Publié le 5 Juin 2015

Bac 2015

Certains sujets sont déjà parus... Informations issus de l'excellent Clioweb Blog sur les bons conseils de M.Négrier

 

Bac 2015 HG Liban Amérique du nord

 


Amérique du nord 
ES-L
- L'historien et les mémoires
- La gouvernance éco mondiale depuis 1944
- Chine-Japon, 2 documents



S
- L'historien et les mémoires
- Proche et Moyen-Orient
- croquis Pôles et flux de la mondialisation


En SES, si vous voulez parier sur ce qui va tomber:

http://www.ses.ac-versailles.fr/bac/stats/stats.html

 

Liban
ES-L

Histoire-géographie - Terminales L-ES - Session 2015
Sujet 1 : Les dynamiques territoriales aux Etats-Unis et au Brésil
Sujet 2 : La mondialisation : mobilités, flux et réseaux

 

Pour info

Le sujet de la session 2014 - Séries L et ES

Le sujet de la session 2013 - Séries L et ES

doc d'histoire : La Chine et le monde durant la guerre froide.


S

Histoire-géographie - Terminale S - Session 2015
- Les Etats-Unis et le monde depuis 1945.
- La gouvernance européenne depuis le traité de Maastricht.
- croquis Le continent africain : contrastes de développement et inégale intégration dans la mondialisation.


rappel base de sujets sur le site web, Pondichéry, Liban, Amérique du nord 2015 :http://langlois.blog.lemonde.fr/2015/

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Rédigé par M. Orain

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Publié le 16 Mai 2015

Sujet N°2 sur la seconde guerre mondiale

 

Sujet: "Expliquez en quoi la seconde guerre mondiale est l'expression d'une brutalisation progressive de la société"

 

 

 

Introduction

On cherche à "humaniser" la guerre depuis longtemps:

- Paix de Dieu et Trêve de Dieu au Moyen Âge.

- Création de la Croix Rouge par Henry Dunant après la bataille de Solférino de 1859

- Création de la SDN après la première guerre mondiale ainsi que la signature des conventions de Genève.

 

Problématiques possibles: Pourtant il n'y a jamais eu autant de morts parmi les civils. Notre société se serait-elle habituée aux "dommages collatéraux" des conflits ?

 

Idées fortes:

 

I - Le changement de type de conflit

 

A- Une lutte idéologique

- Affrontement entre 3 idéologies: Démocraties capitalistes, Nazisme, Communisme. On recherche une domination totale. Les populations sont "complices" du système dans lequel elles s'inscrivent.

- La cause est supérieure à l'homme. L'individualité est détruite au profit du collectif. Ex: Les japonais créent le principe des "kamikazes", une barrière morale (respect de l'humain) est enlevée.

 

B- Une stratégie militaire différente

- Premier conflit où les civils sont plus touchés que les militaires. Les civils deviennent une cible et les "lois de la guerre" comme la convention de Genève ne sont pas respectées.

- La Blitzkrieg Allemande et la stratégie de la "terre brûlée" soviétique mettent en avant les résultats militaires rapides au détriment du traitement des civils. Les bombardements atomiques d'Hiroshima et Nagasaki sont les situations extrêmes de ces stratégies.

- Bombardements de Dresde: Pas d'utilité militaire.

 

C- Des Hommes "encombrants".

- Bien souvent le prisonnier de guerre est vu comme un fardeau pour l'armée occupante. La première guerre mondiale avait déjà montré que l'homme était déconsidéré par l'élite militaire (vagues d'assaut inuilles notamment). 

- Le civil est vu au mieux comme une force de travail (camp, STO) ou comme une source de revenu (spoliation). Les résistants sont eux aussi en majorité des civils, brouillant ainsi un peu plus la différence civils/militaires.

- Exécution de civils en sanction (ex: 50 otages de Nantes), destruction de villages (comme Oradour-sur-Glane par la division das Reich) en représailles, sadisme ou par désœuvrement.

 

II - Une volonté d'extermination programmée

 

A- Un génocide qui vient de loin

- Le précédent du génocide arménien de 1915 montre une évolution inquiétante des conflits avant même la seconde guerre mondiale

- L'éducation programmée des enfants: Le Fascisme mettait en avant la guerre comme un événement positif pour "forger un homme nouveau". Les jeunesses hitlériennes conditionnait les enfants dans cet objectif.

