Publié le 10 Avril 2020

Chapitre 3: La République française

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Objectifs : Ce chapitre vise à montrer les évolutions constitutionnelles et juridiques de la République française, qui réaffirme des principes fondamentaux tout en s’efforçant de s’adapter à des évolutions de la société.

On mettra en perspective :

- la Cinquième République : un régime stable qui connaît de nombreuses réformes institutionnelles ;

- la réaffirmation du principe de laïcité (2004) ; les combats pour l’égalité ainsi que l’évolution de la Constitution et du Code civil en faveur de nouveaux droits (parité, PACS, évolution du mariage…).

Points de passage et d’ouverture

 La parité : du principe aux applications

 L’approfondissement de la décentralisation

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Rédigé par M. Orain

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Publié le 10 Avril 2020

Chapitre 2: Les régimes totalitaires

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Objectifs:  Ce chapitre vise à mettre en évidence les caractéristiques des régimes totalitaires (idéologie, formes et degrés d’adhésion, usage de la violence et de la terreur) et leurs conséquences sur l’ordre européen

On peut mettre en avant les caractéristiques :

- du régime soviétique ; - du fascisme italien ; - du national-socialisme allemand.

Point de passage et d’ouverture

 1937-1938 : la Grande Terreur en URSS

 9-10 novembre 1938 : la nuit de Cristal

 1936-1938 : les interventions étrangères dans la guerre civile espagnole : géopolitique des totalitarismes.

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Publié le 10 Avril 2020

Chapitre 3 : La seconde guerre mondiale

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Raising the Flag on Iwo Jima (en français, « Élévation du drapeau sur Iwo Jima ») est une photographie renommée prise le 23 février 1945 par le photographe américain Joe Rosenthal avec un appareil Speed Graphic (en). Elle dépeint cinq Marines américains et un soldat infirmier de la Navy hissant le drapeau des États-Unis sur le mont Suribachi, lors de la bataille sur l'île japonaise d'Iwo Jima durant la Seconde Guerre mondiale.

Raising the Flag on Iwo Jima (en français, « Élévation du drapeau sur Iwo Jima ») est une photographie renommée prise le 23 février 1945 par le photographe américain Joe Rosenthal avec un appareil Speed Graphic (en). Elle dépeint cinq Marines américains et un soldat infirmier de la Navy hissant le drapeau des États-Unis sur le mont Suribachi, lors de la bataille sur l'île japonaise d'Iwo Jima durant la Seconde Guerre mondiale.

Ce chapitre vise à montrer l’étendue et la violence du conflit mondial, à montrer le processus menant au génocide des Juifs d’Europe, et à comprendre, pour la France, toutes les conséquences de la défaite de 1940.

On peut mettre en avant :

- un conflit mondial : protagonistes, phases de la guerre et théâtres d’opération ;

- crimes de guerre, violences et crimes de masse, Shoah, génocide des Tsiganes;

- la France dans la guerre : occupation, collaboration, régime de Vichy, Résistance.

Points de passage et d’ouverture

 Juin 1940 en France : continuer ou arrêter la guerre ;

 De Gaulle et la France libre ;

 Le front de l’est et la guerre d’anéantissement ;

 juin 1944 : le débarquement en Normandie et l’opération Bagration

 6 et 9 août 1945 : les bombardements nucléaires d’Hiroshima et de Nagazaki.

 

  Pour télécharger le cours en version Smart Notebook pour tableau blanc interactif (TBI), cliquez sur le lien ci-dessous

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  Introduction : la marche à la guerre

Causes lointaines

Causes récentes

- paix imparfaite de 1919 et le diktat du traité de Versailles

- crise de 1929 qui attise les nationalismes

- arrivée d’Hitler au pouvoir en 1933

 

- pacifisme des démocraties : en France, importance du pacifisme de l’opinion publique (différence avec les esprits manipulés des dictatures) encore traumatisée par la Grande Guerre, Daladier n’a jamais été dupe des accords de Munich, mais l’opinion publique croit à la paix.

- juillet 1939, retournement des opinions

- coups de force de l’Allemagne (Anschluss, Sudètes, Dantzig, Rhénanie, Bohème - Moravie…) : responsabilité majeure d’Hitler dans le déclenchement de la guerre.

- pacte de non-agression germano-soviétique  : les démocraties sont décidées à limiter les visées d’Hitler, celui-ci signe un pacte avec Staline (ennemi idéologique) : partage de la Pologne et non-agression pendant 10 ans.

- Axe Rome-Berlin à partir de 1936, puis avec le Japon en 1940

- Alliance franco-britannique, moins efficace.

 

 

Citation d’Hitler : « l’Allemagne ne sera véritablement l’Allemagne que lorsqu’elle sera l’Europe. Tant que nous ne dominerons pas l’Europe, nous ne ferons que végéter. L’Allemagne, c’est l’Europe. L’Allemagne sera une puissance mondiale ou bien elle ne sera pas. »

Le 1er septembre 1939, l’Allemagne d’Hitler envahit la Pologne, la Seconde Guerre Mondiale commence.

Axe Rome-Berlin : Alliance Allemagne-Italie (Pacte d’Acier en 1939)

Ligne Maginot : ligne de défense fortifiée française 

I- Les phases militaires : 6 ans de guerre totale et mondiale

 

 

Un conflit violent, résultant d’agressions successives, utilisant d’énormes moyens, une guerre totale, jamais autant d’hommes, autant de matériel, autant de fronts .

