Vietnam. La Russie hérite de l’URSS son siège permanent à l’ONU et ses armements nucléaires, mais la faiblesse de son économie l’empêche de jouer un rôle majeur.

Les Etats-Unis restent donc la seule superpuissance de cette fin de siècle, .mais le monde est devenu en réalité multipolaire (émergence de la Chine, l'Inde, le Brésil, unification et développement de l'Union Européenne).

 

Vocabulaire

Doctrine : théorie servant de base à une idéologie et/ou à un système politique.

Endiguement : empêcher la propagation, faire barrage.

Empêcher tout échange entre une région et l’extérieur.

IDS : élaboration d’un bouclier spatial constitué d’un réseau de canons laser en orbite contre les missiles soviétiques.

Liens
iconepdf.gif Cours : De nouvelles conflictualités depuis la fin de la Guerre froide
iconepdf.gif Dossier : Le siège de Sarajevo (1992-1995)
iconepdf.gif Dossier : Les attentats du 11 septembre 2001
iconewma.bmp Vidéo : Le flash spécial de France 3 (11 septembre 2001)
Filmographie
- Point limite (Frears, 2001)
- Le jour d'après (Meyer, 1983)
- Docteur Folamour (Kubrick, 1963)
- L'aveu (Costa-Gavras, 1969)
- Good night and good luck (Clooney, 2005)

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Published by M. Orain
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29 août 2014 5 29 /08 /août /2014 16:18

1ère S

Question 3 : La seconde guerre mondiale

http://sovietarmy123.canalblog.com/images/t-Victoire_seconde_guerre_des_usa_a_Iwo_Jima.jpg

 

  Pour télécharger le cours en version Smart Notebook pour tableau blanc interactif (TBI), cliquez sur les liens ci-dessous

 

Partie I: les phases militaires  http://my-ict.wikispaces.com/file/view/smart_notebook_icon.png/272636478/43x43/smart_notebook_icon.png 

Partie II: L'Europe sous la domination Allemande  http://my-ict.wikispaces.com/file/view/smart_notebook_icon.png/272636478/43x43/smart_notebook_icon.png 

 

 

Introduction : la marche à la guerre

 

 

Causes lointaines

Causes récentes

- paix imparfaite de 1919 et le diktat du traité de Versailles

- crise de 1929 qui attise les nationalismes

- arrivée d’Hitler au pouvoir en 1933

 

- pacifisme des démocraties : en France, importance du pacifisme de l’opinion publique (différence avec les esprits manipulés des dictatures) encore traumatisée par la Grande Guerre, Daladier n’a jamais été dupe des accords de Munich, mais l’opinion publique croit à la paix.

- juillet 1939, retournement des opinions

- coups de force de l’Allemagne (Anschluss, Sudètes, Dantzig, Rhénanie, Bohème - Moravie…) : responsabilité majeure d’Hitler dans le déclenchement de la guerre.

- pacte de non-agression germano-soviétique  : les démocraties sont décidées à limiter les visées d’Hitler, celui-ci signe un pacte avec Staline (ennemi idéologique) : partage de la Pologne et non-agression pendant 10 ans.

- Axe Rome-Berlin à partir de 1936, puis avec le Japon en 1940

- Alliance franco-britannique, moins efficace.

 

 

Citation d’Hitler : « l’Allemagne ne sera véritablement l’Allemagne que lorsqu’elle sera l’Europe. Tant que nous ne dominerons pas l’Europe, nous ne ferons que végéter. L’Allemagne, c’est l’Europe. L’Allemagne sera une puissance mondiale ou bien elle ne sera pas. »

 

Le 1er septembre 1939, l’Allemagne d’Hitler envahit la Pologne, la Seconde Guerre Mondiale commence.

Axe Rome-Berlin : Alliance Allemagne-Italie (Pacte d’Acier en 1939)

Ligne Maginot : ligne de défense fortifiée française

 

I- Les phases militaires : 6 ans de guerre totale et mondiale

 

 

Un conflit violent, résultant d’agressions successives, utilisant d’énormes moyens, une guerre totale, jamais autant d’hommes, autant de matériel, autant de fronts .

 

A- Les victoires des dictatures jusqu’en 1942

 

1939 : Pologne

Avril-Juin 1940: Norvège et Danemark

Mai-juin 1940 : Fin de « la drôle de guerre » avec l'invasion des Pays-Bas de la Belgique et de la France

1940-41 : Grèce, Yougoslavie, URSS

Le Reich base sa stratégie sur la Blitzkrieg (guerre éclair) car le Reich ne peut supporter une guerre longue face aux capacités de production adverses, le Reich dispose de forces modernes d’armement : force cuirassée (Panzerwaffe), la force aérienne (Luftwaffe), terrorisant les civils et désorganisant les forces adverses. La « guerre éclair »  est fondée sur l’utilisation massive des blindés et un important appui aérien, permet à Hitler d’envahir, après la Pologne, toute l’Europe occidentale en mai-juin 1940 (le 22 juin 1940 la France envahie signe l’armistice). 

 

Seul le Royaume-Uni résiste après juin 1940  (Bataille d’Angleterre : 1940-41.) : Les attaques aériennes allemandes sont nombreuses mais il y a une  forte volonté anglaise de résister. Churchill conforte la confiance populaire et bénéficie de l’adhésion des populations.  

 

Après l’invasion de l’URSS le 22 juin 1941, les Soviétiques résistent en pratiquant la tactique de la « terre brûlée » (actions coordonnées des troupes de l’Armée Rouge et des partisans, recul jusqu’à Leningrad, Stalingrad et Moscou).

 

 

B- La mondialisation du conflit et les coups d’arrêt (1942-43)

Attaque japonaise de Pearl Harbour le 7 décembre 1941 (destruction de la flotte du Pacifique). Les Etats-Unis entrent en guerre (tendance isolationniste auparavant, changement de tendance de l’opinion) sous l’impulsion de Roosevelt.

 

La guerre est désormais mondiale avec le renfort de l’URSS et des Etats-Unis aux côtés des Alliés.

 

En 1942, l’Axe Rome-Berlin-Tokyo semble invincible, mais à l’échelle de la planète, les Alliés contrôlent beaucoup plus de territoires et ont de nombreux soutiens. Les fronts se multiplient et touchent la planète entière.

Un des tournants de la guerre s’amorce en juin 1942 dans les îles Midway (arrêt des Japonais), et se confirme en octobre avec la victoire d’El Alamein (arrêt de l’Afrikakorps).

 

Hitler connaît son plus grand échec en Russie lors de la bataille de Stalingrad (août 1942 – février 1943).

 

C- La victoire des Alliés

Le débarquement de Normandie (6-12 juin 1944) et la libération de la France (opération Overlord) sont envisagés depuis 1943. Le débarquement allié sur 5 plages de Normandie est extraordinaire par les moyens mis en œuvre, la dureté des combats (alliés face aux troupes allemandes renforcées).

 

Les pertes sont considérables (41% des effectifs pour le 6 juin), et l’avancée est lente et difficile jusqu’à la fin de juillet 1944, puis l’avancée est plus rapide jusqu’à la libération de Paris le 25 août 1944.

 

Les Allemands sont pris en tenaille entre l’avancée alliée à l’ouest et russe à l’est. Le 7 mars 1945 le Rhin est franchi et 50 000 tonnes de bombe sont déversées sur la Ruhr. Jonction sur l’Elbe le 26 avril 1945 et Berlin est assiégée. 