 

B- La genèse de la "solution finale".

- On isole dans des camps de concentration et des ghettos (ex:Varsovie)

- Déshumanisation: Rasé, tatoué, uniforme. Soupe diurétique pour affaiblir. Travaux, tortures... On essaie de revendre les cheveux, de faire de l'engrais avec les os, du savon avec la graisse etc.

- Les prisonniers sont parfois victimes d'expériences "scientifiques" souvent inutiles. Il sont donc considérés comme inférieurs aux animaux. Ils sont considérés comme des parasites, des nuisibles. On met en avant le plaisir sadique de faire souffrir.

- Naissance de la notion de "crime contre l'humanité" après l'extermination des juifs, opposants politiques, tziganes etc.

 

C- Les fondements de l'humanité remis en cause.

- La déshumanisation permet de rechercher le moyen technique le plus efficace pour éliminer les hommes. Après le génocide par balle, c'est la solution de la chambre à gaz (Zyklon B) qui est choisie. La mort devient industrielle.

- Le viol systématique des femmes (ex: Les Allemandes à la libération par les Soviétiques) est une arme utilisé par l'URSS (et repris dans de nombreux conflits depuis).

- Perte de confiance dans l'avenir et dans la croyance que l'homme est naturellement bon (JJ.Rousseau). Le monde est bouleversé par les récits de Primo-Lévi (si c'est un homme) ou encore par le journal d'Anne Franck.

 

III - Une violence proportionnelle à la capacité technique de destruction

 

A- Un nouveau monde technologique

- Saut Technologique important: Avion à réaction, missiles à longue distance, bombe nucléaire, radar, calculateurs (ancêtres de l'informatique). Certaines technologies ont eu aussi des applications civiles (nucléaire civil, radar...)

 

B- La mondialisation en marche.

- Premier conflit sur tout le globe. Effacement des distances, renforcement de la mondialisation. Création de nouvelles formes de déploiement logistiques (ex: débarquement). Peu de points du globe se trouvent exclus des combats.

 

C- Des séquelles du conflit

- Aujourd'hui encore de nombreux pays (comme l'Egypte par exemple) sont couverts de mines. La seconde guerre mondiale n'a pas fini de faire des morts.

- Bien loin d'être seulement hors-norme, les techniques de combat de la seconde guerre mondiale ont été réutilisées fréquemment depuis (génocide au Rwanda, Cambodge), extermination ethnique en Bosnie, viol systématique en Afrique Centrale.

- Il est rare que les populations se révoltent contre ces exactions. Par manque de moyen mais aussi par l'acceptation de la propagande.

 

Conclusion

- Création d'un monde nouveau (?) qui se veut basé sur le droit et la gouvernance mondiale: Création de l'ONU. Idée de droit Pénal international même pour les dirigeants. Échec global (comme la SDN) lié au droit de veto pour les 5 vainqueurs (Russie, Etats-Unis, Chine, France, Royaume-Uni)

- Construction de lieux de mémoires (mémorial de la Shoah, du mémorial de Caen). Les camps deviennent des lieux d'expression de cette mémoire (Auschwitz, Dachau...)

- Un conflit global devient impossible avec la bombe nucléaire: Équilibre de la terreur. Conflits localisés (Cuba, Viet Nam) et création de zones grises ensuite. plus de guerres mondiales, mais des conflits de moindre envergure partout, tout le temps. Pas certain que le monde soit plus sûr aujourd'hui.

 

"Ignorer le passé c'est raccourcir l'avenir" (M.Green)

 

 

 

 

Sujet: "Expliquez en quoi la seconde guerre mondiale est l'expression d'une brutalisation progressive de la société"

 

 

 

Introduction

On cherche à "humaniser la guerre depuis longtemps:

- Paix de Dieu et Trêve de Dieu au Moyen Âge.

- Création de la croix rouge par Henry Dunant après la bataille de Solférino de 1859

- Création de la SDN après la première guerre mondiale ainsi que la signature des conventions de Genève.

 

Problématiques possibles: Pourtant il n'y a jamais eu autant de morts parmi les civils. Notre société se serait-elle habituée aux "dommages collatéraux" des conflits ?

 

Idées fortes:

I - Le changement de type de conflit

 

A- Une lutte idéologique

- Affrontement entre 3 idéologies: Démocraties capitalistes, Nazisme, Communisme. On recherche une domination totale. Les populations sont "complices" du système dans lequel elles s'inscrivent.

