Publié le 16 Décembre 2017

Thème 3 - Les Français et la République

(15-16 heures)

Question 2: La République et les évolutions de la société française

(4-5 heures)

Place de la République, à Paris, le dimanche 11 janvier 2015. REUTERS/Stephane Mahe

 

- La République et la question ouvrière : le Front populaire

- La République, les religions et la laïcité depuis les années 1880

- La place des femmes dans la vie politique et sociale de la France au XXème siècle

 

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PARTIE  I : La République et les ouvriers : l’expérience du Front Populaire

 

Intro :  Mise en place des lois ouvrières, basées sur 3 principes :

- La conception égalitaire du régime républicain

- Le positivisme

- Le souci électoraliste (hausse du nombre d'ouvriers).

 

I - Composition, soutien et victoire du Front Populaire (FP) 

A - Une alliance de gauche

 

3 partis qui s’unissent dans le climat de crise politique et économique. ils composent le Front Populaire :

- parti radical et radical socialiste

- SFIO (Blum)

- PCF (Thorez).  

Le Front Populaire est soutenu par la classe ouvrière.

 

B- Les espoirs ouvriers

Promesses du FP : amélioration vie professionnelle et personnelle.

Antiparlementarisme (Stavisky). Hausse extrêmes (gauche/droite)

 

C- La victoire du FP

FP : remporte les élections législatives du 3 mai 1936

SFIO : 1er parti de l’alliance (Blum)

Participation des radicaux indispensable

PCF : grand vainqueur + soutien le FP mais pas gvnmt.

 

 

II- Les espoirs de la classe ouvrière et les mesures du FP

A- Conditions de vie et de travail de la classe ouvrière

 

  •          Taylorisme (organisation scientifique du travail pour un meilleur rendement).
  •          Chômage
  •          Niveau de vie qui s’améliore (accès soins) mais toujours insuffisant

​

B- Les grèves « joyeuses » de juin 1936 

  •        4 juin 1936 : Blum président du Conseil = 1er gouvernement du FP
  •        Défiance ouvrier vs patronat
  •        Occupation pacifique : aucune intervention des forces de l’ordre

7 juin 1936: Accords Matignon

Liberté syndicale + liberté d’expression ; - Congés payés ; -  Augmentation salaire ; - Semaine de 40h de travail payés 48h ; - Conventions collectives

 

Conclusion : Rupture du FP et désillusion. Crise économique qui s’amplifie. Pb guerre d’Espagne. Daladier.

 

 

Partie II - La République, les religions et la laïcité

 

Intro : - De 1801 à 1805 : régime du Concordat en France ; - 1870 : Proclamation de la République (politique par les Radicaux ; Républicains anticléricaux). 1905 : Laïcité, principe fondamental

 

I -   La construction de la République laïque 

A- Le combat de la République contre le cléricalisme

Laïcité*  Cléricalisme* Anticléricalisme*.

France : marquée par le christianisme et par l’anticléricalisme

Radicalisme = mouvement anticlérical ; L. Gambetta : souhaitait la séparation de l’Etat et de l’Eglise.

Laïcité républicaine, divorce, suppression repos dimanche obligatoire.  

 

B- L'école, un enjeu majeur entre l'Etat et l'Eglise 

Ministère de l’instruction publique : souhaite la laïcité dans l’enseignement (autrefois confié aux congrégations religieuses). 

​Lois Ferry et Goblet (1881-1886)

Ecole publique et laïque vs école privé

Loi association 1901: impose le contrôle des congrégations religieuses

Opposition des catholiques à l’expulsion des congrégations

​

II - La loi de 1905, la séparation de l'église et de l'Etat

A- Une lutte parlementaire

Radicaux + soutien socialistes = gouvernement du « bloc des gauches » qui lutte pour la séparation de l’Etat et de l’Eglise

Projet de loi déposé devant l’Assemblée Nationale (25 mars 1905) puis au Sénat

Loi mise en application (1er janvier 1906)

 

B- Les principes de la loi

Loi qui garantit la liberté de conscience + exercice des cultes 

Procédure de séparations des biens (gérés par des associations) 

 

C- Une loi qui se heure à l'opposition catholique

Loi mal acceptée par l’Eglise (Crise des inventaires, rupture Vatican)

Climat s’apaise avec 1GM (catho. et les anticléricaux fraternisent dans les tranchées).

 

III - La laïcité dans la République après 1945

 

A - Laïcité et pratique religieuse en France

Laïcité = principe constitutionnel

Pendant la guerre : retour religion dans l’enseignement puis abrogation loi Vichy.

Evolution religieuse en France : -  déclin de la pratique religieuse dans la pop° ; - 

essor d’une religion exogène (Islam)

 

B - L'école, lieu d'affirmation et de débats sur la laïcité

Cohabitation public / privé. Ecole : devient un enjeu politique (droite vs gauche). Débat sur la question du port des signes religieux

Conclusion - Question religieuse = enjeu politique ; - oppose des principes constitutionnels (liberté d’expression, de conscience et de culte, laïcité, neutralité religieuse, etc.)

 

 

Partie III - La République et les femmes de la la fin du XIXème à aujourd'hui

 

Intro : Les femmes s’engagent dans le combat pour l’égalité, marqué par 3 aspects essentiels : - lutte pour l’égalité politique ; - question de la maternité et de la condition féminine ; - question de la femme dans le monde du travail.