 

 

Suicide d’Hitler (avec Eva Braun) le 30 avril 1945 (voir le film "La chute" sur le sujet).

 

Le projet Manhattan et l’anéantissement de Hiroshima et Nagasaki :

l’arme nucléaire est mise au point au Nouveau Mexique, sous la direction d’Oppenheimer, avec le concours des savants juifs exilés, comme l’allemand Einstein ou l’italien Fermi. L’intensité des combats et l’esprit de résistance des Japonais (kamikazes) font craindre des pertes considérables .Après le premier essai réussi, Truman (nouveau président) décide de l’utiliser sur Hiroshima et Nagasaki, villes abritant des industries de guerre (150 000 victimes) : extrême violence de la décision américaine face à la violence de la résistance japonaise.

 

Les images réelles de l'explosion

reconstitution de l'explosion

Pour précipiter la défaite japonaise (et pour éviter l'invasion du Japon par l'URSS, Truman décide de lancer la bombe atomique sur Hiroshima puis Nagasaki (août 1945). Le Japon capitule le 2 septembre 1945.

 

Fichier:Hiroshima aftermath.jpg

Hiroshima après la l'explosion de la bombe.

 

Une guerre mondiale, totale, qui plonge le monde dans la destruction et l’horreur.

 

II- L’Europe sous la domination nazie

L’Europe et l’ordre nouveau allemand, l’horreur du génocide à l’échelle européenne.

A-  Un « ordre nouveau » : les formes de l’occupation allemande

 carte de l’Europe en 1942

1- Présenter la carte

2-  Analyser la carte (montrer la domination germano-italienne)

 

L’Europe est sous la domination de l’Allemagne : pays de l’Axe et ses alliés, pays occupés, états vassaux ou satellites. Seuls le Royaume-Uni et l’URSS (et quelques pays neutres) résistent aux attaques de l’Axe.

Un pillage économique systématique : Toutes les matières premières sont pillées, tous les produits industriels, toutes les denrées alimentaires sont envoyés vers l’Allemagne : les populations vaincues se tournent vers le rationnement et le marché noir. Le pillage le plus cruel est pratiqué en Europe de l’est, et est justifié par le racisme méprisant exprimé envers les Slaves (violence impitoyable de l’occupation nazie).

Pour pallier à la pénurie de main d’œuvre, l’Allemagne utilise les prisonniers de guerre et déporte 7 millions de travailleurs (travail obligatoire), volontaires ou non, alors que 7 autres millions travaillent dans leurs propres pays pour satisfaire les commandes allemandes.

La « grande Allemagne » (100 millions d’habitants) impose à l’Europe un « ordre nouveau » : elle met en place un système d’exploitation économique et humain, fondé sur des annexions et un pillage systématique (réquisitions, rationnements, travail obligatoire). Un marché noir se développe dans les pays soumis.

 

Ordre nouveau : nouvelle organisation de l’Europe telle que l’avait esquissé Hitler dans Mein Kampf : un nouvel état allemand autour duquel les autres pays sont soumis à l’administration et à l’exploitation allemande.

Réquisition : acte par lequel l’occupant oblige le vaincu à fournir des matières premières, produits industriels et agricoles.

Rationnement : rations (alimentaires ou autres) limitées et contrôlées (cartes d’alimentation)

Marché Noir : marché parallèle (illégal) de vivres.

 

 

B Un régime de terreur partout : les nazis tuent

 Pendaison de résistants biélorusses + texte le sort des Polonais

Dans les pays occupés, des hommes et des femmes refusent de se soumettre et s’organisent pour résister. En Yougoslavie, la résistance est dominée par l’action armée (officiers et soldats, puis partisans autour de Tito) : extrême violence de la répression allemande.

Dans tous les pays, tous les opposants ou résistants risquent la torture, le peloton d’exécution ou la déportation depuis le décret « Nacht und Nebel » (Nuit et Brouillard) de décembre 1941.

La Solution Finale a d’abord touché les Juifs d’Allemagne et de Pologne. Puis les Juifs de Hongrie (presque tous disparus), de Belgique, Pays-Bas, Grèce, Yougoslavie, Roumanie. Les Juifs de France ont souffert de la politique de collaboration du régime de Vichy : 76 000 déportés, 2500 sont revenus.

Les gouvernements de Bulgarie et de Finlande ont refusé de déporter les Juifs, bien que alliés à l’Allemagne. Les Juifs du Danemark ont été transportés clandestinement en Suède pour être sauvés.

Les Tziganes (« race de dégénérés »), 750 000 en Europe en 1939, ont été massacré pour le tiers (260 000 minimum) : les communautés de Hongrie et de Croatie ont été entièrement disséminées.

Les camps se multiplient en Europe afin de mettre en place la Solution Finale : renvoyer au cours sur l’Allemagne Nazie : 6 millions des 8,3 millions de Juifs vivant en Europe ont été exterminés + 5 millions de politiques et d’asociaux, soit au total 11 millions de victimes des camps.

La répression et la terreur nazies s’appliquent partout. Le décret « Nacht und Nebel » condamne tous les opposants ou résistants à la déportation ou l’exécution.

 

A partir de janvier 1942, la politique d’extermination des Tziganes et des Juifs, adoptée à la conférence de Wansee, s’applique dans les camps de concentration et d’extermination (Auschwitz, Mathausen, Treblinka…). Après une sélection précise entre aptes et inaptes, les déportés connaissent toutes formes de maltraitances qui nient toute dignité humaine (voir cours sur l’Allemagne nazie). L’issue fatale est presque inévitablement la chambre à gaz et le four crématoire. Au total, ce sont 6 millions de Juifs et 5 millions de politiques et asociaux qui sont exterminés à l’échelle de l’Europe.

 

 

 

Causes lointaines

Causes récentes

- paix imparfaite de 1919 et le diktat du traité de Versailles

- crise de 1929 qui attise les nationalismes

- arrivée d’Hitler au pouvoir en 1933

 

- pacifisme des démocraties : en France, importance du pacifisme de l’opinion publique (différence avec les esprits manipulés des dictatures) encore traumatisée par la Grande Guerre, Daladier n’a jamais été dupe des accords de Munich, mais l’opinion publique croit à la paix.

- juillet 1939, retournement des opinions

- coups de force de l’Allemagne (Anschluss, Sudètes, Dantzig, Rhénanie, Bohème - Moravie…) : responsabilité majeure d’Hitler dans le déclenchement de la guerre.

- pacte de non-agression germano-soviétique  : les démocraties sont décidées à limiter les visées d’Hitler, celui-ci signe un pacte avec Staline (ennemi idéologique) : partage de la Pologne et non-agression pendant 10 ans.

- Axe Rome-Berlin à partir de 1936, puis avec le Japon en 1940

- Alliance franco-britannique, moins efficace.

 

 

II- L’Europe sous la domination nazie

 

L’Europe et l’ordre nouveau allemand, l’horreur du génocide à l’échelle européenne.

A-  Un « ordre nouveau » : les formes de l’occupation allemande

 carte de l’Europe en 1942

1- Présenter la carte

2-  Analyser la carte (montrer la domination germano-italienne)

 

L’Europe est sous la domination de l’Allemagne : pays de l’Axe et ses alliés, pays occupés, états vassaux ou satellites. Seuls le Royaume-Uni et l’URSS (et quelques pays neutres) résistent aux attaques de l’Axe.