- La cause est supérieure à l'homme. L'individualité est détruite au profit du collectif. Ex: Les japonais créent le principe des "kamikazes", une barrière morale (respect de l'humain) est enlevée.

 

B- Une stratégie militaire différente

- La Blitzkrieg Allemande et la stratégie de la "terre brûlée" soviétique mettent en avant les résultats militaires rapides au détriment du traitement des civils. Les bombardements atomiques d'Hiroshima et Nagasaki sont les situations extrêmes de ces stratégies.

- Premier conflit où les civils sont plus touchés que les militaires. Les civils deviennent une cible et les "lois de la guerre" comme la convention de Genève ne sont pas respectées.

 

C- Des Hommes "encombrants".

- Bien souvent le prisonnier est vu comme un fardeau pour l'armée occupante. Le civil est vu au mieux comme une force de travail (camp, STO) ou comme une source de revenu (spoliation). Les résistants sont eux aussi en majorité des civils, brouillant ainsi un peu plus la différence civils/militaires.

- Exécution de civils en sanction (ex: 50 otages de Nantes), destruction de villages (comme Oradour-sur-Glane par la division das Reich) en représailles, sadisme ou par désœuvrement.

 

 

II - Une volonté d'extermination programmée

 

A- Un génocide qui vient de loin

- Le précédent du génocide arménien de 1915 montre une évolution inquiétante des conflits avant même la seconde guerre mondiale

- L'éducation programmée des enfants: Le Fascisme mettait en avant la guerre comme un événement positif pour "forger un homme nouveau". Les jeunesses hitlériennes conditionnait les enfants dans cet objectif.

 

B- La genèse de la "solution finale".

 

- On isole dans des camps de concentration et des ghettos (ex:Varsovie)

- Déshumanisation: Rasé, tatoué, uniforme. Soupe diurétique pour affaiblir. Travaux, tortures... On essaie de revendre les cheveux, de faire de l'engrais avec les os, du savon avec la graisse etc.

- Les prisonniers sont parfois victimes d'expériences "scientifiques", déshumanisés (numéros tatoués, rasés etc.).

- Naissance de la notion de "crime contre l'humanité" après l'extermination des juifs, opposants politiques, tziganes etc.

 

C- Les fondements de l'humanité remis en cause.

- La déshumanisation permet de rechercher le moyen technique le plus efficace pour éliminer les hommes. Après le génocide par balle, c'est la solution de la chambre à gaz (Zyklon B) qui est choisie. La mort devient industrielle.

- Perte de confiance dans l'avenir et dans la croyance que l'homme est naturellement bon (JJ.Rousseau). Le monde est bouleversé par les récits de Primo-Lévi (si c'est un homme) ou encore par le journal d'Anne Franck.

- Le viol systématique des femmes (ex: Les Allemandes à la libération par les Soviétiques) est une arme utilisé par l'URSS (et repris dans de nombreux conflits depuis).

 

 

III - Une violence proportionnelle à la capacité technique de destruction

 

A- Un nouveau monde technologique

- Saut Technologique important: Avion à réaction, missiles à longue distance, bombe nucléaire, radar, calculateurs (ancêtres de l'informatique). Certaines technologies ont eu aussi des applications civiles (nucléaire civil, radar...)

 

B- La mondialisation en marche.

- Premier conflit sur tout le globe. Effacement des distances, renforcement de la mondialisation. Création de nouvelles formes de déploiement logistiques (ex: débarquement). Peu de points du globe se trouvent exclus des combats.

 

C- Des séquelles du conflit

- Aujourd'hui encore de nombreux pays (comme l'Egypte par exemple) sont couverts de mines. La seconde guerre mondiale n'a pas fini de faire des morts.

- Bien loin d'être seulement hors-norme les techniques de combat de la seconde guerre mondiale ont été réutilisée fréquemment depuis (génocide au Rwanda, Cambodge), extermination ethnique en Bosnie, viol systématique en Afrique Centrale.

- Il est rare que les populations se révoltent contre ces exactions. Par manque de moyen mais aussi par l'acceptation de la propagande.