 

A- Les victoires des dictatures jusqu’en 1942

 

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1939 : Pologne

Avril-Juin 1940: Norvège et Danemark

Mai-juin 1940 : Fin de « la drôle de guerre » avec l'invasion des Pays-Bas de la Belgique et de la France

1940-41 : Grèce, Yougoslavie, URSS

Le Reich base sa stratégie sur la Blitzkrieg (guerre éclair) car le Reich ne peut supporter une guerre longue face aux capacités de production adverses, le Reich dispose de forces modernes d’armement : force cuirassée (Panzerwaffe), la force aérienne (Luftwaffe), terrorisant les civils et désorganisant les forces adverses. La « guerre éclair »  est fondée sur l’utilisation massive des blindés et un important appui aérien, permet à Hitler d’envahir, après la Pologne, toute l’Europe occidentale en mai-juin 1940 (le 22 juin 1940 la France envahie signe l’armistice). 

Seul le Royaume-Uni résiste après juin 1940  (Bataille d’Angleterre : 1940-41.) : Les attaques aériennes allemandes sont nombreuses mais il y a une  forte volonté anglaise de résister. Churchill conforte la confiance populaire et bénéficie de l’adhésion des populations.  

Après l’invasion de l’URSS le 22 juin 1941, les Soviétiques résistent en pratiquant la tactique de la « terre brûlée » (actions coordonnées des troupes de l’Armée Rouge et des partisans, recul jusqu’à Leningrad, Stalingrad et Moscou).

 

B- La mondialisation du conflit et les coups d’arrêt (1942-43)

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Attaque japonaise de Pearl Harbour le 7 décembre 1941 (destruction de la flotte du Pacifique). Les Etats-Unis entrent en guerre (tendance isolationniste auparavant, changement de tendance de l’opinion) sous l’impulsion de Roosevelt.

La guerre est désormais mondiale avec le renfort de l’URSS et des Etats-Unis aux côtés des Alliés.

En 1942, l’Axe Rome-Berlin-Tokyo semble invincible, mais à l’échelle de la planète, les Alliés contrôlent beaucoup plus de territoires et ont de nombreux soutiens. Les fronts se multiplient et touchent la planète entière.

Un des tournants de la guerre s’amorce en juin 1942 dans les îles Midway (arrêt des Japonais), et se confirme en octobre avec la victoire d’El Alamein (arrêt de l’Afrikakorps).

Hitler connaît son plus grand échec en Russie lors de la bataille de Stalingrad (août 1942 – février 1943).

 

C- La victoire des Alliés

 

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Le débarquement de Normandie (6-12 juin 1944) et la libération de la France (opération Overlord) sont envisagés depuis 1943. Le débarquement allié sur 5 plages de Normandie est extraordinaire par les moyens mis en œuvre, la dureté des combats (alliés face aux troupes allemandes renforcées).

Les pertes sont considérables (41% des effectifs pour le 6 juin), et l’avancée est lente et difficile jusqu’à la fin de juillet 1944, puis l’avancée est plus rapide jusqu’à la libération de Paris le 25 août 1944.

Les Allemands sont pris en tenaille entre l’avancée alliée à l’ouest et russe à l’est. Le 7 mars 1945 le Rhin est franchi et 50 000 tonnes de bombe sont déversées sur la Ruhr. Jonction sur l’Elbe le 26 avril 1945 et Berlin est assiégée. 

Suicide d’Hitler (avec Eva Braun) le 30 avril 1945 (voir le film "La chute" sur le sujet).

Le projet Manhattan et l’anéantissement de Hiroshima et Nagasaki :

l’arme nucléaire est mise au point au Nouveau Mexique, sous la direction d’Oppenheimer, avec le concours des savants juifs exilés, comme l’allemand Einstein ou l’italien Fermi. L’intensité des combats et l’esprit de résistance des Japonais (kamikazes) font craindre des pertes considérables .Après le premier essai réussi, Truman (nouveau président) décide de l’utiliser sur Hiroshima et Nagasaki, villes abritant des industries de guerre (150 000 victimes) : extrême violence de la décision américaine face à la violence de la résistance japonaise.

 

Pour précipiter la défaite japonaise, Truman décide de lancer la bombe atomique sur Hiroshima puis Nagasaki (août 1945). Le Japon capitule le 2 septembre 1945.

 

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Hiroshima après la l'explosion de la bombe.

 

Une guerre mondiale, totale, qui plonge le monde dans la destruction et l’horreur.

 

II- L’Europe sous la domination nazie

L’Europe et l’ordre nouveau allemand, l’horreur du génocide à l’échelle européenne.

A-  Un « ordre nouveau » : les formes de l’occupation allemande

 carte de l’Europe en 1942

L’Europe est sous la domination de l’Allemagne : pays de l’Axe et ses alliés, pays occupés, états vassaux ou satellites. Seuls le Royaume-Uni et l’URSS (et quelques pays neutres) résistent aux attaques de l’Axe.