Un pillage économique systématique : Toutes les matières premières sont pillées, tous les produits industriels, toutes les denrées alimentaires sont envoyés vers l’Allemagne : les populations vaincues se tournent vers le rationnement et le marché noir. Le pillage le plus cruel est pratiqué en Europe de l’est, et est justifié par le racisme méprisant exprimé envers les Slaves (violence impitoyable de l’occupation nazie).

Pour pallier à la pénurie de main d’œuvre, l’Allemagne utilise les prisonniers de guerre et déporte 7 millions de travailleurs (travail obligatoire), volontaires ou non, alors que 7 autres millions travaillent dans leurs propres pays pour satisfaire les commandes allemandes.

La « grande Allemagne » (100 millions d’habitants) impose à l’Europe un « ordre nouveau » : elle met en place un système d’exploitation économique et humain, fondé sur des annexions et un pillage systématique (réquisitions, rationnements, travail obligatoire). Un marché noir se développe dans les pays soumis.

 

Ordre nouveau : nouvelle organisation de l’Europe telle que l’avait esquissé Hitler dans Mein Kampf : un nouvel état allemand autour duquel les autres pays sont soumis à l’administration et à l’exploitation allemande.

Réquisition : acte par lequel l’occupant oblige le vaincu à fournir des matières premières, produits industriels et agricoles.

Rationnement : rations (alimentaires ou autres) limitées et contrôlées (cartes d’alimentation)

Marché Noir : marché parallèle (illégal) de vivres.

 

 

B Un régime de terreur partout : les nazis tuent

 Pendaison de résistants biélorusses + texte le sort des Polonais

Dans les pays occupés, des hommes et des femmes refusent de se soumettre et s’organisent pour résister. En Yougoslavie, la résistance est dominée par l’action armée (officiers et soldats, puis partisans autour de Tito) : extrême violence de la répression allemande.

Dans tous les pays, tous les opposants ou résistants risquent la torture, le peloton d’exécution ou la déportation depuis le décret « Nacht und Nebel » (Nuit et Brouillard) de décembre 1941.

La Solution Finale a d’abord touché les Juifs d’Allemagne et de Pologne. Puis les Juifs de Hongrie (presque tous disparus), de Belgique, Pays-Bas, Grèce, Yougoslavie, Roumanie. Les Juifs de France ont souffert de la politique de collaboration du régime de Vichy : 76 000 déportés, 2500 sont revenus.

Les gouvernements de Bulgarie et de Finlande ont refusé de déporter les Juifs, bien que alliés à l’Allemagne. Les Juifs du Danemark ont été transportés clandestinement en Suède pour être sauvés.

Les Tziganes (« race de dégénérés »), 750 000 en Europe en 1939, ont été massacré pour le tiers (260 000 minimum) : les communautés de Hongrie et de Croatie ont été entièrement disséminées.

Les camps se multiplient en Europe afin de mettre en place la Solution Finale : renvoyer au cours sur l’Allemagne Nazie : 6 millions des 8,3 millions de Juifs vivant en Europe ont été exterminés + 5 millions de politiques et d’asociaux, soit au total 11 millions de victimes des camps.

La répression et la terreur nazies s’appliquent partout. Le décret « Nacht und Nebel » condamne tous les opposants ou résistants à la déportation ou l’exécution.

 

A partir de janvier 1942, la politique d’extermination des Tziganes et des Juifs, adoptée à la conférence de Wansee, s’applique dans les camps de concentration et d’extermination (Auschwitz, Mathausen, Treblinka…). Après une sélection précise entre aptes et inaptes, les déportés connaissent toutes formes de maltraitances qui nient toute dignité humaine (voir cours sur l’Allemagne nazie). L’issue fatale est presque inévitablement la chambre à gaz et le four crématoire. Au total, ce sont 6 millions de Juifs et 5 millions de politiques et asociaux qui sont exterminés à l’échelle de l’Europe.

 

Causes lointaines

Causes récentes

- paix imparfaite de 1919 et le diktat du traité de Versailles

- crise de 1929 qui attise les nationalismes

- arrivée d’Hitler au pouvoir en 1933

 

- pacifisme des démocraties : en France, importance du pacifisme de l’opinion publique (différence avec les esprits manipulés des dictatures) encore traumatisée par la Grande Guerre, Daladier n’a jamais été dupe des accords de Munich, mais l’opinion publique croit à la paix.

- juillet 1939, retournement des opinions

- coups de force de l’Allemagne (Anschluss, Sudètes, Dantzig, Rhénanie, Bohème - Moravie…) : responsabilité majeure d’Hitler dans le déclenchement de la guerre.

- pacte de non-agression germano-soviétique  : les démocraties sont décidées à limiter les visées d’Hitler, celui-ci signe un pacte avec Staline (ennemi idéologique) : partage de la Pologne et non-agression pendant 10 ans.

- Axe Rome-Berlin à partir de 1936, puis avec le Japon en 1940

- Alliance franco-britannique, moins efficace.

- Zoom: Auschwitz-Birkenau
- Zoom: La soumission à l'autorité, l'expérience de Milgram.

- Histoire des arts: Le documentaire historique "Nuit et Brouillard"

 

III- La France sous la domination nazie

A- Le traumatisme de la défaite

Appel-du-18-juin-2.jpg

 

Pour télécharger le cours en version Smart Notebook pour tableau blanc interactif (TBI),http://my-ict.wikispaces.com/file/view/smart_notebook_icon.png/272636478/43x43/smart_notebook_icon.png cliquez sur les liens ci-dessous

 

Partie III: La France sous la domination Nazie http://my-ict.wikispaces.com/file/view/smart_notebook_icon.png/272636478/43x43/smart_notebook_icon.png

 Partie IV: le bilan et le règlement de la guerre  http://my-ict.wikispaces.com/file/view/smart_notebook_icon.png/272636478/43x43/smart_notebook_icon.png

 

Une drôle de guerre pendant 9 mois (septembre 1939 - mai 1940) avec une stratégie française fondée sur la défense ; puis l’anéantissement de la France en 6 semaines (Blitzkreg, mai-juin 1940), exode des civils qui fuient les combats. C’est la débâcle.

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Audio du discours du 17 juin 1940

Allocution du 17 juin 1940 par le maréchal Pétain

 

Texte du discours du 17 juin 1940

 

  Pour Pétain, la guerre est perdue, la guerre est limitée à la France métropolitaine, l’échec français est dû à l’infériorité numérique (classes creuses 1914-18), militaire (moins d’alliés et moins de matériel). Le discours de Pétain est grave et pessimiste (« malheur » est le dernier mot du discours). Pour les Français, Pétain est resté le sauveur de 1914-18, un vieillard très populaire, l’homme providentiel.

La France est coupée en deux parties par une ligne de démarcation : zone libre / zone occupée.

La zone libre est dirigée par Pétain qui a reçu les peins pouvoirs.

Démission du gouvernement Paul Reynaud et nouveau gouvernement formé par le Maréchal Pétain qui demande l’armistice (fin des combats mais pas de traité de paix), signé le 22 juin 1940 à Rethondes dans le même wagon que celui qui a servi à pour l'armistice de 1918.

HitlerCompiegne1940.jpg

 

Armistice-22-Juin-1940.png

 

 

 

B-Le régime de Vichy et le choix de la collaboration

Le 10 juillet 1940, une loi, dite « constitutionnelle », votée par les deux Chambres (569 voix pour, 80 contre et 17 abstentions) réunies en Assemblée nationale au casino de Vichy donne tous les pouvoirs au maréchal Pétain, sans contrôle de l’Assemblée, avec pour mission la promulgation d’une nouvelle Constitution. Celle-ci ne verra jamais le jour. De sorte que l’État français allait rester durant toute sa durée un État provisoire.