 

 

Conclusion

- Création d'un monde nouveau qui se veut basé sur le droit et la gouvernance mondiale: Création de l'ONU. Idée de droit Pénal international même pour les dirigeants. Échec global (comme la SDN) lié au droit de veto pour les 5 vainqueurs (Russie, Etats-Unis, Chine, France, Royaume-Uni)

- Construction de lieux de mémoires (mémorial de la Shoah, du mémorial de Caen). Les camps deviennent des lieux d'expression de cette mémoire (Auschwitz, Dachau...)

- Un conflit global devient impossible avec la bombe nucléaire: Équilibre de la terreur. Conflits localisés (Cuba, Viet Nam) et création de zones grises ensuite.

- Une nouvelle espérance: Baby-Boom après-guerre (à rapprocher des années folles après la première guerre).

 

Un monde nouveau, plus de guerres mondiales, mais des conflits de moindre envergure partout, tout le temps. Pas certain que le monde soit plus sûr aujourd'hui.

 

"Ignorer le passé c'est raccourcir l'avenir" (M.Green)

Conclusion

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Rédigé par M. Orain

Publié dans #Bac, #Première, #Guerre

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Publié le 23 Avril 2015

Sujet: "Expliquez en quoi la seconde guerre mondiale marque une rupture brutale dans le XXème siècle"

 

 

Introduction

La seconde guerre mondiale est une rupture douloureuse et totale qui marque l'histoire de l'humanité.

Problématique possible: 2 conflits mondiaux dans la première moitié du XXème siècle et une absence ensuite pendant 70 ans. Qu'est-ce qui a changé ?

 

Problématiques possibles: Quels sont les facteurs qui ont conduit à une telle rupture sociétale ? En quoi ce conflit est-il différent des autres ?  En quoi la seconde guerre mondiale a-t-elle façonnée notre monde actuel ?

 

Idées fortes:

I - La fin d'une Europe dominatrice

A- Des Empires vestiges d'un passé

- La fin de la domination Européenne malgré la conservation des Empires Britannique et Français.

B- Un "leadership" mondial

- La domination économique US avec la mise en place d'une puissante économie de guerre (ex: Liberty Ship)

- Relation de dépendance avec USA pour l'Europe de l'Ouest (ex: Plan Marshall)

C- Un avenir à gérer

- Préfiguration de la décolonisation à venir (massacre de Sétif, guerre d'Indochine) lié notamment à la libération par les troupes alliées en nov 1942 du Maghreb.

- Reconstruction (Dresde, Saint-Nazaire)

 

II - Un passé qui ne passe pas

A- Les civils les plus touchés.

- Premier conflit où les civils sont plus touchés que les militaires. Les civils deviennent une cible et les "lois de la guerre" comme la convention de Genève ne sont pas respectées.

- La Blitzkrieg Allemande et la stratégie de la "terre brûlée" soviétique mettent en avant les résultats militaires rapides au détriment du traitement des civils. Les bombardements atomiques d'Hiroshima et Nagasaki sont les situations extrêmes de ces stratégies.

- Bien souvent le prisonnier est vu comme un fardeau pour l'armée occupante. Le civil est vu au mieux comme une force de travail (camp, STO) ou comme une source de revenu (spoliation). Les résistants sont eux aussi en majorité des civils, brouillant ainsi un peu plus la différence civils/militaires. 

- Exécution de civils en sanction (ex: 50 otages de Nantes), destruction de villages (comme Oradour sur Glane  par la division das Reich) en représailles, sadisme ou par désoeuvrement. 

 

B- Les fondements de l'humanité remis en cause.

- Le Fascisme mettait en avant la guerre comme un événement positif pour "forger un homme nouveau".

- Naissance de la notion de "crime contre l'humanité" après l'extermination des juifs, opposants politiques, tziganes etc. Les prisonniers sont parfois victimes d'expériences "scientifiques", déshumanisés (numéros tatoués, rasés etc.). Les japonais créent le principe des "kamikazes", une barrière morale (respect de l'humain) est enlevée. 

- Perte de confiance dans l'avenir et dans la croyance que l'homme est naturellement bon (JJ.Rousseau). Le monde est bouleversé par les récits de Primo-Lévi (si c'est un homme) ou encore par le journal d'Anne Franck.

C- Une conception du monde à revoir.

- Remise en cause des idéologies: Effondrement du fascisme. Monde bipolaire avec le communisme Soviétique et le capitalisme Etats-Unien. (A rapprocher de la chute des Empires après la première guerre mondiale).

