15 février 2015 7 15 /02 /février /2015 13:55

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15 février 2015 7 15 /02 /février /2015 13:08
Le chef dans les régimes totalitaires

Comme d'habitude dans ce genre d'épreuve il ne faut pas décrire les documents ou les paraphraser mais les analyser. Inutile de décrire par le menu la tenue de Staline ou de recopier le texte donc...

Attention aussi de ne pas répéter des énormités de la propagande ("Le chef se sacrifie pour son peuple etc.")

 

 

Le premier document est une Lithographie en couleurs: Visite de Staline au barrage de Ryon (Géorgie) par Irakli Moiselevich Toidze 1935. C'est une affiche de propagande en faveur de Staline, dirigeant de l'URSS de 1924 à 1953 et du Parti communiste d'Union Soviétique (PCUS).

Le deuxième document est un texte du Parti National Fasciste. Un parti d'extrême droite italien fondé en 1921 et dirigé par Mussolini qui accède au pouvoir en Italie en 1922 (jusqu'en 1943).

Le totalitarisme, terme employé pour la première fois par les fascistes italiens dans les années 1920, se définit comme un système politique qui place au premier plan le collectif au détriment de l'individu. Cet ordre collectif que fait régner un pouvoir dictatorial par la fusion des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire.

 

Ces documents illustrent ainsi la propagande omniprésente dans les régimes totalitaires. Ainsi Staline est perçu comme le "père" de la patrie et des peuples qui la compose. Le chef est vu comme un sauveur, même s'il peut s'afficher proche de son peuple (comme dans l'affiche) son statut est à part (Staline est en blanc, une image quasi divine proche de celle de "l'homme en blanc" dans Tres de Mayo de Goya).

La démocratie est présentée comme un régime faible face aux dangers. Elle est vue parfois comme imposée par les étrangers (démocratie de Weimar) et peu efficace face à la crise économique. Le peuple attend des réponses rapides et efficaces. Quitte à perdre une partie de ses libertés. Le culte de la personnalité du chef est donc une composante du totalitarisme.

 

Comme précisé dans le texte du PNF, le dictateur ne fait qu'un avec son idéologie. ("C'est lui qui a créé le fascisme")  Il en est la représentation. L'étranger doit apparaître comme une menace. Le nationalisme est souvent le ciment de cette identité. Comme le soulignait Beaumarchais "sans liberté de blâmer il n'y a pas d'éloge flatteur". Il faut donc relativiser les "élans" des poètes, peintres, auteurs et musiciens flattant tel ou tel dictateur. D'autant que la répression est sévère (camps, goulags...) Ces éléments de propagande servent avant tout à justifier les mesures d'exception et la perte des droits démocratiques. ces documents sont - par nature - ni neutre, ni objectifs.

 

Ce culte permet de glorifier le dirigeant (notamment sur les progrès techniques comme pour le barrage hydro électrique de Staline) et en cas de victoire mais rend difficile l'acceptation de la défaite. En effet, le chef ayant tout les pouvoirs il peut difficilement se défausser sur ses hommes en cas d'échec. Staline a fait régulièrement des purges pour éviter des concurrences et remédier à ce problème, accusant ainsi sa propre administration de tous les maux du pays. Le chef doit exige une obéissance totale ("Je jure d'exécuter sans discuter les ordres du Duce") en échange de son "dévouement" total au peuple ("volonté tenace, sa constante et infatigable activité")  Ses propres besoins étant "éclipsés" par celui de son peuple ("il n'a aucune ambition personnelle"). Du moins officiellement... 

 

Cette rhétorique se heurte souvent aux projets pharaoniques qui vont mal avec les sacrifices demandés au peuple (délire de nouvel Empire romain de Mussolini, Germania d'Hitler par exemple). La chute de ces dirigeants est souvent brutale et la haine qu'ils inspirent est souvent à la hauteur de l'admiration qui a été demandée (lynchage de Mussolini avec sa maîtresse, suicide d'Hitler...)

 

L'absence de contre-pouvoir permet de prendre des décisions rapides mais entraîne aussi souvent ces régimes dans des fuites en avant qui causent leur perte. La mégalomanie des dirigeants empêchant de prendre en compte des informations remettant en cause leur vision. 

 

 

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