Pétain engage personnellement et officiellement, par son discours radiodiffusé du 30 octobre 1940, le régime de Vichy dans la collaboration, suite à l’entrevue de Montoire du 24 octobre 1940, durant laquelle il rencontra Hitler  . Cette « poignée de main de Montoire », sera par la suite largement diffusée aux actualités cinématographiques, et exploitée par la propagande allemande.

 

Petain-Hitler.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un régime autoritaire et d’ordre moral : « la Révolution Nationale ».

Rejet de « l’anti-France » : communisme, étrangers, juiverie, capitalisme, résistants…

Exaltation des valeurs traditionnelles du passé (régime réactionnaire) :

 

TRAVAIL-FAMILLE-PATRIE: Nouvelle devise de la France affichée sur cette propagande:

22811.gif
 

Lvf.jpg

Soldats français volontaire de la LVF

 

Un régime collaborateur : mise en place d’un régime policier contre les "ennemis de l’intérieur" (opposants à la Révolution Nationale) et d’une juridiction d’exception (Cour de Riom : Blum, Daladier emprisonnés), Laval membre du gouvernement, ardent collaborateur.

Pétain  espère obtenir une place privilégiée dans l’ordre nouveau européen : Vichy devance même les exigences allemandes : LVF en 1941 sur le front de l’est contre le bolchevisme, STO en 1943 (750 000 jeunes partent), Milice en 1943 pour traquer les résistants et les juifs.

 

Propagande-Sto.jpg

Propagande pour le Service du Travail Obligatoire (S.T.O.)

 

Un régime antisémite : initiative de Vichy. Loi d’épuration de l’administration dès juillet 1940, suivie du statut des Juifs le 3 octobre 1940 : certaines professions sont interdites et les droits amputés (modelé sur les lois de Nuremberg).

 

- 3 juin 1941, loi d’internement : recensement et internement des Juifs

- Automne 1941, création de la police aux questions juives

- 20 août 1941 ouverture du camp de Drancy contrôlé par la GESTAPO et gardé par les gendarmes français.

- Fin mars 1942, 1er convoi de Juifs de Drancy à Auschwitz

- Le port de l’étoile jaune est rendu obligatoire à partir de 6 ans, le 7 juin 1942.

 

Rafle du Vélodrome d’Hiver le 16 juillet 1942 : la police française rafle 3031 hommes, 5802 femmes et 4051 enfants dans le 15° arrondissement de Paris (préparée par Bousquet).

Au total en France, la « solution finale » a vu la déportation de 75 721 Juifs dont seulement 2566 ont survécu en 1945 (43 000 immédiatement gazés, 2,7% avaient moins de 6 ans, 11,6% entre 6 et 17 ans).

 

statut des Juifs (oct. 1940)

Carte-d-identit--juive.jpg

Lois-antijuifs.jpg

1- présenter le document

2- répondre aux questions du livre

3- que cherche Pétain en prenant ces mesures ?

 

Cette collaboration active n'apaise pas les privations que subissent les français

 

Documents sur la pénurie

Economie-de-pain.jpg

 

83bas.jpg

Photographie de Doisneau

1- quels sont les produits qui manquent ?

2- quels sont les raisons de la pénurie ?

 

Conclusion

Il crée le Service du Travail Obligatoire et la Milice en 1943. Il impose le système antisémite (statut des Juifs, étoile jaune) et participe activement à la déportation (rafle du Vélodrome d’Hiver en juillet 1942). Le bilan est proche de 80 000 victimes.

La France souffre : la population a faim et froid (pénurie d’aliments et de charbon, rationnements et marché noir) et elle a peur (chantage, répression par des prises d’otages, rafles) car la Gestapo et la Milice veillent. L’Occupation est une période sombre pour la population française.

 

Collaboration : attitude de soumission et de coopération avec l’ennemi.

 

C- Le rôle de la France libre et la Résistance

l’Appel du 18 juin

Appel-du-18-juin-2.jpg

1- présenter le document

2- répondre aux questions du livre

3- quel est la portée historique de cet appel ?

Le Général De Gaulle fait le choix de la Résistance, appel du 18 juin 1940

 

Biographies de De Gaulle et de J. Moulin

Appel du 22 juin (celui du 18 a été perdu)

appel du 18 juin 1940 par le General De Gaulle

"La défaite est due à la supériorité stratégique allemande, centrée sur l’utilisation conjointe des chars et des avions. De plus, l’instabilité ministérielle de la III° République n’a pas permis une préparation de la France à la guerre".

De Gaulle a un ton optimiste : la France possède un empire colonial qui peut s’allier à l’empire britannique, espérer l’aide des Etats-Unis. Il lance un appel à l’union des Français et à la Résistance : De Gaulle attend les spécialistes de la guerre (soldats, ingénieurs, ouvriers de l’armement…).

L’appel est entendu par une minorité de personnes sur la BBC en France, et il est aussi diffusé par affiche, placardée sur les murs de Londres en juillet 1940 : « la France a perdu une bataille, mais la France n’a pas perdu la guerre ».

De Gaulle crée un Comité Français de Libération Nationale, ébauche de gouvernement, appuyé sur les Forces Françaises Libres (FFL), basées à Londres puis Alger. Il essaie de se faire reconnaître par les Alliés.

Une minorité, dont le nombre augmente tout au long du conflit (230 000 cartes de « combattants volontaires de la Résistance » avant mars 1944, avec les sympathisants et les militants non encartés, estimation d’un million), des membres actifs clandestins, avec des pseudonymes (colonel Passy = André Dewarin, noms de stations de métro…) ; les Combattants de l’Ombre.

 

Les groupes sont d’abord spontanés, puis des réseaux s’organisent avec trois objectifs :

- organiser des évasions

- renseigner (recueillir des informations sur l’ennemi)

- saboter (266 réseaux utilisant 150 000 agents), participation communiste très forte à partir de l’invasion de l’URSS en juin 1941, ils constituent parfois des maquis.

Sabotage.jpg

Exemples de réseaux : Combat, Francs-Tireurs, Libération-Sud, L’Organisation Civile et Militaire, Ceux de la Résistance, le Front National…

Jean-Moulin.jpg

 

Jean Moulin est envoyé par De Gaulle pour unifier les différents groupes au sein du Conseil National de la Résistance à partir de janvier 1943 : 8 mouvements de Résistance, syndicats (CGT, CFTC), partis politiques (PCF, SFIO, parti radical, démocrates populaires, Alliance Républicaine, Fédération Républicaine), il doit libérer le territoire et préparer le gouvernement futur de la France après la guerre. Les résistants deviennent les Forces Françaises de l’Intérieur.

Les conséquences de la seconde bataille de France sont lourdes en représailles nazies :

Oradour-sur-Glane en 1944

massacre_oradour_sur_glane.jpg

En France, des réseaux clandestins de résistance s’organisent peu à peu (combat, Francs-Tireurs, Ceux de la Libération…)  et s’occupent d’évasions, de renseignements, et surtout de sabotages, parfois d’attentats. Des maquis se créent (Vercors). Les réseaux sont unifiés en 1943 par Jean Moulin, qui crée le Conseil National de la Résistance (CNR).