- Construction de lieux de mémoires (mémorial de la Shoah, du mémorial de Caen). Les camps deviennent des lieux d'expression de cette mémoire (Auschwitz, Dachau...)

- Des villes reconstruites sur les décombres sont un rappel permanent du passé (Lorient, Brest, Saint-Nazaire)..

 

III - Un monde nouveau

A- Un nouveau monde technologique

- Saut Technologique important: Avion à réaction, missiles à longue distance, bombe nucléaire, radar, calculateurs (ancêtres de l'informatique). Certaines technologies ont eu aussi des applications civiles (nucléaire civil, radar...)

B- La mondialisation en marche.

- La décolonisation est en marche après la guerre (Indochine 1945, Inde 1947...)

- Premier conflit sur tout le globe. Effacement des distances, renforcement de la mondialisation. Création de nouvelles formes de déploiement logistiques (ex: débarquement)

- Création de la Communauté Européenne (CECA, puis CEE et enfin UE) pour mettre fin aux conflits européens.

C- Une politique nouvelle

- Création d'un monde nouveau qui se veut basé sur le droit et la gouvernance mondiale: Création de l'ONU. Idée de droit Pénal international même pour les dirigeants. Échec global (comme la SDN) lié au droit de veto pour les 5 vainqueurs (Russie, Etats-Unis, Chine, France, Royaume-Uni)

- Un conflit global devient impossible avec la bombe nucléaire: Équilibre de la terreur.  Conflits localisés (Cuba, Viet Nam) et création de zones grises ensuite.

- Une nouvelle espérance: Baby-Boom  après-guerre (à rapprocher des années folles après la première guerre).

 

Conclusion

Un monde nouveau, plus de guerres mondiales, mais des conflits de moindre envergure partout, tout le temps. Pas certain que le monde soit plus sûr aujourd'hui.

 

"Ignorer le passé c'est raccourcir l'avenir" (M.Green)

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Rédigé par M. Orain

Publié dans #Première, #Devoir, #2nde Guerre mondiale

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Publié le 6 Avril 2015

Valoriser et aménager le milieu :

étude de cas, le Languedoc

La Grande Motte

 

Sujet: "Présentez les atouts et les contraintes de l'aménagement du Languedoc pour l'Etat et les collectivités territoriales".

sujet 

 

 

 

Eléments de correction:

Introduction:

Présentation des documents:

Doc 1: "Mission Racine et transformation du paysage Languedocien", site internet, objectif-lr.com

Doc 2: Carte des risques et densités de population

Doc 3: Carte des conflits d'usages du littoral

Doc 4: "Le tourisme, vers une fuite en avant", article des échos du 10 août 2010

 

Problématique: Aménagement touristique et protection du littoral et des habitants. Comment concilier deux objectifs opposés ?

Annonce du plan.

 

I - Un développement  voulu par l'Etat

- A partir de 1963 est menée une politique d'aménagement touristique volontariste de l'Etat pour développer la région par l'intermédiaire de la DATAR. Cela compense la densité jugée excessive de la Côte d'Azur (voir ici) alors que le littoral Languedocien est riche de longues étendues de sables vides. Cette période est marquée par la croyance du développement d'une société de loisirs.

- Ce développement se heurte au milieu. Il faut démoustiquer de manière parfois très agressive au niveau environnemental (DDT) dans un milieu naturel protégé (la Camargue notamment)

- Ce type de développement induit un tourisme de masse avec des complexes parfois impressionnants comme celui de la grande motte. 8 stations balnéaires pour un million de touristes (doc 1).

 

II - Des conséquences sous-estimées ou ignorées

- On assiste donc à une densification du littoral et le long des fleuves et rivières. Cette anthropisation régule les débits des fleuves et accentue ainsi les risques de submersion. Or cette zone était déjà sujette à un risque important d'inondation (voir doc 2). On accentue donc le risque  - et pire - on met plus de population en danger.

- Ce danger était déjà connu (inondations de 1940) et tend à se renouveler plus fréquemment (Nîmes en 1988, Narbonne en 1999, Uzès en 2002 etc.) Le réchauffement climatique fragilisant peut être encore plus ces zones.