 

I-  La lutte pour l’égalité politique

A- Une conception de la femme opposée à l’égalité sexuelle​

La femme vue par les hommes politiques en 3 éléments:

- Le rôle social de la femme est celui d'être mère et épouse.

- La femme serait intellectuellement inférieure aux hommes

- La femme a une dimension sacrée.

 

B-    Un combat incarné par des femmes : les suffragettes

​​Permet aux femmes d’exprimer leur égalité et d’obtenir le droit de vote

Quelques femmes s’engagent dans la lutte

Un débat parlementaire se heurte au conservatisme des sénateurs

La participation active des femmes lors de la guerre joue en leur faveur

 

C- De l'égalité politique à la parité

De Gaulle affirme que la République garantira l’égalité de « tous les hommes et de toutes les femmes » (septembre 1942)

21 avril 1944 : Comité Français de Libération Nationale accorde le droit de vote aux femmes

En 2000, une loi impose la parité des candidatures pour les scrutins (parité électorale à parité des élus)

 

II- Les femmes dans la vie économique

 

A - Le travail des femmes, un phénomène ancien

Des femmes nombreuses à travailler, souvent cantonnées dans des fonctions subalternes

 

B - Une nouvelle place dans le monde du travail (1960-2010) 

Féminisation du travail

Cependant : beaucoup de préjugés

Inégalité salaire

 

III - La lutte pour l’émancipation des femmes et la condition des femmes

 

A - Une tradition et des lois qui ont maintenu les femmes dans une situation d'infériorité. 

Dépendance des femmes vis-à-vis des hommes (juridiquement et culturellement)

1960-1980 : - libération sexuelle ; - égalité de la femme dans le couple et la société

 

B - La lutte féministe pour la libération sexuelle et l'égalité sociale.

Légalisation contraception + avortement

Ne plus être soumise à l’homme

Planning familial (1960)

Mouvement de Libération des Femmes (1970) : international

Pilule contraceptive (Loi Neuwirth et loi Veil)

3 lois de départs : - égalité professionnelle ; - égalité couple ; - féminisation du nom des professions

Depuis 1986 : encore + de lois = renforce l’égalité hommes-femmes et parité sociale

 

Conclusion - condition des femmes en amélioration grâce à leur combat ; - égalité des droits ; - parité politique et sociale.

 

Dates clés

1850 : loi Falleux

1870 : Proclamation de la République

1881 : loi neutralité dans l’enseignement

1882 : loi non-confessionnalité dans l’enseignement public

1884 : loi divorce

1886 : loi laïcité du personnel enseignant

1892 : droit de vote des femmes en Nouvelle-Zélande

1901 : loi association

7 juillet 1904 : loi interdisant les congrégations enseignantes

1905 : séparation de l’Etat et de l’Eglise

1913 : Droit de vote des femmes en Europe du Nord

1929 : crise économique

1935 : Création Front Populaire

Mai-juin 1936 : victoire du FP, gouvernement Blum, grèves joyeuses Accords de Matignon

11 et 12 juin 1936 : lois emblématiques du FP

Eté 1936 : premiers congés payés pour les ouvriers (15 jours)

1937 : + de  800 000 chômeurs / crise économique qui s’amplifie

1938 : fin du FP / gouvernement de Daladier

Septembre 1942 : De Gaulle affirme l’égalité des sexes

21 avril 1944 : droit de vote des femmes en France (application en Avril 1945 aux municipales)

Octobre 1945 : élections législatives / 33 femmes sont à l’Assemblée

1958 : Constitution : République Laïque

1959 : loi Michel Debré

1960-1980 : lutte des femmes (libération sexuelle + égalité dans le couple et dans la société)

1960-1961 : 1ère pilule contraceptive sur le marché

1967 : loi Neuwirth

1970 : Mouvement de Libération des Femmes (MLF)

Avril 1971 : manifeste des « 343 salopes »

1975 : loi Veil

1972 : loi « travail égal, salaire égal »

1981 : F. Mitterrand élu

1983 : loi égalité professionnelle

1984 : loi Savary

1985 : loi égalité dans le couple
1986 : loi féminisation du nom des professions
1989 : débat sur le port du voile
1993-1994 : loi Bayrou
6 juin 2000 : loi parité pour les scrutins
2003 : création d’un conseil français du culte musulman
15 mars 2004 : loi contre le port de signe religieux dans l’enseignement public

 

Notions clés :


Révolution industrielle : Passage d’une société principalement agricole à une société principalement industrielle.
Taylorisme : organisation scientifique du travail pour un meilleur rendement.
Laïcité : Séparation entre l’Etat et l’Eglise,  vise à supprimer l’influence des communautés religieuses dans la vie publique.
Cléricalisme : Prédominance de la religion et des communautés religieuses sur la vie politique et les institutions publiques.
Anticléricalisme : Opposition à l’influence des religions sur la vie publique 

 

 

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​Liens:

La République de l'Entre-deux-guerres: Victorieuse et fragilisée http://muides2.free.fr/smart.jpg

 

 

 

 

II - La République, les religions et la laïcité

 

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Rédigé par M. Orain

Publié dans #Cours de première

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Publié le 13 Décembre 2017

Commentaire de documents: 

Sujet: "La gouvernance économique mondiale depuis 1975

 

 

Consigne: A partir des éléments du texte, vous rappellerez les principales réalisations en terme de gouvernance mondiale depuis 1975, puis vous direz pourquoi 'le besoin des institutions internationales n'a jamais été aussi grand [...] mais la confiance qui leur est accordée n'a jamais été aussi faible".

