Publié le 7 Juin 2017

 

 

carte

 

Le Japon

日本 

 

 

 

 

Smart Notebook pour tableau blanc interactif (TBI) ,

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Le cours complet pour tableau blanc interactif (TBI) 

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Objectifs

- comprendre l’organisation du territoire japonais et en connaître ses grands repères.

- comprendre les bases de la puissance japonaise

- comprendre le fonctionnement de l’économie et de la société japonaise et leur rôle dans le fondement de cette puissance.

- donner quelques clés de compréhension de la situation internationale actuelle.

 

Problématique

Quelle particularité permet au Japon d'avoir connu un tel redressement après 1945 .Comment l’économie japonaise peut-elle être à la fois puissante et fragile sur un territoire aussi difficile ?

 

Vocabulaire

Archipel, polders, mégalopole, conurbation, conglomérats, shogun, ainou.

 

Introduction

4000 îles (archipel) dont 4 îles principales : Honshu, Kyushu, Shikoku, Hokkaïdo.

 

Superficie : 378 000 km² (2/3 de la France)

Population : 128 millions d’habitants (2 fois la France). La mégalopole représente 80 millions de personne (Tokyo 17 millions de personnes)

Densité 337 hab/km²

 

Monnaie : Yen (4ème monnaie mondiale)

 

 

1945 : Année zéro du Japon aujourd’hui la deuxième puissance mondiale.

 

Partie I - Le territoire : un défi aux hommes

Les volcans:

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Mont Fuji

 

 

  • A- Le japon est confronté à de fortes contraintes naturelles sur son territoire :

 

Des milliers de secousses telluriques d’intensité variable (de 4 à 7,3 sur l’échelle de Richter) sont ressenties dans le Japon tout entier chaque année. Par ailleurs, les puissants et ravageurs tremblements du plancher sous-marin génèrent des raz-de-marée appelés tsunamis.  

 

Les plaques et tremblement de terre

Géo Partie II: Thème 3 - DES INÉGALITÉS DEVANT LES RISQUES

 

- Les îles japonaises, formant un archipel, sont toutes montagneuses (le Fuji Yama fait 3776 mètres d’altitude) et ne présentent des surfaces planes que le long des côtes, les plaines littorales. Le relief est un facteur limitant la puissance économique car les aires d’extension sont particulièrement peu nombreuses et toujours étroites.

- Ce relief est une conséquence de la tectonique des plaques, l’archipel nippon est la partie émergée de la chaîne née de la rencontre des plaques asiatique et pacifique. Il en résulte une activité sismique et volcanique importante qui provoque de violents dégâts sur les sociétés et infrastructures japonaises (Kobe 1995).

- Les climats japonais sont séparés par la ligne de crête des massifs montagneux. Au nord-ouest, le climat est tempéré à hiver froid et neigeux, au sud-est le climat est subtropical avec une mousson (fortes pluies durant 1 ou 2 mois) importante. Ces climats sont un défi aux hommes car le froid de l’hiver au nord limite les échanges, la mousson en fait de-même au sud.

- Le littoral sud-est est également touché par des typhons violents et des tsunamis dévastateurs. Les typhons sont des cyclones avec des vents et des précipitations importants (180 km/h, plusieurs mètres d’eau). Les tsunamis sont des raz-de-marée provoqués par des tremblements de terre sous-marins. Ils risquent de détruire les infrastructures littorales.

1/5e des séismes d'une magnitude égale ou supérieure à 6 recensés dans le monde surviennent au Japon 

 

Le séisme de Kōbe en 1995 fit 6 437 morts et 43 792 blessés. Celui du Kantō en 1923 fit lui plus de cent mille morts, occasionnant la destruction par incendie de la plupart des maisons en bois. Le Japon enregistre chaque année environ 20 % des séismes les plus violents dans le monde.

Les dégats peuvent se montrer considérables

 

Géo Partie II: Thème 3 - DES INÉGALITÉS DEVANT LES RISQUES

 

 

  • B- Les populations japonaises se concentrent sur les littoraux,notamment sur la plus grande île, Honshu, dans des baies profondes. La concentration découle du manque d’espace à l’intérieur des terres en raison du relief montagneux, et les fonds de baie permettent de se protéger contre les effets dévastateurs des caprices de la mer.