En 1944, la France se libere. Paris est libéré le 25 août par les Forces Françaises de l’Intérieur et De Gaulle, chef du gouvernement provisoire de la République Française rétablit l’ordre républicain.

Près de 50 000 FFI participent à la Libération de Paris, ainsi que le peuple parisien (grèves, barricades, combats) : légitimation de la France dans la victoire alliée. Le Général De Gaulle prend la parole à l’Hôtel de Ville le 25 août : victoire du peuple parisien et la France toute entière  (celle « qui se bat »), Vichy est une parenthèse illégitime.

 

Conclusion

 

A la Libération, les vengeances et la violence éclatent (femmes tondues, règlements de comptes, vagues d’épuration). On est loin d'une justice sereine. Certains collaborateurs (comme Maurice Papon) deviendront même des personnalités importantes des gouvernements d'après guerre.

Victoire des démocraties alliées sur le totalitarisme barbare nazi.

 

Lexique:

Maquis : regroupement dans des régions difficiles d’accès de résistants.

 

 

IV- Le bilan et le règlement de la guerre

La fin de la guerre est l’heure de dresser le bilan : horreur et destructions, sentiment de malaise profond.

A- Conséquences matérielles, humaines et morales

Les-ruines-de-Dresde--135-000-morts-.jpg

La Seconde Guerre Mondiale a fait près de 60 millions de morts, soit 6 fois plus de victimes que la Première Guerre Mondiale. La Pologne et la Yougoslavie perdent 10% de leur population de 1939, l’Allemagne perd 7% de sa population.

 

Les opérations militaires ne sont pas la principale cause de mortalité. Les morts parmi la population civile sont très nombreux : guerre aérienne, massacres d’otages ou de villages entiers (Oradour/Glane, Lidice), rationnement, pillages, maladies (tuberculose). La Pologne et l’URSS sont parmi les plus touchées.

 

Le traumatisme moral est énorme : jamais les droits de l’homme n’ont autant été bafoués, les conventions sur les prisonniers de guerre n’ont pas été respectées par les Allemands envers les Soviétiques, ni par les Japonais, découverte des camps de concentration et des expériences sur les prisonniers. Toutes ces horreurs amènent les Alliés à fonder la notion juridique de « crime contre l’humanité ». L’arme nucléaire est également un profond traumatisme, l’homme peut maintenant détruire l’humanité.

Le procès de Nuremberg (ancienne capitale du NSDAP) résulte de la décision prise pendant la guerre de juger les responsables de l’Axe. Des peines de mort, de prison à vie, différentes périodes de prison sont attribuées. Au Japon un procès équivalent est ouvert.

Enfin, les nations sont divisées. Fallait-il obéir, désobéir, collaborer, résister ?, aujourd’hui encore le traumatisme est fort : humiliation et honte de la défaite et de la collaboration en France, refoulement du passé nazi en Allemagne.

Les bombardements et combats ont laissé un bilan matériel extrêmement lourd : villes allemandes ou françaises rasées à 70%, ponts, lignes de chemins de fer, routes… L’économie est sinistrée et partout, sauf aux Etats-Unis, la production s’effondre. Les dettes ont augmenté considérablement.

Les pertes matérielles sont également très importantes.

Les traumatismes sont violents et profonds, la découverte des horreurs commises durant la guerre amènent les Alliés à fonder la notion de « crime contre l’humanité ».

 

B- Conséquences politiques

Yalta_summit_1945_with_Churchill,_RoosevLa conférence de Yalta (4-11 février 1945) réunit Churchill, Roosevelt, Staline et jette les bases du monde de l’après-guerre. La poursuite de la guerre est décidée, mais aucun accord sur les futures frontières n’est fixé.

La conférence de Potsdam (juillet-août 1945) (Truman, Attlee, Staline) règle la question allemande : zones d’occupation, dénazification, frontières polonaises. Le Japon est occupé par les Etats-Unis et l’URSS occupe la Corée du Nord.

Besatzungszonen_ohne_text.gif

Les pays à l’origine de la guerre voient leurs armées limitées et sont placés sous la tutelle des Alliés.

 

Les deux seules grandes puissances  qui sortent de la guerre sont les Etats-Unis et l’URSS. Après de premiers accords, les relations se dégradent entre les deux puissances.

 

La naissance de l’ONU

onu.jpgonu99.jpg

L’ONU remplace la SDN qui s’est révélée inutile pour préserver la paix : 50 états s’associent pour maintenir la paix et assurer la coopération internationale (UNICEF, UNESCO…).

Le Conseil de Sécurité (Etats-Unis, URSS, Royaume-Uni, France, Chine + 10 membres élus) : sanctions contre ceux qui violent la paix (sanctions économiques, embargo, militaires…)

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Published by M. Orain - dans Cours de première
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29 août 2014 5 29 /08 /août /2014 15:44

1ère S

II - LA GUERRES  ET LES REGIMES TOTALITAIRES AU XXème

( 17-18h)

 

Thème 1 - LA PREMIÈRE GUERRE MONDIALE : L'expérience combattante d'une guerre totale

( 17-18h)

 

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CONNAISSANCES
La Première Guerre mondiale bouleverse les États et les sociétés :
- Elle est caractérisée par une violence de masse,
- Avec la révolution russe, elle engendre une vague de révolutions en Europe,
- Elle se conclut par des traités qui dessinent une nouvelle carte de l’Europe source de tensions.

 

DÉMARCHES
Après la présentation succincte des trois grandes phases de la guerre on étudie deux exemples de la violence de masse :
- La guerre des tranchées (Verdun),
- le génocide des Arméniens.
L’étude s’appuie sur la présentation de personnages et d’événements significatifs.
L’étude de la nouvelle carte de l’Europe met en évidence quelques points de tensions particulièrement importants.

 

CAPACITÉS
Connaître et utiliser les repères suivants
- La Première Guerre mondiale : 1914 -1918, la bataille de Verdun : 1916 ; l’armistice : 11 novembre 1918
- La révolution russe : 1917
- La carte de l’Europe au lendemain des traités
Décrire et expliquer la guerre des tranchées et le génocide des Arméniens comme des manifestations de la violence de masse

 


Introduction
Problématique: La première guerre mondiale, c’est :
1- une guerre totale (totalité de la société, de l’économie, des pays concernés) et la brutalisation des rapports humains.
2- la fin de la suprématie européenne : Patriotisme remis en cause (mutineries de 1917), des régimes qui s’effondrent (Russie, Autriche-Hongrie), déclin de l’influence internationale de l'Europe.
3- Les germes des temps nouveaux : Armement, montée de l’influence américaine, triomphe du communisme en Russie, bouleversements territoriaux, évolution des mœurs, naissance de nouvelles idéologies politiques (balancements entre démocratie et dictature).

En quoi cette guerre fut-elle fondatrice d’une violence totale qui marque la première moitié du XXème siècle ?


Vocabulaire Nationalisme, impérialisme, colonie, nationalités, Triple Alliance, Triple Entente, Sarajevo, ultimatum, guerre de mouvement, guerre de tranchées (ou de position), front, arrière, mutineries, traité, armistice, réparations, Diktat, Anschluss.