 

Doc. 1 Le point de vue de Joseph Stiglitz

C’est (…) un lieu commun d’observer que la mondialisation se développe et qu’il en résulte une intégration plus grande des pays du monde qui, du coup, se rapprochent les uns des autres. (…). A mesure que cette économie mondiale se renforce, la nécessité de l’action collective se fait de plus en plus pressante. (…)

Le problème est que cette action collective exige des mécanismes de prises de décision, que nous pouvons nommer « gouvernance », pour exister. Mais le système international qui s’est développé depuis des décennies (…) est un système de gouvernance globale sans gouvernement global. Ainsi, alors que nous manquons à l’évidence d’un système complet de gouvernement global, semblable à celui que l’on peut observer au plan national ou local dans un pays, il existe cependant un réseau complexe d’arrangements internationaux, qui, pris ensemble, forment la gouvernance mondiale. Ce réseau comprend de nombreux traités internationaux (par exemple celui de Kyoto) et un ensemble de lois internationales, plusieurs traités comprenant en outre des mécanismes de prise de décision. Qui plus est, de nombreuses décisions touchant à l’économie mondiale sont prises dans le cadre des institutions internationales du système des Nations Unies, notamment le Fond Monétaire International (FMI), la Banque mondiale et l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Le problème vient de ce que, faute d’un véritable gouvernement mondial, ces institutions sont gravement défaillantes. (…)

Le besoin des institutions internationales telles que le FMI, la Banque mondiale et l’OMC n’a jamais été aussi grand, mais la confiance qui leur est accordée n’a jamais été aussi faible.

Joseph Stiglitz (prix Nobel d’économie 2001) , La gouvernance mondiale est-elle au service de l’intérêt général global ?, 2006

1 Ad hoc

Document 2 :Des « G  pour quoi faire ?    

 

Introduction

Présenter les documents.

Joseph Stiglitz est un économiste Etats-Uniens, prix Nobel d'économie en 2001.Il représente le courant du nouveau keynésianisme, s'opposant ainsi au courant dominant, celui des néo-libéraux incarné par Milton Friedman notamment. Il a critiqué avec virulence la gestion de la Banque mondiale et du FMI. 

Le deuxième document est une carte des pays membres des "G", c'est à dire le G8 (les puissances de la Triade + la Russie), le G77 (essentiellement des pays pauvres) et le G20 (composé essentiellement des BRICS).

Définir les termes du sujet:

Distinguer  une "gouvernance" qui est une prise de décision par consensus (schéma horizontal) et un "gouvernement" qui est une décision hiérarchique (schéma vertical).

Rappeler les accords de Bretton-Woods en 1944, le dollar est la seule monnaie convertible en or. Ce système s’achève en 1971. Le dollar devient alors une monnaie flottante. Création du FMI et de la banque mondiale après guerre pour encadrer l'économie et lui permettre de se développer.

Chronologie sommaire

1947 : Création du GATT pour favoriser le libre-échange.

1963 : Création du G77 à l’ONU

1973 : Une crise économique liée à un choc pétrolier touche les pays du Nord.

1995: L'OMC remplace le GATT.

 

Problématique possible: Y-a-t'il un réel intérêt pour les puissances de la triade ou des BRICS à trouver un consensus pour une réelle gouvernance mondiale ?

 

I : Une gouvernance mondiale dans un Nord en Crise

A- La croissance des NPI puis des BRICS

Les nouveaux pays industrialisés :

  • Japon (dans les années 1960) puis la naissance des dragons (Hong-Kong, Singapour, Taïwan, Corée du Sud) dans les années 1980 puis des Tigres (Indonésie, Viet-Nam, Philippines…) dans les années 1990.
  • Les BRICS : Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud ne sont pas simplement des pays ateliers. Ils deviennent vite des puissances émergeantes incontournables pour leurs matières premières et la taille de leur marché intérieur.

B- Un affaiblissement des Etats qui se regroupent.

Ronald Reagan (1980-1988) et Margaret Tatcher (1979-1990) mettent en œuvre une politique néolibérale. Cette politique limite l’intervention de l’état en matière économique et sociale. Cela entraîne une baisse des impôts et une dérégulation des échanges.

 

Les Etats tendent alors à se regrouper.

  • Expansion de la CEE (qui devient UE en 1992)
  • Création de l’ALENA
  • MERCOSUR
  • ASEAN

 

Les accords bilatéraux se multiplient au dépend des grands accords internationaux. L'accord de Kyoto sur la réduction des émissions de CO2 est une exception (il a été signé par 123 états et n'a pas été signé par les Etats-Unis et renié par le Canada qui a préféré continuer l'exploitation polluante des sables bitumineux).

 

Par l'intermédiaire de l'OMC les Etats peuvent désormais porter plainte sans passer par les justice des Etats. C'est un des points de friction pour un éventuel accord TAFTA entre les Etats-Unis et l'UE.

 

C- L'affirmation des acteurs non étatiques

Certaines firmes transnationales (FTN) sont désormais plus puissantes que des états. D'un autre côté certains pays n’arrivent plus à rembourser leurs dettes (ex : Mexique en 1982, Argentine en 2014).