Il en résulte la formation d’immenses mégalopoles (plusieurs conurbations, question d’échelle) et conurbations (p. 248) qui tentent de gagner de la place en artificialisant les côtes et en gagnant sur la mer en créant des polders (l’aéroport de l’île artificielle de Kansaï).

 

Les japonais vont transformer ces désavantages en qualité.

 

Ex : L’exploitation des terres est difficile donc les japonais se tournent vers la mer

-     Grande flotte de pêche

-     Plus grands ports du monde.

-     On aménage les montagnes (riziculture)

-     On aménage des polders* (terre-pleins, îles artificielles) pour gagner de l’espace.

 



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-     Avoir beaucoup d’îles permet d’avoir une grande zone Exclusive (territoire maritime)

 

 

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-     Le fait d’être une île permet de mieux se défendre (pas d’invasion)

 

L’aménagement du territoire :

Les Japonais vont accentuer leurs qualités plutôt que de corriger leurs défauts :

-        Ex : Développement du Shinkansen à l’intérieur de la mégalopole.

Partie II - La deuxième puissance économique de la planète

 

A- Comment le Japon devient-il une puissance économique ?

  • En 1945, le Japon sort vaincu de la guerre. Son économie est détruite, à l’image de l’ensemble du pays. La perte de son empire le prive de matières premières et énergétiques, les pertes démographiques sont considérables, les villes et industries sont détruites.
  • On parle de miracle économique car en quelques décennies, le Japon se hisse à la tête de l’économie mondiale.
  • Les atouts sont multiples :

- une main d’œuvre docile, dévouée et efficace (travaille dure et efficacement, bien formée)

- des entreprises performantes (grandes, commercialement agressives, beaucoup de recherche, réponses rapides à la demande, adaptabilité)

- l’état soutient activement les entreprises, il est un véritable partenaire.

 

B-  Une industrie tournée vers l’extérieur
  • le Japon possède plusieurs secteurs phares :

 

Un exemple : L'industrie automobile: Quelques firmes japonaises

logo Toyota

 

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Moto: Yamaha, Kawasaki, Honda, Suzuki…  Il n’y a Presque plus de marques européennes ou Américaines (Triomph, Harley Davidson… Aprilia, KTM, Ducati…)

Image, impression: Fuji, Canon, Toshiba…

Banques: Fuji Bank+ Dai-Ichi Kangyo Bank,+Industrial Bank of Japan ont donné la banque Mizhuo

Tokyo mitsubishi Bank…

 

La caractéristique de l’économie japonaise c’est qu’elle est formée de grands Zaibatsu (Mitsibubishi par exemple). Ce sont des conglomérats.

 

 

- importations : alimentation, matières premières, machines et matériels de transports, produits manufacturés.

La balance commerciale a été excédentaire pendant 30 ans jusqu'en 2011.

 

  • les raisons de la délocalisation : l’exportation vers le marché mondial, contournement des quotas (ex : Toyota en France, doc.3, p.254), contourner la hausse du yen (si monnaie forte, peu d’achats), coûts de production moindres, recherche de nouveaux marchés (USA), maintenir la concurrence.
  • Nouveau rôle du Japon dans la zone pacifique :

- modèle pour les NPI

- cœur des échanges et stimulateur d’une zone en développement

partenaire privilégié et tissant des liens étroits au détriment de l’occident

C-  Une puissance culturelle

1868 : Ere Meiji. Ouverture au monde.

-        Religion Shintoïste. Les Japonais ont un rapport particulier à leur environnement.

-        Philosophie confucéenne (Confucius) : Soumission à l’ordre, la hiérarchie, l’état.

Cela explique des comportements qui peuvent paraître étonnant aux occidentaux (Hara-kiri, kamikaze, fierté de l’entreprise, sens du sacrifice…).

 

Etude de cas : Le dessin animé

 

 

1960’s : Pas de dessin animé japonais hors du territoire.