Un pillage économique systématique : Toutes les matières premières sont pillées, tous les produits industriels, toutes les denrées alimentaires sont envoyés vers l’Allemagne : les populations vaincues se tournent vers le rationnement et le marché noir. Le pillage le plus cruel est pratiqué en Europe de l’est, et est justifié par le racisme méprisant exprimé envers les Slaves (violence impitoyable de l’occupation nazie).

Pour pallier à la pénurie de main d’œuvre, l’Allemagne utilise les prisonniers de guerre et déporte 7 millions de travailleurs (travail obligatoire), volontaires ou non, alors que 7 autres millions travaillent dans leurs propres pays pour satisfaire les commandes allemandes.

La « grande Allemagne » (100 millions d’habitants) impose à l’Europe un « ordre nouveau » : elle met en place un système d’exploitation économique et humain, fondé sur des annexions et un pillage systématique (réquisitions, rationnements, travail obligatoire). Un marché noir se développe dans les pays soumis.

 

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Ordre nouveau : nouvelle organisation de l’Europe telle que l’avait esquissé Hitler dans Mein Kampf : un nouvel état allemand autour duquel les autres pays sont soumis à l’administration et à l’exploitation allemande.

Réquisition : acte par lequel l’occupant oblige le vaincu à fournir des matières premières, produits industriels et agricoles.

Rationnement : rations (alimentaires ou autres) limitées et contrôlées (cartes d’alimentation)

Marché Noir : marché parallèle (illégal) de vivres.

B Un régime de terreur partout 

 Pendaison de résistants biélorusses + texte le sort des Polonais

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Dans les pays occupés, des hommes et des femmes refusent de se soumettre et s’organisent pour résister. En Yougoslavie, la résistance est dominée par l’action armée (officiers et soldats, puis partisans autour de Tito) : extrême violence de la répression allemande.

Dans tous les pays, tous les opposants ou résistants risquent la torture, le peloton d’exécution ou la déportation depuis le décret « Nacht und Nebel » (Nuit et Brouillard) de décembre 1941.

La Solution Finale a d’abord touché les Juifs d’Allemagne et de Pologne. Puis les Juifs de Hongrie (presque tous disparus), de Belgique, Pays-Bas, Grèce, Yougoslavie, Roumanie. Les Juifs de France ont souffert de la politique de collaboration du régime de Vichy : 76 000 déportés, 2500 sont revenus.

Les gouvernements de Bulgarie et de Finlande ont refusé de déporter les Juifs, bien que alliés à l’Allemagne. Les Juifs du Danemark ont été transportés clandestinement en Suède pour être sauvés.

Les Tziganes (« race de dégénérés »), 750 000 en Europe en 1939, ont été massacré pour le tiers (260 000 minimum) : les communautés de Hongrie et de Croatie ont été entièrement disséminées.

Les camps se multiplient en Europe afin de mettre en place la Solution Finale : renvoyer au cours sur l’Allemagne Nazie : 6 millions des 8,3 millions de Juifs vivant en Europe ont été exterminés + 5 millions de politiques et d’asociaux, soit au total 11 millions de victimes des camps.

La répression et la terreur nazies s’appliquent partout. Le décret « Nacht und Nebel » condamne tous les opposants ou résistants à la déportation ou l’exécution.

A partir de janvier 1942, la politique d’extermination des Tziganes et des Juifs, adoptée à la conférence de Wansee, s’applique dans les camps de concentration et d’extermination (Auschwitz, Mathausen, Treblinka…). Après une sélection précise entre aptes et inaptes, les déportés connaissent toutes formes de maltraitances qui nient toute dignité humaine (voir cours sur l’Allemagne nazie). L’issue fatale est presque inévitablement la chambre à gaz et le four crématoire. Au total, ce sont 6 millions de Juifs et 5 millions de politiques et asociaux qui sont exterminés à l’échelle de l’Europe.

 

III- La France sous la domination nazie

A- Le traumatisme de la défaite

Une drôle de guerre pendant 9 mois (septembre 1939 - mai 1940) avec une stratégie française fondée sur la défense ; puis l’anéantissement de la France en 6 semaines (Blitzkreg, mai-juin 1940), exode des civils qui fuient les combats. C’est la débâcle.

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Texte du discours du 17 juin 1940

  Pour Pétain, la guerre est perdue, la guerre est limitée à la France métropolitaine, l’échec français est dû à l’infériorité numérique (classes creuses 1914-18), militaire (moins d’alliés et moins de matériel). Le discours de Pétain est grave et pessimiste (« malheur » est le dernier mot du discours). Pour les Français, Pétain est resté le sauveur de 1914-18, un vieillard très populaire, l’homme providentiel.

La France est coupée en deux parties par une ligne de démarcation : zone libre / zone occupée.

La zone libre est dirigée par Pétain qui a reçu les peins pouvoirs.

Démission du gouvernement Paul Reynaud et nouveau gouvernement formé par le Maréchal Pétain qui demande l’armistice (fin des combats mais pas de traité de paix), signé le 22 juin 1940 à Rethondes dans le même wagon que celui qui a servi à pour l'armistice de 1918.

 

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B-Le régime de Vichy et le choix de la collaboration

Le 10 juillet 1940, une loi, dite « constitutionnelle », votée par les deux Chambres (569 voix pour, 80 contre et 17 abstentions) réunies en Assemblée nationale au casino de Vichy donne tous les pouvoirs au maréchal Pétain, sans contrôle de l’Assemblée, avec pour mission la promulgation d’une nouvelle Constitution. Celle-ci ne verra jamais le jour. De sorte que l’État français allait rester durant toute sa durée un État provisoire.