Les FTN d'fendent leurs intérêts et leur stratégie mondiale notamment leur du forum économique mondial qui a lieu à Davos (Suisse). Ils dont un lobbying important (notamment auprès du parlement européen)

A l'opposé les altermondialistes* se sont organisés et ont leur propre forum mondial, le "forum social mondial" né à Porto Allegre (Brésil) en 2001 et qui depuis 2006 change fréquemment de lieu (Nairobi, Dakar, Tunis en 2015)

Ce forum répond à de nouveaux enjeux apparus récemment comme la gestion des ressources naturelles (eau, énergie), la lutte contre le réchauffement climatique, la nouvelle Division Internationale du Travail (DIT)

 

II- Les organismes de gouvernance mondiaux

Les pays en difficultés peuvent demander une aide financière au FMI

A - Le Fond Monétaire International (FMI)

Le FMI incarne la dérégulation financière mondiale. Le FMI prête de l’argent en échanges de « plans d’ajustements structurels » drastiques (issus du consensus de Washington).

  • Déreglementations
  • Privatisations
  • Libéralisation du commerce extérieur
  • Baisse du nombre de fonctionnaires.

 

Ces directives sont perçues comme une atteinte à la souveraineté de l’Etat.

 

B- Le G6-7-8-20-77

 

1975 : Création du G6 (France, RFA, Italie, Japon, Etats-Unis, Royaume-Uni)

1976 : Le Canada rejoint le groupe qui forme désormais le G7.

1990’s : La Russie rejoint le groupe qui forme désormais le G8

2014 : Exclusion (temporaire ?) de la Russie, retour du G7.

 

C’est une forme de « gouvernement économique mondial » perçu comme un « club de riches » par le G77 et les groupes altermondialistes. Pour autant les consensus sont rares entre des puissances essentiellement concurrentes.

 

La création du G20 en 2008 est censée permettre une plus grande ouverture aux pays du Sud dans la gouvernance mondiale.

C- L’Organisation Mondiale du Commerce (OMC)

 

La fin de la guerre froide marque la victoire du modèle capitaliste sur le modèle communiste soviétique. L’extension du modèle libéral tend à une intensification du libre-échange mondial.

L’Organisation Mondiale du commerce est créée en 1995 (remplace le GATT). Cette organisation a pour objectif de fixer des règles commerciales internationales et de faire baisser les tarfis douaniers. Cette organisation comporte 153 pays en 2013. Elle se retrouve aujourd'hui bloquée par la difficulté de trouver un consensus entre des pays qui ont des intérêts divergents.

- Pays du Nord: Déjà industrialisés ces pays recherchent une maîtrise des coûts environnementaux du développement (réduction du CO²) et une progression sociale (hausse coût du travail dans les pays du sud) pour éviter une concurrence jugée parfois déloyale.

- BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud associés depuis 2011): Ces pays émergents n'ont pas intérêt à voir leur croissance réduite par des contraintes trop fortes (émissions de CO², droit du travail plus protecteur etc.)

- Pays du Sud: Les pays du Sud sont parfois en marge de la mondialisation (notamment les PMA*). Ils subissent aussi souvent le plus les contraintes liés au réchauffement climatiques (îles du pacifique et Bangladesh sont susceptibles d'être en grande difficulté en cas de montée du nivau des océans. Ce sont aussi souvent les pays les plus instables (terrorisme, dictature, conflit armés). Ils souhaitent une aide plus forte des pays du Nord pour assurer leur développement. Ils sont aussi favorable à une baisse des tarifs douaniers pour l'exportation de leur matières premières et produits agricoles (coton, banane...)

Souvent ces pays se regroupent en pôle d'intérêt sur des sujets précis:

Ex: -Pays Afrique/Caraïbes et Pacifique

Ou ces groupes reprennent des entités internationales déjà présentes:

- UE, Mercosur

 

Conclusion

 

L'organisme qui paraît le plus légitime pour une gouvernance mondiale est l'ONU. Mais les grandes conférences mondiales organisées sont souvent symboliques et sans réformes de fond.
 

Réponse à la problématique: Il n'y a pas de réel intérêt à trouver une gouvernance mondiale car les pays qui souffrent le plus de la mondialisation sont les pays du Sud (PMA) et ceux qui ont le plus de pouvoir dans cette gouvernance sont les pays du G20 (Triade + Brics) 

1992 : Sommet de la terre à Rio
2009:  Echec du sommet de Copenhague.

 

Notation sur 8

- 8 points: élève qui analyse vraiment les documents grâce à de solides connaissances. 
- 6 points: élève qui analyse le document mais sans apporter de solides connaissances. 
- 5 points: récitation avec "citations-alibis".
- 4 points: élève qui récite parfaitement son cours, sans utiliser le document.
- 3 points: paraphrase intelligente qui répond à la consigne. 
- 2 points: paraphrase "idiote".
- 1 point: mauvaise volonté, prix de l'encre, 

 

Cours

- Chapitre 8 : Une gouvernance économique Mondiale depuis le sommet du G6 de 1975http://muides2.free.fr/smart.jpg 

 

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Rédigé par M. Orain

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Publié le 10 Décembre 2017

 

Corrigé de la composition:

La mondialisation : Acteur, flux, débats.