 

Introduction: Les origines de la guerre (voir dernier cours de 4ème)


Une Europe dominante
 

économiquement: par son industrie et son dynamisme financier, sans oublier le commerce. L’Europe contrôle le monde. Les réserves d’or sont énormes.

politiquement: la colonisation permet un contrôle stratégique du monde. Le « modèle européen » a influencé de nombreuses constitutions à travers le monde.
Géographiquement, culturellement et scientifiquement: l’Anglais, le Français et l’Espagnol se sont répandus dans le monde. La religion chrétienne est transmise au monde (par les missionnaires). Les techniques sont en essor, tous les prix Nobel avant 1914 sont européens.
 

Les puissances européennes sont des rivales sur le plan économiques, politiques et stratégiques

- De nombreuses minorités réclament leur indépendance, le sentiment national est exacerbé. la Serbie, par exemple souhaite unifier tous les slaves du sud au dépend de l’Autriche. On parlera alors de "poudrière balkanique".

- L’Europe est coupée en deux par deux systèmes d’alliances (France, Royaume-Uni et Russie) contre (Allemagne, Autriche-Hongrie et Italie). Ils s’agit d’accords militaires défensifs. L’Allemagne se sent encerclée : véritable course aux armements et exaltation du patriotisme (pangermanisme).
Patriotisme : Sentiment d’amour pour sa patrie (nation, état, pays) que l’on est prêt à défendre.
Pangermanisme : Volonté de regrouper au sein d’un même état tous les peuples d’origine allemande.
http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/8e/Map_Europe_regimes_1914.png/800px-Map_Europe_regimes_1914.png


L’étincelle de Sarajevo

Avant 1914, l’Europe est partagée entre des empires autoritaires (Allemagne, Autriche-Hongrie, Russie), des monarchies parlementaires (Royaume-Uni), et quelques républiques comme la France. Les minorités nationales sont importantes.
Le 28 juin 1914, à Sarajevo, François-Ferdinand est assassiné. La Serbie est accusée par l’Empire Austro-Hongrois d’être à l'origine de l'attentat. Cela permet à l’empire austro-hongrois d’affaiblir la Serbie et de lui déclarer la guerre le 28 juillet. Le jeu des alliances entraîne en 5 jours l’Europe dans la guerre. Dans chaque pays, la guerre est acceptée et les partis se rassemblent en une Union Sacrée (Les pacifistes  comme  Jean Jaurès (assassiné en 1914) sont perçus comme des traitres ou des lâches.
 
"Union Sacrée" : Au sein de chaque pays, les oppositions politiques s’effacent, laissant la place à un accord général pour faire face à l’ennemi.
 
"Impérialisme" : Action qui consiste à mettre un territoire sous sa dépendance.
La France rêve d'une revanche sur l'Allemagne (guerre de 1870)
 

 

 

- Quel est l'état d'esprit de la population au début du conflit ?
- Trouve la scène "anormale" dans l'extrait vidéo. 

 

Conclusion L’Europe est rongée par sa désunion et son désir de puissance

 

PARTIE I: Les principales phases


Petit résumé de la Première guerre mondiale 

 

 

A  La guerre de mouvement

31.jpg

 - Août à décembre 1914: Guerre de mouvement, offensive allemande et contre-offensive française. Guerre de mouvement : la tactique militaire est basée sur la rapidité des mouvements pour pouvoir surprendre l’ennemi. Durant la première phase, guerre de mouvement, les offensives allemandes (plan Schlieffen) permettent d’envahir la France. La contre offensive alliée du maréchal Joffre et la victoire de la bataille de la Marne stoppent la marche ennemie.

Guerre-de-mouvement.jpg

 

B  La guerre de position


32.jpg- Entre 1915 et 1917, le front se stabilise et se renforce. La guerre s’élargie (Italie et Roumanie contre Empire Ottoman et Bulgarie) Les troupes s’immobilisent sur un front de la mer du Nord à la Suisse. 

 

- Guerre de position : les armées se font face et aucune n’arrive à percer le front, les hommes sont cachés dans les tranchées et attaquent par vagues successives très meurtrières. (ex: Verdun en 1917).

 

Guerre-de-position.jpg

 
Verdun-en-1917-copie-1.jpg

 

C  L'extension de la guerre et la révolution russe


Entrée en guerre des Etats-Unis en 1917 Une guerre déjà totale et brutale:
 - Financier: la ruine de l’Europe. On recourt aux emprunts pour financer la guerre. On met en place une économie de guerre. - Humain: Nombre effroyable de morts (Verdun 300 000 morts, 400 000 blessés. En tout 8 millions de morts et le premier génocide (arménien)). Les mentalités évoluent. 

- Technologique: les chars, les gaz moutarde
- Géographique: Pour la première fois, quasiment toute la planète est en guerre (si l’on compte les colonies)

 

La révolution russe

Révolution russe en mars et octobre 1917. Lénine met en place le premier régime communiste du monde. Conséquence, la Russie se retire de la Guerre.

XIXème: Marx et Engels raconte la misère de la condition ouvrière et expose leur projet de société. Ce projet est fondé sur la prise de pouvoir par le peuple et l’instauration d’une égalité entre tous. 

 

Après la révolution de 1917, la Russie  devient communiste et est dirigée par Lénine. Elle deviendra alors URSS (Union des Républiques Socialistes Soviétiques) à partir de 1922.

 

On met donc en place un état fédéral. Ce « socialisme » à pour objectif ultime le « communisme » qui est une égalité parfaite entre les citoyens. Pour y parvenir deux éléments sont mis en place :

-         Une dictature du prolétariat (classe ouvrière)

-         Une suppression de la propriété privée (collectivisation)

 

 

27 février 1917 : Occupation du Palais d’hiver à Petrograd. Un gouvernement provisoire est élu. Le tsar Nicolas II abdique.

En avril, Lénine revient d’exil. Il est le chef du parti bolchevik (issu du parti socialiste ouvrier de Russie.)

24-25 octobre 1917 : Prise de pouvoir de Lénine.

3 mars 1918 : Traité de Brest-Litovsk (800 000km² de pertes territoriales, 32% de son agriculture, 75% du charbon) (voir carte ci dessous) En vert, les territoires perdus).

1917-1921: Guerre civile « blancs » contre « rouges ». L’Allemagne et la Hongrie subissent des insurrections communistes.

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/a/a8/Carte_des_cons%C3%A9quences_du_Trait%C3%A9_de_Brest-Litovsk.svg/386px-Carte_des_cons%C3%A9quences_du_Trait%C3%A9_de_Brest-Litovsk.svg.png

 

 

PARTIE II: La vie pendant la guerre


A La vie au front

Entre 1915 et 1917, les soldats s’enterrent dans les tranchées (700 km).

 

- Histoire des arts: La première guerre mondiale vue par Otto Dix

- Au front: Etude de la vie dans les tranchées

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/3/36/French_87th_Regiment_Cote_34_Verdun_1916.jpg

- Les tranchées, la boue, le gaz, les assauts, la mort.
- Certains obus n’éclatent pas car ils s’enfoncent dans la boue, noyades.
- Gelures mortelles
- Faim et soif car le ravitaillement n’est pas toujours effectué, et l’alimentation est souvent froide.
- Les toilettes sont de simples trous collectifs, sans intimité, que les pluies remplissent et transforment en cloaques et engendrent des écoulements insalubres.
- Les Poilus voient sous leurs yeux ou à quelques mètres devant les tranchées les dépouilles aux ventres gonflés par les gaz et la chaleur, rongées par les vers, putréfiées…
 
La-boue.jpg
La boue dans les tranchées
 
Les cimetières improvisés sont souvent entièrement retournés par les bombardements et les corps à nouveau mutilés et mis à l’air. Les lettres sont censurées, retenues, les Poilus ont leurs propres journaux (le Crapouillot), mais les informations sont filtrées pour maintenir la fibre nationaliste.
 