 

1970’s : On adapte des histoires européennes (Heidi, Candy, Ulysse plus tard) pour les vendre sur les autres continents. Les dessins animés coûtent moins cher (économie de dessins) et parlent autant aux japonais qu’aux européens.

 

Heidi

 

 

Ulysse 31(à partir de 1981) Une série Franco-Japonaise

 

 

1980’s : Les japonais arrivent à imposer aussi leur culture. Goldorak, Cat’s Eyes, Olive et Tom, Jeanne et Serge….

Goldorak, une série essentiellement Japonaise créée en 1975, apparue en France à partir de 1978

 

2 principes de base : La solidarité entre membres d’une même équipe. La technologie comme source de progrès.

Olive et Tom, une série créée en 1983 mais qui connait le succès en France dans les années 1990

 

1990-2000 : Arrivée de la culture Manga. Choc culturel (violence des images : Dragon Ball, Yu-Gi -oh !, Naruto…). Pas d’opposition des européens car ils n’ont plus d’industrie du dessin animé.

Dragon Ball diffusé de 1989 à 1996

 

2000-2010 : Les Japonais dépassent le cadre du dessin animé et commencent à avoir un grand succès : « Akira », le premier sorti en France en 1991

Akira (アキラ?) est un film d'animation japonais de 1988, de Katsuhiro Ōtomo, adapté du manga éponyme.

« Le tombeau des lucioles »

Le Tombeau des lucioles (火垂るの墓Hotaru no Haka?litt. « la tombe des gouttes de feu ») est un film d'animation japonais de Isao Takahata du Studio Ghibli, sorti en 1988. Il est adapté de la Tombe des lucioles, nouvelle semi-autobiographique écrite en 1967 par Akiyuki Nosaka.

 

Ou encore « Le château dans le ciel » de 宮崎 駿Miyazaki Hayao.

Le Château dans le ciel (天空の城ラピュタ, Tenkū no shiro Rapyuta?) est un film d'animation japonais du Studio Ghibli, réalisé par Hayao Miyazaki en 1986.

 
En raison de la petite distribution que proposait les studios Ghibli à l'époque, puis du succès des nouveaux films (Le Voyage de Chihiro et Princesse Mononoké notamment), il n'est sorti en France qu'en 2003, soit 17 ans après sa sortie au Japon.

 

Au Japon le dessin animé n’est pas considéré comme un genre pour enfant, cela entraine donc des conflits culturel avec les pays qui importe les productions.

 

-    Idéal de beauté à l’opposé du Japonais lambda (grands yeux, teint pâle, cheveux blond…)

manga-mangaka

 

-    Problèmes liés à la sexualité (pédophilie, faible fécondité, importance excessive de la vie professionnelle).

 

Un rapport à la sexualité parfois malsain. Un flou entre enfance et âge adulte fréquent dans les dessins animés

 

 

La transformation de Gigi...

 

 

Et celle de Sailor Moon

 

Comme d'autres animes du Club DorothéeSailor Moon a été victime du sentiment anti « japoniaiseries »  Sailor Moon a été critiquée pour sa violence. De nombreuses scènes montrant des combats ont été coupées lors de leur passage à la télévision. Toutes les références à l'homosexualité de certains personnages ont été gommées. Zoisite et Kunzite, couple gay de la première saison, deviennent des frères. Sailor Uranus est doublée par un homme lorsqu'elle est en civile, afin que sa relation lesbienne avec Sailor Neptune passe plus inaperçue. Quelques scènes de nu ont également été censurées.

 

 1 livre sur 3 vendu en France est un manga.

 

 

Les Japonais contrôlent aussi la valorisation de leur production :

Ex :

- Yu-Gi -oh ! = cartes

 

afjv] - Konami prend le contrôle de Yu-Gi-Oh! Trading Card Gameafjv] - Konami prend le contrôle de Yu-Gi-Oh! Trading Card GameCartes Yu-Gi-Oh - Yu-Gi-Oh ! : cartes… - Yu-Gi-Oh ! :… - Yu-Gi-Oh ...Cartes Yu-Gi-Oh - Yu-Gi-Oh ! : cartes… - Yu-Gi-Oh ! :… - Yu-Gi-Oh ...