Pétain engage personnellement et officiellement, par son discours radiodiffusé du 30 octobre 1940, le régime de Vichy dans la collaboration, suite à l’entrevue de Montoire du 24 octobre 1940, durant laquelle il rencontra Hitler  . Cette « poignée de main de Montoire », sera par la suite largement diffusée aux actualités cinématographiques, et exploitée par la propagande allemande.

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Un régime autoritaire et d’ordre moral : « la Révolution Nationale ».

Rejet de « l’anti-France » : communisme, étrangers, juiverie, capitalisme, résistants…

Exaltation des valeurs traditionnelles du passé (régime réactionnaire) :

 

TRAVAIL-FAMILLE-PATRIE: Nouvelle devise de la France affichée sur cette propagande:

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Soldats français volontaire de la LVF

 

Un régime collaborateur : mise en place d’un régime policier contre les "ennemis de l’intérieur" (opposants à la Révolution Nationale) et d’une juridiction d’exception (Cour de Riom : Blum, Daladier emprisonnés), Laval membre du gouvernement, ardent collaborateur.

Pétain  espère obtenir une place privilégiée dans l’ordre nouveau européen : Vichy devance même les exigences allemandes : LVF en 1941 sur le front de l’est contre le bolchevisme, STO en 1943 (750 000 jeunes partent), Milice en 1943 pour traquer les résistants et les juifs.

 

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Propagande pour le Service du Travail Obligatoire (S.T.O.)

 

Un régime antisémite : initiative de Vichy. Loi d’épuration de l’administration dès juillet 1940, suivie du statut des Juifs le 3 octobre 1940 : certaines professions sont interdites et les droits amputés (modelé sur les lois de Nuremberg).

 

- 3 juin 1941, loi d’internement : recensement et internement des Juifs

- Automne 1941, création de la police aux questions juives

- 20 août 1941 ouverture du camp de Drancy contrôlé par la GESTAPO et gardé par les gendarmes français.

- Fin mars 1942, 1er convoi de Juifs de Drancy à Auschwitz

- Le port de l’étoile jaune est rendu obligatoire à partir de 6 ans, le 7 juin 1942.

 

Rafle du Vélodrome d’Hiver le 16 juillet 1942 : la police française rafle 3031 hommes, 5802 femmes et 4051 enfants dans le 15° arrondissement de Paris (préparée par Bousquet).

Au total en France, la « solution finale » a vu la déportation de 75 721 Juifs dont seulement 2566 ont survécu en 1945 (43 000 immédiatement gazés, 2,7% avaient moins de 6 ans, 11,6% entre 6 et 17 ans).

 

statut des Juifs (oct. 1940)

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1- présenter le document

2- répondre aux questions du livre

3- que cherche Pétain en prenant ces mesures ?

Cette collaboration active n'apaise pas les privations que subissent les français

 

Documents sur la pénurie

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1- quels sont les produits qui manquent ?

2- quels sont les raisons de la pénurie ?

Conclusion

Il crée le Service du Travail Obligatoire et la Milice en 1943. Il impose le système antisémite (statut des Juifs, étoile jaune) et participe activement à la déportation (rafle du Vélodrome d’Hiver en juillet 1942). Le bilan est proche de 80 000 victimes.

La France souffre : la population a faim et froid (pénurie d’aliments et de charbon, rationnements et marché noir) et elle a peur (chantage, répression par des prises d’otages, rafles) car la Gestapo et la Milice veillent. L’Occupation est une période sombre pour la population française.

Collaboration : attitude de soumission et de coopération avec l’ennemi.

C- Le rôle de la France libre et la Résistance

l’Appel du 18 juin

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1- présenter le document

2- répondre aux questions du livre

3- quel est la portée historique de cet appel ?

Biographies de De Gaulle et de J. Moulin

Appel du 22 juin (celui du 18 a été perdu)

"La défaite est due à la supériorité stratégique allemande, centrée sur l’utilisation conjointe des chars et des avions. De plus, l’instabilité ministérielle de la III° République n’a pas permis une préparation de la France à la guerre".

De Gaulle a un ton optimiste : la France possède un empire colonial qui peut s’allier à l’empire britannique, espérer l’aide des Etats-Unis. Il lance un appel à l’union des Français et à la Résistance : De Gaulle attend les spécialistes de la guerre (soldats, ingénieurs, ouvriers de l’armement…).

L’appel est entendu par une minorité de personnes sur la BBC en France, et il est aussi diffusé par affiche, placardée sur les murs de Londres en juillet 1940 : « la France a perdu une bataille, mais la France n’a pas perdu la guerre ».

De Gaulle crée un Comité Français de Libération Nationale, ébauche de gouvernement, appuyé sur les Forces Françaises Libres (FFL), basées à Londres puis Alger. Il essaie de se faire reconnaître par les Alliés.

Une minorité, dont le nombre augmente tout au long du conflit (230 000 cartes de « combattants volontaires de la Résistance » avant mars 1944, avec les sympathisants et les militants non encartés, estimation d’un million), des membres actifs clandestins, avec des pseudonymes (colonel Passy = André Dewarin, noms de stations de métro…) ; les Combattants de l’Ombre.