Alerte-au-gaz.jpg
Une alerte au gaz
 
- A cela s’ajoute l’horreur des bombardements et des assauts, souvent inutiles et très meurtriers. Des armes nouvelles (crapouillot ou mortier, gaz moutarde dès 1915, lance-flammes, mitrailleuses) ouvrent l’ère d’une sauvagerie de masse.
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Cette guerre de position est une guerre d’usure, marquée d’assauts meurtriers et souvent inutiles (la Somme, Verdun, le Chemin des Dames).
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La première guerre vue par JP Jeunet dans un "long dimanche de fiançailles" en 2004.
L’année 1917 marque le tournant de la guerre :
- Mutineries  sur tous les fronts (
voir la chanson de Craonne en histoire des arts)
- Entrée en guerre des Etats-Unis (atout démographique, économique et militaire)
- Révolutions russes et arrêt des combats sur le front russe en décembre 1917


B La vie à l'arrière

Le nouveau rôle des femmes (« les munitionnettes »).
Les conditions de vie sont très difficiles. Les gouvernements des pays belligérants mettent en place une économie de guerre pour fournir le front : réquisitions des matières premières, de la main d’œuvre féminine (« munitionnettes ») et coloniale, des entreprises (Renault), rationnement sur de nombreux produits, recours massifs aux emprunts à l’intérieur et à l’extérieur (en particulier aux Etats-Unis).

Les gouvernements mobilisent les esprits par la propagande (« bourrage de crâne » selon les soldats français) qui entretiennent le patriotisme, mais surtout par la censure (le Canard Enchaîné pour contrer) et la surveillance des correspondances. Mais très vite, dès 1916, l’arrière connaît la réalité du front. Les méthodes employées par les démocraties (France notamment) se rapprochent de celles des régimes autoritaires.

 La guerre est devenue totale : les forces à l’arrière sont réquisitionnées. Les femmes sont employées en masse dans les usines, pour fabriquer des armes et des munitions ou pour faire fonctionner le reste de l’économie.
Cette guerre est devenue une guerre industrielle : celui qui gagnera la guerre sera le camps qui aura réussi à entretenir et à dépasser l’autre en production. En ce qui concerne l’industrie, celle-ci en tire des profits énormes, les hommes sont envoyés au front et on manque de main d’œuvre. Les industries sont réorganisées et réorientées vers des productions d’armement ou de biens pour l’armée.
 
34.jpg
 

 

 
 
 PARTIE III: Des temps nouveaux

A Des boulversements territoriaux
Une partie des nationalités ont trouvé une terre qui leur permet de constituer un pays (mais restent les Kurdes, les Croates, les Moldaves, les Kosovars, les Slovaques...)
 


Europe_traites_1919_1923.jpg

Une Europe appauvrie:  Il y a bien un vainqueur, mais il est de l’autre côté de l’Atlantique. Les Etats-Unis sont les créanciers de l’Europe. Les états européens doivent reconstruire leur appareil de production (ruines et désolation dans les zones de combats du nord et de l’est de la France, et dans la partie occidentale de l’empire russe) et rembourser des milliards. Montée de l’influence américaine,
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Un désastre humain:
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Cette guerre a fait environ 10 millions de morts et le triple de blessés et de mutilés (« les gueules cassées »), et a engendré les premières déportations et le premier génocide (arménien) du XX°s.

Une génération (les 20-40 ans) a été sacrifiée, les veuves et orphelins se comptent par millions. Verdun (1916) = 300 000 morts (offensive allemande retenue par les Français)


En proportion du nombre de mobilisés, les puissances secondaires sont plus touchées que les grandes puissances état

Pourcentage de mobilisés Serbie 37 % Turquie 27 % Roumanie 25 % Bulgarie 22 % France 16.8 % Allemagne 15.4 %
Evolution des mœurs: Place des femmes dans la société (droit de vote, travail...)
 
Activité: 

B La naissance du fascisme
Naissance du fascisme: Mussolini prend le pouvoir en Italie en 1922. Il sera imité par Hitler en 1933 et Franco en 1936.
40.jpg
C La création de l'URSS.
Naissance de l'URSS en 1922: La naissance de la Russie Soviétique va entraîner une vague de révolutions en Europe après la guerre.
 

expansion-russie-et-urss.png

 

http://www.cyberhistoiregeo.fr/IMG/jpg/revolutions_europe.jpg

 

1921 : Grandes famines

Famine-URSS-1922.jpgLa famine atteint des proportions terribles. Les paysans ont mangé tout ce qui pouvait servir de nourriture, chats, chiens. À l'heure actuelle, ils sont en train de déterrer les morts pour les manger. Dans les districts de Pougatchev et de Bouzoulouk, de nombreux cas de cannibalisme ont été notés. Selon les témoignages des membres du comité exécutif de la volost [canton], le cannibalisme dans le bourg de Lioudbimovka prend des proportions dramatiques. On isole les cannibales. Le comité provincial d'aide aux affamés a acheminé dans la ville de Pougatchev un train médico-alimentaire pour 5'000 personnes. Le convoi amène du ravitaillement pour six mois. Les échanges de marchandises avec l'Ukraine sont impossibles car dans les provinces de Zaporojié, Donetzk, Ekaterinoslavl, Odessa et Nikolaiev, la famine a été déclarée. La collecte de dons alimentaires y est interdite. Les autorités provinciales ont nommé un responsable chargé de faire un inventaire rigoureux des produits envoyés en aide aux affamés. Les épidémies se développent. »

Source : Archives centrales de la Sécurité d'État. Traduit et présenté par Nicolas WERTH dans le n°78 du Bulletin de l'Institut d'histoire du temps présent, n°78, second semestre 2001, p. 108.

 

21 janvier 1924 : mort de Lénine qui ne souhaite pas voir Staline lui succéder…

 

CONCLUSION  
 
Traité de Versailles le 28 juin 1919. Un traité très dur, considéré comme un « diktat » qui attise la volonté de revanche. Les frontières changent mais font toujours autant de mécontents. Le Société Des Nations est créée (SDN), c’est l’ancêtre de l’ONU Les traités ont donné naissance à une paix mort-née et ont créé les conditions de la Seconde Guerre Mondiale. Les années 1914-18, en  ont orienté dans un sens tragique toute la première moitié  du XX° siècle. La Grande Guerre, par sa violence et sa sauvagerie, illustrée par les combats dans les tranchées, mais aussi par des génocides (Arméniens en 1915-16), annonce le XX° siècle et ses massacres.