 

Les attentes:

- Une intro qui définit au minimum la mondialisation, et si possible les autres termes du sujet, avec une problématique (il y aura sûrement de la souplesse au bac sur ce point pour les S...) et une annonce de plan
- Pour les acteurs : les trois types (privés, publics et société civile), avec des exemples précis et l'évocation de la DIT.
- Pour les flux : une petite typologie des flux avec leurs directions et quelques explications
- Pour les débats : une présentation équilibrée des débats entre défenseurs et adversaires de la mondialisation (altermondialisme, démondialisation)
 
 
Exemple de composition possible

La mondialisation (aussi appelée globalisation) est un processus ancien d'intégration des marchés et de rapprochement des hommes. Cette évolution est issue de la libéralisation des échanges (de biens, de main-d'œuvre et de connaissances) et des retombées des technologies de l'information et de la communication à l'échelle planétaire.

Cette mondialisation transforme les grands équilibres économiques mondiaux. La suprématie Etats-Unienne paraît ainsi remise en cause par la montée des puissances émergentes. Cette évolution va-t-elle conduire inéluctablement vers un monde réellement polycentrique ?

 

I - Les Etats: Une grille en trompe l'oeil de la mondialisation.

Une lecture rapide des flux mondiaux (quantité déplacée sur un support physique : personnes, marchandises, immatériel) pourrait conduire à une analyse erronée de la situation actuelle.

La distribution spatiale des déplacements (Quels sont les axes les plus empruntés…) semble montrer une domination écrasante de la triade: UE/Japon/Etats-Unis. Ce sont en effet les centres d'impulsion de ces échanges. Les 80 000 firmes Transnationales (FTN) sont les principaux agents de la mondialisation. A elles seules elles réalisent 25% du PIB mondial, emploient 75 millions de personnes et sont essentiellement issues de la triade.

Pourtant les puissances émergentes (Chine, Inde, Russie, Brésil, Afrique du Sud...) jouent un rôle non négligeable (par leur taille, leur population, leur croissance) dans la réorganisation du système-monde. La Chine est devenue cette année la première puissance économique, peut-on encore parler de puissance "émergente ?" Inversement la puissance de la Russie dépend essentiellement de l'extraction de gaz ou de pétrole (ressources primaires). A ce titre elle semble plus correspondre aux puissances pétrolières comme l'Arabie Saoudite et montre sa dépendance vis-à-vis des investissements occident en cette période de crise Ukrainienne.

De même après la formidable croissance économique des Dragons (Hong Kong, Taïwan, Singapour et surtout la Corée du Sud) dans les années 1980 on pouvait penser au même succès pour les "tigres" asiatiques (Indonésie, Viêt-Nam notamment).Ces pays sont devenus pour la plupart des pays ateliers comme le Mexique pour USA. Aujourd'hui ces puissances paraissent surtout fragiles dans leur développement (crise Mexicaine dans les années 1980, Indonésienne dans les années 1990, Argentine en 2014). Elles sont pénalisées par des infrastructures (et donc des réseaux) souvent peu fiables et parfois par des régimes moins stables. La division internationale du travail (DIT) reste néanmoins une réalité parfois douloureuse pour les populations locales. 

- Les trous noirs: Certains états poussent leur désir de se montrer attirants pour les IDE (Investissement DIrect Etrangers) jusqu'à se transformer en paradis fiscaux. Avec la crise la pression s'accentue pour qu'ils échangent un minimum d'informations avec les Etats émetteurs. 

Les grilles de lecture étatiques du monde paraissent donc aujourd'hui peu fiables par rapport à la complexité des échanges liés à la progression de la globalisation.

 

 

II - Les nouvelles échelles de compréhension de la mondialisation.

- Les villes-monde qui sont de grandes métropoles qui interagissent entre elles (New-York, Tokyo, Londres, Paris). Les réseaux sont essentiels pour canaliser les flux (de marchandises ou immatériels) liés à la mondialisation. A bien des égards Paris peut être plus proche de Londres (temps de trajet, vitesse des données et des échanges) que de Toulouse ou Brest. Ce n'est donc plus la distance qui est pertinente (et donc le territoire des Etats) mais le temps qui permet d'écouler les flux.

- Les Etats eux-mêmes ont perçu ce changement d'échelle et s'organisent en fonction de leur puissance et de leurs intérêts à travers des institutions mondiales (ONU, FMI, OMC...) ou en  multipliant les organisations continentales (UE, Alena, Mercosur, APEC, ASEAN...) pour gagner en puissance.  Les flux intrazones prennent une importance de plus en plus grande.

-Les frontières étatiques tendant à s'estomper les logiques de réseaux, elles, se multiplient. Les flux migratoires progressant (hausse des transports) ils entraînent des regroupements communautaires d'entraide (diaspora juive, chinoise, arménienne). De même la globalisation entraîne une prise de conscience collective que les problèmes ne sont pas confinés dans les frontières étriquées des Etats. La première alerte ayant eu lieu en 1986 avec l'explosion de Tchernobyl et son nuage radioactif. Depuis les réseaux associatifs et les ONG (Amnesty, Greenpeace, Max Havelaar...) se sont multipliées. Elles essaient de se faire entendre sur les grands débats de société.

Les acteurs sont donc de plus en plus nombreux

 

 

III - Vers un nouveau modèle sociétal ?