 

- Pokemon = jeux vidéos, figurines…

  

   

La culture japonaise se répand aussi dans d’autres secteurs :

 

-        Cuisine : Le sushi était inconnu en France il y a quinzaine d’année (poisson cru).

 

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Ce n’est pas forcément la culture japonaise qui devient plus forte. C’est peut être tout simplement un phénomène global de mondialisation :

 

 

Ex : Restaurant français à Tokyo.

Restaurant français à Ebisu, Tôkyô

 

 

Conclusion :

La culture japonaise est une culture importante, qui se développe et sait s’exporter (maîtrise technologique et industrielle).

Il peut néanmoins y avoir des décalages culturels importants (« choc des cultures »).

 

Ex : Alimentation, apparence physique…

 

Il y a néanmoins un réel mal-être de la société japonaise :

-     Taux de suicide très important.

 

-    Idéal de beauté à l’opposé du Japonais lambda (grands yeux, teint pâle, cheveux blond…)

 

 

La société Japonaise semble bouleversée par la mondialisation après en avoir pourtant été les principaux bénéficiaires entre 1950 et 1990. Aujourd'hui C’est la fin du consensus japonais.

 

Partie III - Une société, facteur de croissance

 

L’individu japonais ne s’identifie que par rapport au groupe auquel il appartient. C’est pourquoi, il oscille en permanence entre traditions et modernité, les deux étant des vecteurs d’appartenance à la société. Les devoirs vis-à-vis de la société sont importants et se définissent par une solidarité réciproque qui se traduit par une volonté de faire progresser sa communauté et donc son entreprise ou son pays.

L’esprit de compétition est très développé, depuis le plus jeune âge et durant toute la scolarité, les élèves apprennent à se battre pour être les meilleurs (ex : les enfants qui sont élevés sans vêtements, même en hiver, et surchargés pour développer toutes leurs capacités, pour en faire les meilleurs : risques de saturation et de crise).

Les employés sont totalement dévoués à leur entreprise. Ils lui sont dévoués et obéissent à la hiérarchie, on entre généralement définitivement dans une entreprise, laquelle intervient directement dans la vie privée (logement par exemple). En échange, l’esprit de sacrifie pour l’entreprise est fort.

La puissance culturelle du Japon: Alimentation, mangas, technologie...

La puissance financière, portuaire...

 

Une place marginale au point de vue militaire et diplomatique

- Pas de siège permanent au conseil de sécurité de l'ONU

- Pas de puissance nucléaire militaire

- Litiges frontaliers

 

 

Un passé douloureux: Amnésie volontaire, rancune des voisins

 

Conclusion : les limites de l’économie japonaise

 

Certaines failles et limites apparaissent :

 

certains jeunes diplômés refusent de se sacrifier pour une entreprise et refuse ce modèle économique et de vie, plus largement, les mécontentements se multiplient car les employés veulent plus de libertés.la concurrence mondiale, notamment celle des NPI. La saturation des espaces japonais.

 

Il faut aussi réinventer un nouveau modèle énergétique après la catastrophe de Fukushima.

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Rédigé par M. Orain

Publié dans #Les cours d'histoire-géo, #Japon, #Terminale S

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Publié le 9 Mai 2017

Thème 4: Gérer les espaces terrestres (14-15 h) 

 

Question 3 (au choix): Les espaces exposés aux risques majeurs

 

- L’exposition aux risques naturels et technologiques
- L’inégale vulnérabilité des sociétés
- Quelles capacités d’adaptation, quelles politiques de prévention ?

 


idée principale: Est-ce que l'on doit s'opposer à la nature ou s'appuyer sur la nature pour s'opposer à la montée des eaux ?

Une contrainte commune, des réactions différentes:
- Les Pays-Bas ont un atout culturel (longue histoire de lutte contre la mer)
- Enjeu plus important pour eux (40% pop, 50% PNB)


- Même traumatisme: tempête de 1953.

Ouverture: Comparaison avec l'inauguration des jardins de Chambord. Le danger est ignoré, nié.  On veut montrer la domination de l'homme sur la nature. C'est une conception archaïque.
  