- Ce bouleversement économique entraîne aussi des conflits d'usages importants (voir carte du doc 3). Le développement du tourisme de plaisance entraîne des mouillages illégaux qui peuvent dégrader l'environnement et répandre des espèces exogènes (comme la caulerpa taxifolia par exemple). Les plongées sous-marines des plaisanciers pouvant parfois se transformer en braconnages (ex: oursins) au détriment des professionnels de la pêche (on peut notamment penser au port de Sète). La sanctuarisation a échoué, elle a du être renforcée. 

- Le développement volontariste des ports de plaisance (comme Port-Camargue) induit un risque accru pour l'équilibre environnemental du littoral.

- La région Languedoc-Roussillon a décidé de faire du secteur touristique sa priorité (voir doc 4), au risque d'aggraver l'état actuel. Ce type de littoral (longue étendues de sables) est difficile à surveiller d'où les noyades fréquentes.

 

 

III - Quelles solutions ?

- Densifier l'intérieur plutôt que le littoral en développant l'activité touristique sur d'autres atouts.  La région n'en manque pas : vignobles AOC, châteaux Cathares, tourisme vert (gîtes), gorges de l'Hérault, Canal du Midi,  cité médiévale de Carcassonne etc. 

- La création d'une région Midi-Pyrénées/Languedoc-Roussillon par la réforme des régions en 2014 va peut être permette de développer l'intérieur des terres.

- Laisser de la place aux fleuves et rivières en cas de crues. Quitte a détruire des quartiers dangereux (ex quartier de la Bouillie à Blois). Interdire bien sûr les nouvelles constructions.

- Essayer de limiter l'érosion littorale ou de laisser la place à cette érosion en construisant plus loin.

- Développer d'autres secteurs économiques pour limiter l'importance du secteur touristique. En effet le développement facile des transports met en concurrence  la région avec d'autres pays (Croatie, Grèce, Tunisie...) Essayer de passer d'un tourisme de masse (Palavas les flots, Cap d'Agde) à un tourisme plus "qualitatif". Monter en gamme. 

- Réellement sanctuariser certaines zones littorales pour les protéger de manière effective.

 

 

Conclusion

Les politiques ont une grande responsabilité dans le type de développement de cette région. Celle-ci a longtemps été montrée en exemple. Montpellier se targue souvent d'être jeune et dynamique. Georges Frêche, son ancien maire (décédé en 2010), mettait en avant des constructions démesurées dans la lignée du projet Racine. Peut-être est-il désormais le moment de se développer de manière plus responsable et durable.

 

 

Le cours : Étude de cas sur la Réunion

Thème 2 - Aménager et développer le territoire français 

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Rédigé par M. Orain

Publié dans #Première, #Lycée, #Géographie, #Evaluation

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Publié le 1 Avril 2015

Les mémoires de la seconde guerre mondiale

 

La mémoire n'est pas l'histoire, elle est une construction, un jugement sur une période historique. C'est un travail rigoureux, scientifique d'historien. Travail qui se heurte souvent à l'émotion de ceux qui ont vécu le conflit. La mémoire peut se perdre, changer, être sélective au fil du temps. Les archives restent et servent d'appui pour reconstruire le passé au-delà de l'affect. Ce travail est nécessaire pour mieux comprendre le présent.

 

I - 1945-69: Les mémoires immédiates

Passé les premiers procès expéditifs et les abus de la libération (femmes tondues) la théorie du glaive (De Gaulle, attaque l'Allemagne) et du bouclier (Pétain protège de l'Allemagne en collaborant) va dominer. Cette thèse est notamment soutenu par Aron dans son "histoire de Vichy" en 1954.

La République entretient un rapport ambigu avec Pétain (exilé à l'île d'Yeu, tombe fleurie par François Mitterrand en hommage au vainqueur de Verdun pendant la 1ère GM). La République est considérée comme innocente alors qu'elle a accordé les pleins pouvoirs à Pétain. Il y a une réelle volonté de ne pas assumer les actes de collaboration.

L'oubli (juif, tziganes, homosexuels, témoins de Jéhova, malgré-nous) et la réconciliation (collaborateurs graciés) nationale passe avant la vérité historique. Annette Wierworska évoque alors le 'Grand silence" de cette période. 

Cet oubli passe par une loi d'amnistie (1947, 51, 53), la fermeture des archives voire la censure (ex: les gendarmes français censurés dans "Nuit et Brouillard" en 1955).