La chute du monde communiste a entraîné une victoire écrasante d'un modèle de société capitaliste. L'individualisme, la consommation ont semblé aller de pair avec la liberté et le progrès social.

La mondialisation a eu des aspects positifs incontestables:

- Un accès plus facile à la culture

- Une coopération scientifique internationale dans de multiples domaines (climat, alertes, recherche)

- Un développement des soins (campagnes de vaccination par ex)

- Secours d'urgences et diffusion de l'information.

- Une baisse du nombre de personnes touchées par la faim (1 sur 2 en 1950 contre 1 sur 8 aujourd'hui.

 

Mais ce processus est aussi vivement critiqué pour les inégalités flagrantes qu'il entraîne. 

Pour autant on assiste aujourd'hui à une remise en question du modèle néo libéral qui a été inspiré par M.Friedman et mis en place notamment par Ronald Reagan et Margareth Tatcher dans les années 1980.

L'uniformisation des cultures liée à la mondialisation entraine des conservatismes et des résistances. La naissance du terrorisme islamiste entraine - de fait- la mise a l'écart d'une immense région allant de la Mauritanie à l'Afghanistan qui semble bien loin de la globalisation. Peut-on en effet encore parler de "mondialisation" quand l'Afrique (peuplée de bientôt 1 milliard d'habitants) représente 1% du commerce mondial ?

L'arrivée d'un modèle chinois inédit de capitalo-communisme comme première puissance mondiale montre que l'on peut avoir une réelle réussite économique sans respect des libertés fondamentales. 

La crise financière de 2008, encore très prégnante en Europe notamment montre la fragilité d'un système économique qui se pensait invulnérable au delà des crises cycliques habituelles (juglar, Kondratieff etc.). Elle pousse les citoyens à rejeter les spéculations à court terme et la recherche du profit pour les actionnaires au détriment des salariés.

La DIT est décriée comme injuste et déloyale vis-à-vis des salariés du Nord. L'immigration est fréquemment rejetée comme facteur d'instabilité sociale. Les protectionnismes semblent ressurgir, l'idéal européen est parfois rejeté. Les altermondialistes cristallisent ce rejet mais peinent à présenter une réelle alternative politique crédible.

 

 

Conclusion

Démerdez-vous tout seul pour essayer de comprendre un monde pareil. Moi je dois être trop vieux. 

Bon allez, je suis sympa je vous fais une ébauche de conclusion.

Si les Etats-Unis restent la puissance la plus complète actuellement, la mondialisation semble d'une certaine manière rebattre les cartes de l'économie mondiale. La prédominence des FTN peut faire craindre une domination de l'économique sur le politique. L'essor d'une société basée sur le numérique peut aussi faire craindre une fracture de plus en plus forte entre les personnes y compris à l'intérieur même des Etats.

 

Notation sur 12

12 : La copie répond de façon argumentée et structurée, dans un bon français, et avec des exemples approfondis (plus de trois lignes) à une problématique solide sur le sujet, la forme de la composition est particulièrement bien maîtrisée. Il montre une certaine maîtrise du raisonnement historique ou géographique.

11: La copie répond en bon français au sujet avec une problématique et un plan approfondis et des exemples approfondis, la forme complète de la composition est bien maîtrisée.
10 : La copie répond en bon français au sujet avec une problématique et un plan approfondi et des exemples assez nombreux et développés, les subtilités de la forme de la composition apparaissent (chapeau, conclusions partielles)
9: La copie répond au sujet avec une problématique et un plan approfondi et des exemples assez nombreux et développés.
8: La copie répond au sujet avec une problématique et un plan plus approfondi et des exemples assez nombreux.
7 : La copie répond au sujet avec une problématique et un plan basique et des exemples assez nombreux.
6 : La copie répond au sujet avec une problématique et un plan basique et des exemples basiques.
5 : La copie répond médiocrement au sujet : on est à la limite du hors-sujet, mais il y a des exemples montrant un apprentissage.
4 : La copie est hors-sujet mais a des connaissances et essaye de faire une composition
3 : La copie est hors-sujet et sans connaissance, médiocre respect de la forme de l'exercice
2 : La copie n'est pas une composition
1: La copie est indigente : 10 lignes de texte...
 
 
Le cours
 
- 80 000 firmes Transnationales (FTN) sont les principaux agents de la mondialisation. A elles seules elles réalisent 25% du PIB mondial, emploient 75 millions

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Rédigé par M. Orain

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Publié le 5 Décembre 2017

Eloge de la démocratie par Périclès

 

« Notre constitution politique n'a rien à envier aux lois qui régissent nos voisins ; loin d'imiter les autres, nous donnons l'exemple à suivre. Du fait que l'État, chez nous, est administré dans l'intérêt de la masse et non d'une minorité, notre régime a pris le nom de démocratie. En ce qui concerne les différends particuliers, l'égalité est assurée à tous par les lois ; mais en ce qui concerne la participation à la vie publique, chacun obtient la considération en raison de son mérite, et la classe à laquelle il appartient importe moins que sa valeur personnelle; enfin nul n'est gêné par la pauvreté ni par l'obscurité de sa condition sociale, s'il peut rendre des services à la cité. La liberté est notre règle dans le gouvernement de la république et, dans nos relations quotidiennes, la suspicion n'a aucune place ; nous ne nous irritons pas contre le voisin, s'il agit à sa tête ; enfin nous n'usons pas de ces humiliations qui, pour n'entraîner aucune perte matérielle, n'en sont pas moins douloureuses par le spectacle qu'elles donnent. La contrainte n'intervient pas dans nos relations particulières ; une crainte salutaire nous retient de transgresser les lois de la république ; nous obéissons toujours aux magistrats et aux lois, et, parmi celles-ci, surtout à celles qui assurent la défense des opprimés et qui, tout en n'étant pas codifiées, infligent à celui qui les viole un mépris universel. »

 

Thucydide, Histoire de la guerre du Péloponnèse, II, 36-43, V` siècle av. J.-C.