 

Un exemple: Les Pays-Bas et la Belgique

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Rédigé par M. Orain

Publié dans #Cours de seconde

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Publié le 25 Mars 2017

 

http://imag.malavida.com/mvimgbig/download/google-earth-391-1.jpg

 

Les fichiers kmz sont des fichiers exploitables avec Google earth. Voici quelques fichiers intéressants à voir en histoire ou en géographie.

 

Cliquez sur le lien et ouvrez le avec Google earh ;)

 

 

 

Un site génial 

 

 

Préhistoire

- La dérive des continents du Précambrien à nos jours

- Cartes géologiques de la France BRGM 1/1000 000ème et BRGM-1/50 000ème

 

Histoire

- Evolution des frontières de - 2000 à +2008

 

Histoire ancienne

- La Rome Antique

 

Histoire médiévale:

- La première croisade

- Monastère cisterciens

 

 

Histoire moderne

- Une opération de commerce triangulaire

- La conquête de Tenochtitlan

 

 

Histoire contemporaine:

- Les cimetières anglais de la première guerre mondiale

- Les cimetières anglais de la deuxième guerre mondiale

- La ligne Maginot

- La bataille de Verdun

 

 

Géographie:

- Les frontières maritimes (limites des eaux territoriales)

- Les grandes lignes aériennes mondiales

- La consommation mondiale de pétrole

- La production mondiale de pétrole

- Les raffineries

- La déforestation au Brésil

 

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Rédigé par M. Orain

Publié dans #Les cours d'histoire-géo

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Publié le 25 Mars 2017

http://www.blogcdn.com/www.engadget.com/media/2011/02/11x02n8u1google.jpg

 

 

Google essaie de réaliser le rêve de nombreux amateurs d’art. Pensez plutôt : pouvoir arpenter les galeries de dix-sept des plus grands musées du monde, jusqu’à franchir d’un clic les cordons de sécurité pour pouvoir observer jusqu’aux moindres craquelures des dizaines de toiles de maîtres.

Ce nouveau site, baptisé Google Art Project , permet donc depuis la nuit du 1er février de déambuler dans les couloirs du MoMa de New York , du musée Reina Sofía de Madrid ou encore du château de Versailles à la manière de Google Street View. Plus de mille tableaux sont ainsi proposés en haute résolution.

Mieux : chacun des établissements partenaires a sélectionné une œuvre pour être photographiée en très haute définition. Il est ainsi possible d’admirer La Ronde de nuit de Rembrandt sur 7 milliards de pixels de surface, soit mille fois plus que sur une photographie numérique classique.

En attendant, il faudra patienter un peu pour s’approcher au plus près du sourire de Mona Lisa : le Louvre n’est pas encore partenaire de l’opération.

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Rédigé par M. Orain

Publié dans #Histoire des arts

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Publié le 10 Janvier 2017

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Introduction, problématisation du sujet. 

 

De fait, en traversant les siècles, l'homme s'est employé à fixer la valeur de tout ce qui l'entourait : denrées naturelles, objet manufacturés ou parfois même le prix de ses semblables.

Désormais, l'argent est tellement ancré dans la vie quotidienne qu'il est l'acteur, la mesure de chaque réussite sociale et professionnelle.

Toutefois ce sculpteur des sociétés, tantôt allié et tantôt ennemi des peuples reste contesté, s'il aurait dû rester un outil au service de l'échange, certains reprouvent son pouvoir d'asservissement.

Sa remise en cause se matérialise sous différentes formes, celui qui refuse d'utiliser l'argent peut se taire et s'exiler ou militer et repenser sa culture sur une base meilleure.

 

Partie I : L'argent, une source d'investissement et de création de profit

 

La finance a pour fonction de mobiliser les capitaux de ceux qui ont des capacités de financement pour les mettre à la disposition de ceux qui en ont besoin pour réaliser leurs projets économiques. Elle conjugue deux grandes institutions, les banques et les marchés, et regroupe un grand nombre d’acteurs et de métiers (conseillers, gestionnaires d’actifs, traders, juristes, mathématiciens et informaticiens, analystes économiques et financiers etc.).