 

Les groupes sont d’abord spontanés, puis des réseaux s’organisent avec trois objectifs :

- organiser des évasions

- renseigner (recueillir des informations sur l’ennemi)

- saboter (266 réseaux utilisant 150 000 agents), participation communiste très forte à partir de l’invasion de l’URSS en juin 1941, ils constituent parfois des maquis.

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Exemples de réseaux : Combat, Francs-Tireurs, Libération-Sud, L’Organisation Civile et Militaire, Ceux de la Résistance, le Front National…

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Jean Moulin est envoyé par De Gaulle pour unifier les différents groupes au sein du Conseil National de la Résistance à partir de janvier 1943 : 8 mouvements de Résistance, syndicats (CGT, CFTC), partis politiques (PCF, SFIO, parti radical, démocrates populaires, Alliance Républicaine, Fédération Républicaine), il doit libérer le territoire et préparer le gouvernement futur de la France après la guerre. Les résistants deviennent les Forces Françaises de l’Intérieur.

Les conséquences de la seconde bataille de France sont lourdes en représailles nazies :

Oradour-sur-Glane en 1944

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En France, des réseaux clandestins de résistance s’organisent peu à peu (combat, Francs-Tireurs, Ceux de la Libération…)  et s’occupent d’évasions, de renseignements, et surtout de sabotages, parfois d’attentats. Des maquis se créent (Vercors). Les réseaux sont unifiés en 1943 par Jean Moulin, qui crée le Conseil National de la Résistance (CNR).

En 1944, la France se libere. Paris est libéré le 25 août par les Forces Françaises de l’Intérieur et De Gaulle, chef du gouvernement provisoire de la République Française rétablit l’ordre républicain.

Près de 50 000 FFI participent à la Libération de Paris, ainsi que le peuple parisien (grèves, barricades, combats) : légitimation de la France dans la victoire alliée. Le Général De Gaulle prend la parole à l’Hôtel de Ville le 25 août : victoire du peuple parisien et la France toute entière  (celle « qui se bat »), Vichy est une parenthèse illégitime.

Conclusion

A la Libération, les vengeances et la violence éclatent (femmes tondues, règlements de comptes, vagues d’épuration). On est loin d'une justice sereine. Certains collaborateurs (comme Maurice Papon) deviendront même des personnalités importantes des gouvernements d'après guerre.

Victoire des démocraties alliées sur le totalitarisme barbare nazi.

 

Lexique:

Maquis : regroupement dans des régions difficiles d’accès de résistants.

Le bilan et le règlement de la guerre

La fin de la guerre est l’heure de dresser le bilan : horreur et destructions, sentiment de malaise profond.

A- Conséquences matérielles, humaines et morales

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La Seconde Guerre Mondiale a fait près de 60 millions de morts, soit 6 fois plus de victimes que la Première Guerre Mondiale. La Pologne et la Yougoslavie perdent 10% de leur population de 1939, l’Allemagne perd 7% de sa population.

 

Les opérations militaires ne sont pas la principale cause de mortalité. Les morts parmi la population civile sont très nombreux : guerre aérienne, massacres d’otages ou de villages entiers (Oradour/Glane, Lidice), rationnement, pillages, maladies (tuberculose). La Pologne et l’URSS sont parmi les plus touchées.

 

Le traumatisme moral est énorme : jamais les droits de l’homme n’ont autant été bafoués, les conventions sur les prisonniers de guerre n’ont pas été respectées par les Allemands envers les Soviétiques, ni par les Japonais, découverte des camps de concentration et des expériences sur les prisonniers. Toutes ces horreurs amènent les Alliés à fonder la notion juridique de « crime contre l’humanité ». L’arme nucléaire est également un profond traumatisme, l’homme peut maintenant détruire l’humanité.

Le procès de Nuremberg (ancienne capitale du NSDAP) résulte de la décision prise pendant la guerre de juger les responsables de l’Axe. Des peines de mort, de prison à vie, différentes périodes de prison sont attribuées. Au Japon un procès équivalent est ouvert.

Enfin, les nations sont divisées. Fallait-il obéir, désobéir, collaborer, résister ?, aujourd’hui encore le traumatisme est fort : humiliation et honte de la défaite et de la collaboration en France, refoulement du passé nazi en Allemagne.

Les bombardements et combats ont laissé un bilan matériel extrêmement lourd : villes allemandes ou françaises rasées à 70%, ponts, lignes de chemins de fer, routes… L’économie est sinistrée et partout, sauf aux Etats-Unis, la production s’effondre. Les dettes ont augmenté considérablement.

Les pertes matérielles sont également très importantes.

Les traumatismes sont violents et profonds, la découverte des horreurs commises durant la guerre amènent les Alliés à fonder la notion de « crime contre l’humanité ».

 

B- Conséquences politiques

 

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La conférence de Yalta (4-11 février 1945) réunit Churchill, Roosevelt, Staline et jette les bases du monde de l’après-guerre. La poursuite de la guerre est décidée, mais aucun accord sur les futures frontières n’est fixé.