 

Sujet : « Après avoir présenté le document (nature, date, auteur, contexte) vous expliquerez en quoi Périclès présente un discours orienté (non neutre) de la démocratie et en quoi il peut être remis en cause».

 

Ce document est un discours prononcé par Périclès, grand stratège Athénien, en l'honneur des soldats morts au combat, durant la guerre du Péloponnèse (conflit opposant Athéniens et Spartiates). Cette traduction, issue du livre II de l'histoire de la Guerre du Péloponnèse, écrit en 423-411 avant JC, est l'oeuvre de Thucydide, historien Grec réputé considéré comme l'un des plus grands et le premier à expliquer les évènements par la raison, en les distinguant de la Mythologie et de l'intervention des Dieux. Périclès, tente, de démontrer les avantages de son système politique. En effet ce système est unique à l'époque et est donc décrié.

 

 I - Bases du système démocratique

Pour Périclès, la démocratie « sert les intérêts de la masse des citoyens et pas seulement d'une minorité » à la différence d'un régime oligarchique (où d'un seul homme pour une tyrannie. Ce système repose sur trois critères fondamentaux: l'égalité devant la loi (isonomie), l'égalité de pouvoir (isocratie) et l'égalité de parole (isagoria)

A Athènes, il s'agit d'une démocratie directe. Périclès le rappelle en disant que « nous intervenons tous personnellement dans le gouvernement de la cité au moins par le vote ou même en présentant à propos nos suggestions ». En effet, tous les 10 jours environ, les citoyens se réunissent en assemblée (L'Ecclésia ) sur la colline de la Pnyx pour décider de toutes les affaires importantes et voter les lois à main levée. Chaque citoyen dispose d'une entière liberté de parole (et du même temps) et peut proposer des amendements sur les projets de lois, proposés par la Boulé.

Celle-ci est un conseil de 500 membres, choisis par tirage au sort pour un an. Elle prépare les séances de l'Ecclésia, fait appliquer ses décisions et surveille les magistrats.

Deux tribunaux se partagent les affaires de justice : L'aréopage ( dirigé par les archontes qui juge les meurtres ) et l'Héliée, composé de 6 000 citoyens tirés également au sort pour un an. Les désignations des bouleutes et héliastes par tirage au sort donne à tous les citoyens des chances égales d'exercer des fonctions politiques.

Enfin, les magistrats veillent à l'exécution des lois. Les plus importants sont les dix stratèges qui dirigent l'armée et la politique extérieure d'Athènes. Par contre, ces stratèges étaient selon Périclès « désignés selon leur mérite plutôt qu'à tour de rôle ». En effet, il était vital pour la cité de désigner les citoyens les plus compétents pour les fonctions majeures, aussi les stratèges sont-ils élus par l'Ecclésia pour un an renouvelable.

 

II -  Périclès présente-t-il un discours réaliste ?

 

Périclès le proclame « nous sommes égaux devant la loi ». En effet, à Athènes, l'égalité est assurée en droits, juridiquement, c'est l'isonomie. Les citoyens qu'ils soient riches ou pauvres, bénéficient de droits politiques et civils et ont les mêmes devoirs. Seul « le mérite » peut introduire des distinctions dans ce système, d'où l'élection des stratèges plutôt que leur tirage au sort.

Mais cela n'est pas vrai pour tous les Athéniens. La citoyenneté n'est accordée qu'à une faible minorité de la population. Les femmes, les métèques, les esclaves en sont exclus.

Seul un quorum de 5000 personnes assiste aux débats à l'ecclesia (les ruraux éloignés de la ville ou pour les plus pauvres pouvant difficilement se permettre de perdre une journée de travail, même si le misthos compense en partie cette perte de revenus.

Les Magistratures importantes restent encore, quoiqu'en dise Périclès, réservés aux citoyens les plus riches.

Enfin, les assemblées subissaient l'ascendant de brillants orateurs, ayant reçu une éducation coûteuse (cours de rhétorique). Aussi, dans une cité où l'art de la parole était prépondérant, l'égalité entre tous les citoyens était en partie théorique. Sans compter la présence d'une certaine démagogie, voire d'une corruption possible.

 

III- Un régime hors normes

 

Le système Athénien reste exceptionnel d'égalitarisme pour l'époque. Même si certains sont exclus du système ils ne sont pas pour autant complètement oubliés. Ainsi ils participent à la vie religieuse (grandes panathénées) qui fait partie intégrante de la vie civique. Ces fêtes sont l'occasion d'affirmer l'unité, la grandeur de la cité et de souder l'empire Athénien.

D'après Périclès, Athènes rayonne sur « toute la terre », en réalité plus modestement dans tout le bassin méditerranéen. Elle est un carrefour commercial mais se montre aussi impérialiste à travers la ligue de Délos. Elle vit donc "à crédit" au dépend des autres (Les cités alliées devant un serment d'obéissance, le paiement d'un tribut en argent.