 

La finance assure une fonction vitale dont dépendent largement le dynamisme économique, l’emploi, la consommation. Mais la finance est aussi reliée à des maux individuels et collectifs, comme les crises financières qui jalonnent l’histoire du monde moderne, et qui sont parfois associées à des crises économiques majeures. Dans ces conditions, il n’est donc pas étonnant que la finance fasse l’objet d’un questionnement éthique.

 

Est-il légitime de s’enrichir et jusqu’à quel point en faisant le métier de la finance ?  

Depuis une vingtaine d’années et jusqu’à la crise dite des « subprimes » (crise qui a touché le secteur des prêts hypothécaires à risque aux États-Unis à partir de juillet 2007,et qui a participé au déclenchement du « krach » de l’automne 2008), les revenus liés à la finance ont explosé. Des rendements continuellement très élevés ont été exigés par les actionnaires des grandes entreprises. Le secteur financier a obtenu une part croissante des profits réalisés dans l’ensemble des secteurs économiques privés. Aux États-Unis, la part des secteurs financiers dans le total des profits du secteur privé s’était élevée à 40% en 2007 contre 10% dans les années 1980, alors que ces secteurs ne représentent que 15% de la valeur ajoutée et 5% des emplois privés américains. Des rémunérations considérables sont versées à certains cadres de la finance, en particulier dans les banques de marchés et d’investissement. Après le déclenchement de la crise en 2007/2008, ces rémunérations ont été rapidement rétablies. En 2010, le salaire annuel moyen à Wall Street s’établit à près de 300000 $ contre 6400 $ pour le reste des salariés travaillant à New York. Les arguments échangés pour justifier ou critiquer ces rémunérations s’inscrivent sur le terrain moral et sur le terrain économique

 

Arguments en faveur de ces rémunérations :

- Les banquiers ne sont pas des philanthropes. S’ils  payent autant certains de leurs traders, c’est  parce qu’ils leur rapportent beaucoup plus. Pourquoi alors limiter leurs rémunérations ?

- L’industrie de la finance est l’une des plus sophistiquée qui soit. Elle requiert des talents uniques.

- Il existe un « marché du trader » et les stars vont au plus offrant. Une banque qui refuserait de s’aligner sur ces tarifs prohibitifs se priverait des meilleurs talents. Au fond les traders sont comme de grands artistes ou de grands sportifs. Eux aussi bénéficient de rémunérations considérables.

 

Arguments critiques :

-Quel que soit le domaine d’activité -y compris les domaines sportifs ou artistiques- des  rémunérations astronomiques entrainent des inégalités excessives qui nuisent à la cohésion de la société ;

- Le fait que les traders rapportent plus d’argent qu’ils ne coûtent aux banques ne démontre pas  leur utilité sociale ;

- Les rémunérations perçues posent un problème non  seulement du fait de leur niveau mais du fait  de leur structure. Le système des rémunérations variables (bonus) a pu être considéré comme une  des causes de la crise, dans la mesure où il a consisté (parmi d’autres facteurs) à privilégier les  paris de court terme sur les marchés et des prises de risques excessifs de la part des banques  d’investissement. Ce point mérite d’autant plus d’être souligné qu’il relie le terrain de l’éthique et  celui de l’économie. Au moins jusqu’au déclenchement de la crise, les bonus étaient calculés de  façon asymétrique : il n’existait pas de malus lors que l’activité du trader se révélait entrainer des pertes ou s’avère moins rentable.

 

Comment, dans le domaine de la finance, établir ce qui est éthiquement acceptable et ce qui est éthiquement condamnable?