 

La conférence de Potsdam (juillet-août 1945) (Truman, Attlee, Staline) règle la question allemande : zones d’occupation, dénazification, frontières polonaises. Le Japon est occupé par les Etats-Unis et l’URSS occupe la Corée du Nord.

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Les pays à l’origine de la guerre voient leurs armées limitées et sont placés sous la tutelle des Alliés.

 

Les deux seules grandes puissances  qui sortent de la guerre sont les Etats-Unis et l’URSS. Après de premiers accords, les relations se dégradent entre les deux puissances.

 

La naissance de l’ONU

L’ONU remplace la SDN qui s’est révélée inutile pour préserver la paix : 50 états s’associent pour maintenir la paix et assurer la coopération internationale (UNICEF, UNESCO…).

Le Conseil de Sécurité (Etats-Unis, URSS, Royaume-Uni, France, Chine + 10 membres élus) : sanctions contre ceux qui violent la paix (sanctions économiques, embargo, militaires…)

Filmographie non exhaustive
- La rafle (Bsoch, 2010) , Bande Annonce. - La vie est belle (Benigni, 1998)
- La liste de Schindler (Spielberg, 1995)
- Pétain (Marboeuf, 1992)
- L'oeil de Vichy (Chabrol, 1993)
- Lacombe Lucien (Malle, 1975)
- La bataille du rail (Clément, 1945)
- 
Le Vieil Homme et l'Enfant (de Claude Berri, 1966)
- L'armée des ombres (Melville, 1969)
- Stalingrad (Annaud, 1992)
- il faut sauver le soldat Ryan (Spielberg, 1998)
- 
Indigènes ( إde Rachid Bouchareb, 2006)
- 
Monsieur Batignole (de Gérard Jugnot, 2002)
- Nuit et brouillard (de Alain Resnais, 1956)
- 
Shoah (de Claude Lanzmann, 1985)
- 
Au revoir les enfants (de Louis Malle, 1987)
- La Chute  (de Oliver Hirschbiegel, 2004)
- Le Vieux Fusil (de Robert Enrico, 1975)

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Rédigé par M. Orain

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Publié le 9 Avril 2020

Question 1 : Des territoires inégalement intégrés dans la mondialisation

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Introduction

Définition d’un territoire : espace qu’une société s’approprie

On parle ici des espaces mis à profit par la population mondiale, mais ces territoires bénéficient inégalement de la mondialisation (autrement dit de l’interconnexion croissante entre eux)

Par ailleurs, parmi les territoires nouveaux mis à profit par les hommes dans le cadre de la mondialisation se trouvent les espaces maritimes. En effet la mer est certes une rupture entre les espaces continentaux, mais les progrès techniques permettent désormais d’étendre son exploitation (par le transport longue distance, par l’exploitation des fonds marins…)

 

Comment la mondialisation renforce-t-elle la domination de certains territoires tout en permettant l’émergence d’autres ? Comment la mondialisation a-t-elle conduit à une territorialisation des mers ? Dans quelle mesure la géostratégie des espaces maritimes est-elle révélatrice de la hiérarchie des puissances dans la mondialisation ?

 

 I. Les pôles de la mondialisation

A. Pôles majeurs des échanges internationaux et mégalopoles

Triade : Amérique du Nord, Europe occidentale, Asie orientale

Points communs de ces 3 aires de puissance :

  • Concentration de richesses, très haut niveau de vie des populations
  • Echanges considérables à l’intérieur de ces aires (limite de la mondialisation : régionalisation des échanges)
  • Rayonnement international, capacité d’attraction
  • Possession d’une façade maritime qui joue le rôle d’interface avec le reste du monde

 

B. Flux polarisés par la triade et les principaux espaces émergents

Caractéristiques particulières

  • Amérique du Nord : domination incontestable des Etats-Unis, seule superpuissance planétaire (domination économique, politique, militaire, financière, culturelle…), qui traite le Canada et le Mexique comme ses annexes dans le cadre de l’ALENA (accord de libre-échange nord-américain) qui bénéficie surtout aux USA. Façade maritime au nord-est des États-Unis
  • Europe occidentale : ne doit pas être confondue avec l’Union européenne (qui réunit des pays aux niveaux de vie très variables, et à laquelle ne participent pas des pays comme la Suisse et la Norvège) ; elle possède une puissance économique, financière, commerciale, culturelle, mais pas militaire, ni politique ; elle est parcourue d’échanges intenses entre des États qui restent divisés malgré la construction européenne. Façade maritime principale : le Northern Range. Cas particulier de la façade méditerranéenne, à la fois frontière qui se renforce et lieu de circulation
  • Asie orientale : espace discontinu (présence de la mer ou de frontières hermétiques comme entre les deux Corées), dont l’enrichissement est récent (à partir des années 1970 pour le Japon, des années 1980 pour la Corée du Sud, des années 1990 pour la Chine…) et le décollage est lié à la présence d’usines à bas coûts de production (qui s’en vont plus loin à mesure que les pays s’enrichissent) ; le Japon a joué un rôle moteur dans le développement des échanges régionaux (notamment par ses investissements dans les pays voisins) mais aujourd’hui c’est plutôt la Chine qui impulse le dynamisme de cette région ; il existe des associations régionales comme l’ASEAN (association des pays du Sud-Est asiatique) qui favorisent le libre-échange ; cette aire de puissance est d’abord économique et commerciale (la Chine a la première armée du monde, mais elle intervient peu hors de son territoire). Cette aire de puissance est elle-même multipolaire : mégalopole japonaise, Corée du Sud, littoral chinois, Taïwan, Singapour. Lien entre toutes les parties de cette aire de puissance : la mer


C. Les métropoles, image des disparités entre pays riches

région urbaine, plusieurs centres urbains, des dizaines de millions d’habitants, étalement sur plusieurs centaines de km.