 
Fiche de synthèse
Pour cette leçon, je dois connaître et utiliser les repères suivants
- La Première Guerre mondiale : 1914 -1918, la bataille de Verdun : 1916 ; l’armistice : 11 novembre 1918
- La révolution russe : 1917
- La carte de l’Europe au lendemain des traités
Décrire et expliquer la guerre des tranchées et le génocide des Arméniens comme des manifestations de la violence de masse

 
Documents
Monument au mort pacifiste de Gentioux (Creuse)
Monument-aux-morts-pacifistes-de-Gentioux--Creuse-.jpg
Monument revanchard de Peronne
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Place du Martroi à Beaugency après guerre
poilu.jpgImage prise sur l'excellent  site: http://beaugen.net
 
ANTHOINE Léon Marie, ATGER Charles  BAFFET Louis  BAYOU Valmy  BEAUJOUAN Jules Léon  BEAUPUITS Adolphin BELLENOUE René  BERGES Giraud BERTHE Georges BILON Georges BLASTIER Louis BLASTIER Maurice  BLONDEAU Maurice BONGIBAULT Louis Etienne Eugène BOTHEREAU Alfred    BOUBOU Maurice    BOURLIER Alexandre    BOURLIER Georges    BOURREAU Marius Eugène    BRISTCH Marie Hippolyte    CADOLLE Georges HenriCAHU Raymond Charles Théodore CENT Emile André    CHAMPION Jean CHANTOME Paul EdouardCHARPENTIER Edmond    CHATONNET Georges    CHAUMUZEAU Georges CHAUVIN Léon Paul   CHERRIERE Léon René   CHERRIERE Robert Henri   CHEVALLIER Paul   CHEVALLIER Robert Edouard Jean   CHEVRIER Edmond   CIZEAU Alban Bernard Marie CLAIRAMBAULT Lucien   COLIN Emile   CORBIN Ernest Louis   COSTE Gilbert   COUTE Albert   CROISSANDEAU Julien Alexandre DANTAN Albert   DEBRAN Arthur   DECATOIRE Charles   DELAHAIS Maurice   DELOUCHE Ernest EmileDESCAUSES René   DEUMIE Baptiste   DIBOZ Ernest   DODEMAN Abel   DOLBEAU Jean   DOZIAS René   DREUX Etienne   DREUX Maurice   DROUET Alexandre   DROUIN Auguste   DRUGEAULT Paul   DUCHÊNE JeanDUPUY Maurice   DURANT André   DUTAUZIET Gaston   FAUGOUIN Georges   FAUVIN Georges Maurice René   FORTIER MarceauFORTIER Vincent   FOUQUIAU Antony   GAILLARD André   GAUCHER Marie André   GAULLIER Modeste   GAUTHIER Lucien   GENANS Alexandre   GENTY Abel Henri GERMAIN Auguste   GITTON Cyprien Emile   GOUCHAULT Lucien   GRATESOL Henri   GRILLON Albert GUILLAUT Marius   HERON Louis HOSSELIN Octave   HUET Joseph   HUGE Maurice   IMBAULT Georges   IMBAULT Maxime   INGRAIN Victor   JULLIEN Marius   LABAUME Léon   LANDOIS Camille   LANDOIS Henri   LANGLOIS Marcel   LARCHEVEQUE FrançoisLASNIER Eugène   LAUCHIRE Pierre   LE HUU Hamh   LEFELLE Lucien   LEFORT Paul   LEGOUT Albert   LELIEVRE Robert   LEMOINE Charles Clovis   LEMOINE Emile   LEMOINE Jean   LEPAGE Jacques LEPAGE Maurice   LEPISSIER Léandre   LEPISSIER Martial   LEVOEUX Camille   LEZIAN Etienne   LHOMME Valizé   LIGNIERE Julien   LINEAU Désiré   LORIN Louis   LOUVY Maurice   LOYER Henri   MAITRE Lionel Paulin MARIOT Charles   MASSON Auguste   MATTEI DominiqueMAUPOU Gaston   MENON Henri   MOILOU Léon   MOULIN Henri   MULARD Maurice   MUREL André   N'GUYEN Guiong   NADOT Marcel   NAUDIN Jean   NAUDIN Jules   NAUDIN René   NAUDIN Roland   NIVET Jules   OBRON Edouard   OBRON Gaston Maurice   PASQUIER Eugène PAUCET Nestor Alexandre   PAYSANT Albert Désiré   PELLETIER René   PINEAU Georges René   PIREYRE Antoine   PISSIER Emile   PISSIER Raymond   PISSIER René   POILERAT André   POUPET AlphonsePREVOST Marie Eugène   RABIER Eusèbe   RABIER Lucien   RABIER PierreREBILON Pierre   RICHARD Victor   RICHE René   RIMBAULT Camille   RIVIER François   RIVIERE Pierre   SAILLEAU Gaston SALLOMON GeorgesSAMSON Léon   SARDON Charles   SAUVADE René   SCHMITT LucienSERAFFIN Paul   SOUCHU Julien   TETART GeorgesTHAUVIN Eugène   THAUVIN Maurice THAUVIN Paul Théophile   THERY Jules   TREHARD IsidoreUSSE Joseph   VEAU Armand   VENON JacquesVIMONT Robert   VOISIN Paul   VOISIN René   WETZEL Gaston.

 

Ressources sur internet :

Pour tout savoir sur la guerre de mouvement en 1914,
une animation bien faite. Si vous n'arrivez à lire cette animation, vous pouvez télécharger gratuitement un lecteur flash ici.

Dans Jalons pour l'histoire du temps présent (site de l'INA), il y a de très intéressantes archives vidéos à consulter (N'oubliez pas de lire le contexte historique.) Après être allé sur le
site de l'INA, cliquez sur Jalons, puis sur Première Guerre Mondiale.

Vous pouvez revoir la vidéo sur la
chanson de Craonne (écrite par des soldats mutinés en 1917).

Si vous voulez tout savoir sur la bataille de Verdun (et aussi sur les conditions de vie des soldats pendant la Grande Guerre), voici un
docu-fiction sur cette bataille meurtrière.

Un
jeu interactif très intéressant pour tout savoir sur la vie dans les tranchées comme si vous y étiez (l'odeur en moins...)!

  Un
diaporama pour revoir le cours d'une autre façon. Attention, pour lire ce diaporama, il faut que le logiciel Powerpoint soit installé sur votre ordinateur ou vous pouvez sélectionner une visioneuse ici
Sites

 

Trouver les morts de la grande guerre de votre famille

Un sujet d'histoire des arts possible

La chanson de Craonne


 
Sujets de Brevets

- Sujet et correction : La première guerre mondiale, ses conséquences politiques humaines, territoriales et matérielles en Europe (brevet 2001)

- Sujet et correction : La première guerre mondiale, une guerre totale (brevet 2005)

 - Sujet et correction Brevet 2010

- Sujet: La vie des soldats pendant la guerre 

- Histoire des arts: La première guerre mondiale vue par Otto Dix

 

 

Films à voir

- Les croix de Bois (Bernard, 1931)
-
À l'Ouest rien de nouveau (film) (Lewis Milestone, 1930), remake en 1979
-
Les Sentiers de la gloire (Stanley Kubrick, 1957)
-
Un long dimanche de fiançailles (Jean-Pierre Jeunet, 2004) Bande annonce
- Joyeux Noël (Christian Carion, 2005)  Bande Annonce

 

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29 août 2014 5 29 /08 /août /2014 15:22

1ère S Histoire

  Thème 1 - Croissance économique, mondialisation et mutations des sociétés depuis le milieu du XIXème siècle

(6-7 heures)

 

Question 2: Mutation des sociétés depuis 1850

(3-4 heures)

 

- La population active, reflet des bouleversements économiques et sociaux : l'exemple de la France depuis les années 1850.
- Une étude : l'immigration et la société française au XXème siècle.
 
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  Cours uniquement disponible en version TBI pour l'instant

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Fiche Etude de la population active

 

Fiche condtions de travail des ouvriers

 

Fiche Evolution population active depuis les années 1970

 

Fiche tertiarisation et féminisation de l'emploi

 

Fiche l'immigration en France

 

Cours largement inspiré de celui de Florian Nicolas. Merci à Lui.

 

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