9 mai 2017 2 09 /05 /mai /2017 10:28

Thème 4: Gérer les espaces terrestres (14-15 h) 

 

Question 3 (au choix): Les espaces exposés aux risques majeurs

 

- L’exposition aux risques naturels et technologiques
- L’inégale vulnérabilité des sociétés
- Quelles capacités d’adaptation, quelles politiques de prévention ?

 


idée principale: Est-ce que l'on doit s'opposer à la nature ou s'appuyer sur la nature pour s'opposer à la montée des eaux ?

Une contrainte commune, des réactions différentes:
- Les Pays-Bas ont un atout culturel (longue histoire de lutte contre la mer)
- Enjeu plus important pour eux (40% pop, 50% PNB)


- Même traumatisme: tempête de 1953.

Ouverture: Comparaison avec l'inauguration des jardins de Chambord. Le danger est ignoré, nié.  On veut montrer la domination de l'homme sur la nature. C'est une conception archaïque.
  

 

Un exemple: Les Pays-Bas et la Belgique

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6 décembre 2016 2 06 /12 /décembre /2016 17:23
Les Etats-Unis depuis 1945 (commentaire de documents)
Document 2: Daniel Authouart,  Manhattan Colors, huile sur Toile, 1998, collection privée.

Document 2: Daniel Authouart, Manhattan Colors, huile sur Toile, 1998, collection privée.

Les deux documents proposés mettent en scène deux aspects distincts mais complémentaires de la toute puissance d'une nation majeure : les Etats-Unis.

Dans le premier document, extrait des "Mémoires de guerre" parus en 1959, le général de Gaulle, acteur essentiel du rétablissement de la France en 1945 et, en 1959, tout récemment élu premier président de la toute jeune Ve République, décrit l'impressionnante puissance traditionnelle ("hard power") d'un Etat grand vainqueur avec l'URSS de la Seconde guerre mondiale. Le second document, daté de 1998 consiste en un tableau de Daniel Authouart qui met en scène les facettes multiples de cet autre volet de la puissance dénommé "soft power" : la puissance douce.

Ainsi, ces deux documents invitent à réfléchir sur ces deux aspects de la notion de puissance, à partir du pays qui l'incarne le plus fortement, les Etats-Unis d'une part le "hard power"qui s'appuie sur les moyens classiques, puis sur le "soft power", supposé s'exprimer de façon plus subtile par le truchement d';un rayonnement culturel multiforme.

Août 1945, le général de Gaulle, alors chef du gouvernement provisoire de la République Française, rencontre Harry Truman, président des Etats-Unis d'Amérique qui succède à F.D. Roosevelt décédé récemment. C'est la fin de la seconde guerre mondiale, gagnée certes avec l'URSS, mais surtout grâce à l'énorme puissance industrielle américaine. Mais c'est aussi la montée d'une rivalité croissante qui amorce le début de la guerre froide (1947-1991). Ce contexte explique l'accent mis sur la "puissance dure".

Les Etats-Unis commandent ("leadership") un monde "libre" auquel ils doivent "servir de guide". Leur richesse leur donne la puissance de financer une "activité dévorante", alimentant une foi forte en l'avenir : la guerre, avec ses horreurs (camps) et ses destructions, a eu lieu loin, en Europe, en Asie ; les problèmes sont donc ailleurs, non en Amérique. De Gaulle perçoit l'énergie, la puissance, la prospérité et l'essor d'une société de consommation inconnue en 1945 dans une Europe meurtrie et affamée.

En un mot, la puissance économique, financière et militaire (la victoire avec les bombes atomiques sur le Japon) : les éléments classiques de la puissance dure. Pour autant le document est rédigé en 1959, près de 15 ans après la rencontre. Il n'est pas impossible que le Général De Gaulle modifie l'histoire en voulant montrer qu'il avait prévu dès 1945 la montée en puissance des Etats-Unis.

Le second document s'inscrit, en 1998, dans une autre période : l'URSS s'est effondrée en décembre 1991 et, de bipolaire, le monde est devenu unipolaire, l'hyperpuissance Américaine apparaissant vainqueur et sans rivale. Les Etats-Unis n'ont plus besoin de la force brute, leur rayonnement économique, culturel et médiatique suffit pour dominer. Daniel Authouart s'inspire de son modèle, Toulouse-Lautrec qui dessinait la vie quotidienne de la ville qui était alors le centre de la culture: Paris. 

Le peintre semble avoir voulu concentrer toutes les facettes du ";soft power" dans une oeuvre qu'il nomme, symboliquement "les couleurs de Manhattan", le quartier fétiche de New York. Le cinéma retient l'attention au premier plan, avec l';indien et le cow boy, mais aussi à l'arrière plan à droite avec le piton du désert de l'Arizona, haut lieu des westerns américains, tandis que les deux hommes marchant au milieu de la route renvoient aux policiers, films-télé ou romans, et que le couple en moto évoque certes, par tradition, la vitesse et la liberté, mais peut-être aussi le célèbre film "Easy rider", et la voiture du premier plan semble suggérer l'acteur fameux James Dean.

L'électronique et l'informatique sont présents (JVC), Mc Donald, Coca Cola, et sans doute aussi Walt Disney à travers l'affiche de cinéma au second plan au centre, juste sous le Boeing Tous les stéréotypes des Etats-Unis sont affichés. Cela montre une fascination pour la société de consommation. Loin de la critique d'un Duane Hanson avec sa "supermarket Lady".

La rue avec ses immeubles, dont les deux tours du Worl Trade Center suggèrent la vie intense de la ville américaine mais aussi la puissance mondiale de la finance, tandis que les journaux qui volent, au tout premier plan semblent évoquer la puissance des médias Américains : on pense notamment à CNN, la première chaîne d'information créée dans les années 1990..

Ainsi la puissance, la force, l'énergie sans limite, la démesure même semblent émerger de ce double tableau des Etats-Unis, malgré leurs 53 ans d'écart. Sauf que ce rêve hollywoodien d'une Amérique toute puissante parait s'être dissipé sous l'effet de la mondialisation aux yeux de nombre de citoyens Etats-Uniens qui, en choisissant Donald Trump comme nouveau Président, semblent appeler au secours quelqu'un qui restaure cette puissance et ces rêves dans un monde dont le coeur économique semble basculer irrémédiablement vers l'Asie...

 

Correction issue du travail de M.Gentils.

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