1 mégalopole par grande aire de puissance

  • Mégalopole américaine : sur la façade atlantique des Etats-Unis, s’étale de Boston à Washington, comprend notamment New York, l’une des 4 « villes mondiales » (villes dont le rayonnement politique, économique, culturel… est international), c’est la seule à être continue (pas de rupture dans l’urbanisation)
  • Mégalopole européenne : s’étend du bassin de Londres à l’Italie du Nord, mais avec des discontinuités importantes (La Manche, la Mer du Nord, les Alpes, isolement de Paris), comprend deux villes mondiales (Londres et Paris), on l’appelle parfois « dorsale européenne » (mais cela exclut Paris) ou « banane bleue », inclut des régions très urbanisées (Belgique, Nord de la France, Ouest de l’Allemagne, plaine du Pô en Italie)
  • Mégalopole japonaise ou archipel mégalopolitain asiatique: la mégalopole japonaise s’étend de l’agglomération de Tokyo à celle de Kita-Kyushu et comprend l’essentiel de la population nippone car c’est sur la façade pacifique qu’on trouve les rares plaines de cet archipel montagneux, avec quelques discontinuités (îles) et une liaison à grande vitesse (le shinkansen) ; cette mégalopole japonaise est de plus en plus étendue à d’autres villes d’Asie orientale pour former « l’archipel mégalopolitain asiatique » qui regroupe des villes comme Séoul (Corée du Sud), Shangaï (Chine), Taipai (Taïwan), Singapour… ces villes étant connectées entre elles (par les réseaux de transport, surtout maritime, par les flux financiers également).

 

Attention : au sein de ces aires de puissance, il y a aussi des territoires qui ne bénéficient pas de la mondialisation, voire qui en sont victimes. Exemple célèbre : ville de Détroit aux États-Unis, autrefois capitale mondiale de l’automobile, aujourd’hui désindustrialisée (nombreuses friches industrielles, population qui s’en va car il n’y a plus de travail), quasiment en faillite, obligée de vendre son patrimoine pour survivre, et sans véritable perspective

II. Les périphéries en voie de développement et d'intégration

A. NPI, Nouveaux pays industrialisés, et Pays émergents

Il existe des territoires « intégrés » aux centres d’impulsion mais qui n’en font pas partie.

 

Une périphérie intégrée est un territoire connecté à un ou des centre(s) d’impulsion et qui profite de cette connexion pour se développer.

Attention, une périphérie intégrée peut (doit ?) à terme faire partie d’un centre d’impulsion. Cas de la Corée du Sud qui était en cours d’intégration dans les années 1980 et qui aujourd’hui fait pleinement partie du centre d’impulsion de l’Asie orientale (un des trois pôles de la Triade).

Pays considérés comme faisant partie des périphéries intégrées en 2013 :

  • « pays émergents », c’est-à-dire dont le développement leur confère au moins le statut de puissance régionale. Les plus importants forment les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud), à savoir placer sur un planisphère pour le bac. Parmi les autres pays émergents : Mexique, Argentine, Indonésie… Remarque : la Russie est un pays « réemergent » puisque considéré comme un pays développé entre la Seconde Guerre mondiale et les années 1980 avant de connaître une grave crise dans les années 1990.
  • Les pays pétroliers (ceux qui vivent de la rente que leur procure un sous-sol riche en hydrocarbures) : pays du Moyen Orient (Arabie Saoudite, Emirats arabes unis, Koweït, Iran…), Venezuela…
  • Les « pays ateliers » : pays où la main-d’œuvre est bon marché et où s’installent donc des usines, souvent ce sont des sous-traitants pour les grandes compagnies internationales. C’est généralement le premier du stade du développement pour ces pays-là (la Chine et la Corée du Sud ont été des pays ateliers avant de devenir des pays puissants). Exemples de pays ateliers : Vietnam et Thaïlande pour la petite électronique et toutes sortes de babioles, le Bangladesh pour le textile (c’est le deuxième exportateur mondial derrière la Chine)…


B. Métropoles du sud et pays pétroliers

Voir cours sur Mumbaï

- Croissance très rapide liée à l'exode rural 
- Réseaux imparfaits lié au développement trop rapide
- Inégalités spatiales fortes (ghettoïsation)
- Diversité des cas.


Néanmoins il existe de fortes disparités entre pays du sud (situation politique, économique, culturelle etc.)

III. Des territoires en marge de l'intégration

Ces périphéries marginalisées se situent majoritairement en Afrique, ainsi qu’en Asie.
A. Pays les Moins avancés

Extrême pauvreté des populations (« pays les moins avancés » = PMA).

Flux entre les pays les moins avancés dépendants

Flux d'export de matières premières (agri, minerai...) Economie de rente (voir cours sur l'Afrique)

B. Le mal développement

Processus de croissance sur un territoire donné (à toutes les échelles) qui ne bénéficie qu'à une minorité d'individus alors que la majeure partie de la population demeure dans la misère.