On va traiter cette question à partir de l’exemple de la spéculation. Si l’on considère qu’est  spéculation « toute opération sur des biens meubles ou immeubles en vue d’obtenir un gain  d’argent de leur revente ou de leur exploitation ». (Dictionnaire Larousse), tout épargnant est un spéculateur. Spéculer ce n’est pas simplement effectuer un placement financier, ou réaliser un investissement par nature incertain et prendre un risque. On considérera donc de façon plus restrictive la spéculation comme « l’achat effectué dans l’espoir d’un gain important et rapide d’un actif dont le prix est particulièrement fluctuant,... un spéculateur se caractérise alors, par une préférence pour le risque nettement plus élevée que la moyenne des acteurs économiques » (Pierre-Noel Giraud 2002).  Ainsi délimité le procès parait clos et la spéculation forcément éthiquement condamnable. Mais il faut affiner l’analyse. Les spéculateurs prennent des risques dont d’autres acteurs économiques veulent se débarrasser. Ils sont, à ce titre, très utiles là où les incertitudes sur l’évolution des prix de certains produits (matières premières et produits de base), des taux de change ou des taux d’intérêt, pourraient limiter ou bloquer nombre de productions. Pour illustrer cela, prenons le cas de l’entreprise Airbus, qui vend ses avions à un prix fixé en $. Comme elle doit payer au fur et à mesure ses fabrications en €, du moins celles effectuées dans cette zone monétaire, elle a besoin de se protéger contre une évolution négative du $ par rapport à l’€. Elle doit comme on dit « se couvrir » contre le risque de change. Il existe des couvertures de ce type (on les appelle des produits dérivés) sur les taux d’intérêt ou sur l’évolution des prix notamment des matières premières pour se protéger contre la hausse si on transforme les matières premières, ou contre les baisses de prix si on est les produit.  Si les entreprises se protègent contre le risque-prix, il faut que quelqu’un assume ce risque ; et c’est là qu’interviennent les « spéculateurs ».

La spéculation est donc nécessaire au bon fonctionnement des marchés. Mais poussée à l’excès, elle devient déstabilisante et les spéculateurs s’enrichissent des effets de la déstabilisation et/ou de la crise, qu’ils ont contribué à provoquer. Lorsqu’un spéculateur achète des CDS sur des titresqu’il ne possède pas - comme cela s’est passé par exemple dans le cadre de lacrise de la dette grecque- cela revient un peu à prendre une assurance sur une maison que l’on ne possède pas. 

 

Différents exemples  peuvent être pris dans l’actualité comme la question des paradis fiscaux ou le problème de l’aléa moral (l’aléa moral consiste dans le fait qu’une personne ou une entreprise assurée contre un risque peut se comporter de manière plus risquée que si elle était totalement exposée au risque : dans la finance, il y a aléa moral si les acteurs financiers peuvent prendre des risques excessifs parce qu’ils savent qu’ils seront secourus si leurs propres difficultés entrainent un risque général).

Prenons celui des alternatives aux formules classiques de l’épargne et de l’investissement. Elles  sont incarnées par des initiatives nombreuses et variées : micro-finance et micro-crédit, finance solidaire, banque éthique, investissement socialement responsable. Toutes recouvrent une démarche éthique qui cherche à donner du sens à la finance et à responsabiliser l’investissement.

Elles correspondent à une démarche d’investissement prenant en compte des considérations extra financières liées à l’environnement, aux questions sociales ou à la gouvernance. Elles correspondent également à une implication personnelle souvent plus active de l’utilisation de son épargne. La place occupée par ces démarches reste cependant limitée. En France, l’investissement socialement responsable (ISR) pèse 50,7 Mds d’€ soit 1% des fonds gérés par les fonds de placement collectifs. Ces diverses modalités de finance éthique peuvent servir à canaliser et à donner du sens à l’épargne de long terme, mais elles ne constituent pas en elles-mêmes un instrument de régulation et de stabilisation de la finance.

 

 

Thèmes à développer:

- Bonheur national Brut qui remplace le PNB.

- Gagner autant d'argent est-il moral ?

- L'argent est-il une fuin ou un moyen ?

- Une société sans argent est-elle possible ?

- L'investissement doit-il être spéculatif ou productif ?

- Y-a-t-il des investissement amoraux ?

- Laisse la loi de l'offre et de la demande fixer les prix ou non ?( TVA "sociale", "édit du maximum" etc.)

- Donner du sens à l'argent (Micro-crédit, micro participation sur le web)

- L'argent et l'impôt

- L'argent virtuel: L'exemple du bitcoin

- Du troc à l'argent, de l'argent à l'AMAP, le retour du troc ?

 

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Rédigé par M. Orain

Publié dans #ECJS Terminale

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