 

Conclusion

Ce document, nous renseigne sur l'idée que les Athéniens avaient de leur système politique et d'eux-mêmes. Ainsi, Thucydide l'Athénien, par la bouche de Périclès, donne une vision idéalisée de la démocratie de sa cité. Ce texte résume les fondements du régime mais en masque les limites et imperfections. 

 

Pour aller plus loin:

- Un résumé du cours

- Le cours en version TBI  http://muides2.free.fr/smart.jpg 

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Rédigé par M. Orain

Publié dans #Cours de seconde

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Publié le 5 Décembre 2017

Commentaire de document: L’éphèbie à Athènes au Ve siècle av. J.C.

 

 

     " Les jeunes gens sont inscrits parmi les membres du dème(1) à l’âge de 18 ans. Au moment de l’inscription, les membres du dème, après serment, prennent leur décision par un vote (...). Cela fait, le conseil (la boulè) soumet les inscrits à un examen [de vérification]. Leurs père (...) élisent les trois citoyens qu’ils estiment les plus honorables et les mieux à même de prendre soin des éphèbes (...). Ces chefs, après avoir réuni les éphèbes, commencent par faire avec eux la tournée des sanctuaires, puis se rendent au Pirée où ils tiennent garnison (...). Le peuple nomme aussi à main levée deux instructeurs et des maîtres qui leur apprennent à se battre comme hoplites, à tirer à l’arc, à lancer le javelot, à manœuvrer la catapulte. Il est alloué aux éphèbes 4 oboles par tête. (...) Ils passent ainsi la première année de l’éphébie. La seconde année, une assemblée du peuple est tenue au théâtre et les éphèbes y sont passés en revue. Ils reçoivent alors de la cité un bouclier rond et une lance, effectuent des rondes militaires et tiennent garnison dans les forts (...). A l’expiration des deux années, ils sont désormais confondus avec les autres citoyens ".

(1) dème, plus petite division administrative de l’Attique.

Aristote, La Constitution des athéniens, 42, 1-5, vers 330 av. J.-C.

 

 

Sujet : « Après avoir présenté le document (nature, date, auteur, contexte) vous expliquerez en quoi le concept d’éphébie permet d’intégrer la jeunesse au  fonctionnement du système démocratique».   

 

Ce document est un extrait d’une œuvre littéraire, "La constitution des athéniens ", qui est un traité politique rédigé par Aristote vers 330 av. J.-C. Aristote est un de plus grands philosophes de la Grèce Antique. Une constitution est le texte qui encadre les lois. C'est donc la loi fondamentale dela cité. 

Un éphèbe est un jeune homme athénien qui accompli son service militaire ou éphèbie, entre 18 et 20 ans, pour devenir citoyen. La première année l’éphèbe reçoit une instruction militaire, la seconde il doit tenir garnison dans des forts.

La Boulè est un conseil permanent de 500 citoyens tirés au sort chaque année parmi l’ensemble des citoyens. Cette institution est chargée de préparer les séances de l’assemblée des citoyens, et de contrôler les magistrats. D’après ce texte elle vérifie également que les jeunes éphèbes remplissent bien les conditions pour devenir citoyens, c’est à dire être fils d’un père citoyen et d’une mère fille de citoyen.

L’assemblée du peuple (ou des citoyens) porte le nom d’Ecclesia.

Athènes est une cité démocratique, c’est à dire que le pouvoir appartient au peuple. En effet, on observe dans le texte que les décisions sont à tous les niveaux prises démocratiquement à la suite d’un vote : les membres du dème prennent leurs décisions par un vote ; les pères des éphèbes élisent les trois citoyens qui seront les chefs des éphèbes, et le peuple élit de son côté des citoyens chargés de l’instruction militaire des éphèbes.

Ainsi le pouvoir démocratique est aux mains des hommes à travers l'obligation de l'éphebie. Etonnant quand on sait que dans la mythologie Grecque les femmes peuvent être soldats avec les Amazones ou même prendre le pouvoir dans le théâtre d'Aristophane: "L'assemblée des femmes".

Les valeurs mises en avant sont donc avant tout celles de devoir (faire la guerre), de solidarité (les hoplites doivent rester soudés) avant celles de l'intelligence ou de la ruse (comme dans l'enseignement d'Homère). 

Un jeune homme qui n'obéirait pas à ces règles peut être exclu de la citoyenneté devant l'ensemble des citoyens "La seconde année, une assemblée du peuple est tenue au théâtre et les éphèbes y sont passés en revue". Une honte suprême que chacun voudra éviter.

Ce système permet aussi de créer un lien entre les générations. Les éphèbes sont redevables aux anciens de leur formation. Ils doivent les respecter pour pouvoir être intégrer ensuite à la cité.

Si les citoyens sont égaux en droits (isonomie) ils ne sont pas égaux socialement (même dans la guerre). Ainsi, les soldats n'auront pas la même affectation en fonction de leur richesse. Les pauvres iront dans la marine, les classes moyennes seront hoplites, les riches dans la cavalerie.  

 

 

Pour aller plus loin:

- Un résumé du cours

- Le cours en version TBI  http://muides2.free.fr/smart.jpg

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Rédigé par M. Orain

Publié dans #Cours de seconde

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