Le mal-développement constitue un frein majeur à l'intégration des territoires dans la mondialisation. 

- l'instabilité politique, la guerre (civile, le plus souvent) 

- Graves difficultés économiques et financières (c'est le cas de nombreux États d'Amérique latine, et de la Grèce depuis 2011) 
- Le manque d'équipements et d'infrastructures (axes routiers ou ferroviaires, ponts...), les États manquant de moyens ou de volonté pour les faire construire

- La pauvreté du plus grand nombre

- Des problèmes sanitaires, des épidémies (VIH/sida par exemple)

- l'absence de sécurité (misère et désespoir alimentent l'insécurité)

- L'enclavement est une circonstance aggravante dans une économie littoralisée.


C. Territoires vides : sans occupation humaine, les zones grises (conflits gelés par ex Abkhazie)

Des territoires se trouvant à l'écart des circuits de production et de distribution, des espaces mal reliés aux régions intégrées (faute de moyens ou d'axes de transports conséquents), faiblement peuplés et qui ne présentent que des marchés potentiels faibles et pauvres sont considérés comme « enclavés ».

  • Pays qui se mettent d’eux-mêmes à l’écart de la mondialisation pour des raisons idéologiques (république islamique d’Iran) ou pour mieux contrôler le pays (dictatures comme en Corée du Nord)
  • Pays incapables de s’intégrer aux réseaux mondiaux, soit parce que les structures politiques ne sont pas assez solides (« États défaillants » comme la Somalie), soit parce qu’une guerre est en cours ou a laissé d’importantes séquelles (Syrie, Afghanistan, Libye…)

Conclusion :

Mal-développement et enclavement vont souvent de pair. Les territoires concernés par ces phénomènes, ceux que l'on appelle les « angles-morts » de la mondialisation, n'intéressent pas les firmes transnationales (FTN) qui les fuient et n'y investissent que très peu. 

En effet, mal développement et enclavement signifient absence de sécurité et peu de possibilités de profits importants. 

 angles-morts de la mondialisation : espaces sous-intégrés, délaissés par la mondialisation.

Conclusion Finale
un monde multipolaire et hiérarchisé 

Programme

La mondialisation contemporaine conduit à l’affirmation ou à la réaffirmation de puissances et à l’émergence de nouveaux acteurs. Les territoires, quelle que soit l’échelle considérée (États, régions infra- et supra-étatiques, métropoles…) ont inégalement accès à la mondialisation.
La distance est encore un facteur contraignant, d’autant plus que des protections et des barrières sont mises en place, limitant les échanges internationaux. La hiérarchie des centres de décision mondiaux est en constante évolution. Parmi les plus grands centres financiers, cinq sont aujourd’hui en Asie, trois en Europe (Londres, Zurich et Francfort) et deux en Amérique du Nord.
Concernant les inégalités territoriales, l’Union européenne a permis un rattrapage considérable du sud de l’Europe par rapport au nord.
Les disparités inter-régionales se réduisent toutefois plus lentement. Dans le reste du monde, de nombreux accords régionaux économiques se sont réalisés (ASEAN, ALENA, MERCOSUR), mais certains sont peu porteurs de développement.

Etudes de cas possibles:

- Les îles de la Caraïbe et des Antilles : entre intégration régionale et ouverture mondiale.

- La Russie, un pays dans la mondialisation : inégale intégration des territoires, tensions et coopérations internationales.

- Les corridors de développement en Amérique latine : un outil d’intégration et de désenclavement.

- L’Asie du Sud-Est : inégalités d’intégration et enjeux de coopération.

 

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Publié le 9 Avril 2020

Question 2 : Coopérations, tensions et régulations aux échelles mondiale, régionale et locale

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Programme: La mondialisation contemporaine conduit à l’affirmation ou à la réaffirmation de puissances et à l’émergence de nouveaux acteurs. Les territoires, quelle que soit l’échelle considérée (États, régions infra- et supra-étatiques, métropoles…) ont inégalement accès à la mondialisation.
La distance est encore un facteur contraignant, d’autant plus que des protections et des barrières sont mises en place, limitant les échanges internationaux. La hiérarchie des centres de décision
mondiaux est en constante évolution. Parmi les plus grands centres financiers, cinq sont aujourd’hui en Asie, trois en Europe (Londres, Zurich et Francfort) et deux en Amérique du Nord.
Concernant les inégalités territoriales, l’Union européenne a permis un rattrapage considérable du sud de l’Europe par rapport au nord.
Les disparités inter-régionales se réduisent toutefois plus lentement. Dans le reste du monde, de nombreux accords régionaux économiques se sont réalisés (ASEAN, ALENA, MERCOSUR), mais certains sont peu porteurs de développement.

Etudes de cas possibles:

- Les îles de la Caraïbe et des Antilles : entre intégration régionale et ouverture mondiale.

- La Russie, un pays dans la mondialisation : inégale intégration des territoires, tensions et coopérations internationales.

- Les corridors de développement en Amérique latine : un outil d’intégration et de désenclavement.

- L’Asie du Sud-Est : inégalités d’intégration et enjeux de coopération.

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