Dans le même temps on met en avant la résistance (ex "Bataille du rail" en 1946), ce "résistencialisme" (Henry Rousso) permet de laisser croire que tous les citoyens ont été résistants et héroïques en dépit des faits avérés (ex: lettres de dénonciations pendant l'occupation). Cette histoire est notamment récupérée par le parti communiste ("parti des 75 000 fusillés). Le discours de Malraux pour l'entrée de Jean Moulin au Panthéon en 1964 marque l'apogée de cette vision historique d'union nationale. Pourtant le procès d'Eichmann (1961-62) montrait une évolution réelle du traitement de la mémoire à l'étranger. 

 

II - 1969-1995: Le tournant mémoriel

La mort du général De Gaulle (1969)  puis de Pompidou (1974) va permettre de faire évoluer les mentalités. 

Les travaux des historiens étrangers vont aussi bouleverser l'ordre établi. "La France de Vichy" notamment de R.Paxton met fin au mythe du "bouclier" Pétainiste grâce aux archives Françaises et Allemandes. Il démontre que la politique de Pétain qui allait au-delà des demandes des All. (ex: déportation des enfants juifs, rafle du Vel d'hiv etc.). Le caractère fasciste du régime de Vichy est mis en avant ("un passé qui ne passe pas" par H.Rousso et Eric Conan).

Le cinéma n'est pas absent de cette remise en cause: Le chagrin et la pitié (1971), Lacombe Lucien (1974)( Holocauste (1979), Shoah (1985). 

Cette évolution de la société va entraîner une évolution judiciaire. Les crimes contre l'humanité deviennent imprescriptibles (1964) puis on condamne le Négationnisme (terme créé par Henry Rousso en 1987 ex: Darquier, Faurisson, Rassinier) par la loi Gayssot de 1990, première loi mémorielle. A travers le négationisme c'est le révisionisme (réécriture de l'histoire à l'opposé des faits) qui est condamné. 

On se met (enfin) à rechercher les criminels de guerre (notamment avec l'aide des époux Klarsfeld). Ainsi Paul Touvier caché pendant 20 ans par l'Eglise et gracié (en 1971 par Pompidou) va être arrêté  en 1989, jugé et condamné en 1994 (il mourra en 1996 en prison). On peut citer aussi Klaus Barbie ou encore Papon (pourtant ancien Préfet de Police sous le Général De Gaulle). Tous arrêtés, condamnés et emprisonnés.

Le procès de Klaus Barbie (en 1987) est alors filmé pour en conserver une mémoire historique (fait exceptionnel car il est habituellement interdit de filmer dans un tribunal). Les historiens jouent alors le rôle d'experts.

Néanmoins le rôle ambigu joué par François Mitterrand pendant le conflit (collaborateur puis résistant) sera un frein à l'organisation du procès de René Bousquet (responsable de la rafle du Vel'dhiv)  qui sera assassiné (1993) avant d'avoir pû être jugé. 

Il faudra attendre Jacques Chirac (qui n'est pas de la même génération) pour que la France assume la responsabilité de la collaboration pendant la guerre. Certains l'accuseront de faire acte de repetance déplacé.

 

Conclusion: Aujourd'hui, l'acceptation de l'histoire

L'histoire aujourd'hui est apaisée par l'éloignement du conflit. Des recherches tardives essaient de redonner les biens spoliés aux ayant-droits. On réhabilite des personnalités diffamées (comme Jean Zay).

Les mémoires oubliées réemergent comme celles des malgré-nous, des troupes indigènes (film en 2006) ou encore du Service du Travail Obligatoire (STO), considérés désormais comme victimes et non plus comme collaborateurs. A l'inverse les exactions des troupes américaines (viols des femmes pendant le débarquement) commencent à être évoquées.

Le mémorial de la Shoah (inauguré à Paris en 2005) n'oublie pas de mentionner les autres génocides (Rwanda notamment) pour devenir un symbole qui va au-delà du martyr juif.

Néanmoins aujourd'hui les tziganes, homosexuels ou handicapés sont régulièrement les grands oubliés des commémorations. Autre facteur d'inquiétude la possible récupération / instrumentalisation politique des victimes du conflit (extrême-droite avec les écrits récents de Zemmour sur Pétain mais aussi la volonté d'imposer la lecture de la lettre de Guy Moquet par le Président Sarkozy par exemple).

 

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Rédigé par M. Orain

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