25 septembre 2014 4 25 /09 /septembre /2014 12:29

 

Sujet: "L'historien et les mémoires de la guerre d'Algérie"

 

Proposition de plan:

 

Introduction:

On peut partir d'un fait d'actualité.

Ex; la mort de d'Hervé Gourdel, otage français en Algérie, "tué parce que français" (F.Hollande). Pb de réconciliation France-Algérie encore d'actualité. Quelle solution pour enfin sortir de cette impasse ?

 

I - L'essor des travaux historiques sur la mémoire

A- Un travail d'historien

Pierre Vidal-Naquet « La torture dans la République », 1972

Charles-Robert Ageron «  Politiques coloniales au Maghreb », 1973.

- La guerre ensevelie (Benjamin Stora) révèle des faits souvent cachés comme l'usage massif de la torture, ceux qui la dénonce sont arrêtés (général Pâris de Bollardière, Henri-Irénée Marrou, Henri Alleg) voire tués (Maurice Audin).

 

B- L'expression filmique

« La bataille d’Alger de Gillo Pontecorvo en 1966 (financé parleFLN)

René Vautier  « Avoir 20 ans dans les Aurès », 1972.(censuré par le pouvoir)

Bertrand Tavernier « Une guerre sans nom », 1992.

C- Un Etat français qui reste répressif malgré tout.

Censure, tabou, loi d'amnistie.

 

II - Les conséquences politiques de ces travaux.

A- La progression des contestations

Chaque groupe s’organise (Anciens combattants, Harkis, OAS, FLN), crée des associations et ont des revendications qui leurs sont propres.

B- Une acceptation progressive des réalités par la France

- On parle désormais de guerre. On utilisait le terme d'«évènement » jusqu’en 1999 malgré l’utilisation des conscrits.

- Ouverture progressive des archives, reconnaissance du massacre de Sétif, création d'un jour de commémoration.  2002 : Création d’un mémorial  de la guerre d’Algérie. (Voir carte des principaux lieux de mémoire). 2012 : Visite de François Hollande en Algérie.

 

III Les problèmes mémoriels qui continuent à se poser.

A - Le problème des Harkis

Reconnaissance, solde, réhabilitation en Algérie

B - Le problème des pieds noirs

La possibilité d'entretenir les tombes, le retour en Algérie en sécurité.

C - Le pouvoir Algérien et lep roblème Français.

Le FLN continue d'utiliser le conflit Algérien comme ciment national pour cacher ses problèmes intérieurs (chômage des jeunes, manque de démocratie). Il le fait au détriment de la vérité historique (pseudo "génocide-Algérien" par les français) , massacre des membres du MNA par l'ALN).

- Le Traité d'amitié franco-algérien sans cesse repoussé.

 

Conclusion:

Réponse à la problématique.

Sans un travail méthodique d'historien dans les deux pays concernés, la guerre d'Algérie conservera des parts d'ombres qui empêcheront une complète réconciliation franco-algérienne. Ce travail de mémoire est aussi à faire dans d'autres pays comme en Turquie avec le généocide arménien. 

 

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25 septembre 2014 4 25 /09 /septembre /2014 12:05

 

Presque 40 ans après la fin de la guerre d'Algérie, le général Paul Aussares admet, dans un ouvrage, avoir pratiqué la torture entre 1955 et 1957.

Nié jusqu'à la fin du XXème siècle, l'usage de la torture devient un enjeu de mémoire, et un sujet d'étude pour les historiens comme Raphaëlle Branche.

Que montre le témoignage de Paul Aussares de la mémoire des combats et de la difficulté à faire l'histoire à partir de témoignages souvent contradictoires ?

 

1. Une violence banalisée en réponse aux violences indépendantistes.

La torture est autorisée dès 1956. Paul Aussares oppose militaires français et combattants indépendantistes lors des combats de Philippeville, où les massacres menées par le FLN frappent l'opinion publique française. Mais la lutte n'est pas binaire: des Algériens soutiennent l'armée française comme supplétifs (les harkis) et des Français comme Maurice Audin, soutiennentle FLN (on parle alors de "porteurs de valises"). Les conflits et procès postérieurs (massacre de Charonne en 1962, procès Papon en 1989) montrent la complexité de l'aveu dans le contexte de la politique de devoir de mémoire française.

 

2. Les limites du témoignage, qui ignore les militaires qui ont rejeté la violence et la reconnaissance par l'Etat des violences de son armée.

 

L'opposition entre militaire et indépendantistes ignore les réactions internes à l'armée face à l'usage de la torture: le général Pâris de Bollardière refuse la violence gratuite, des officiers désertent (comme Maillot). Après l'indépendance, les officiers supérieurs sont toujours divisés sur la conduite à tenir. Le général Bigeard a toujours nié son usage, le général Massu a reconnu son existence. Le général Aussarès avouera à titre posthume l'assassinat d'Audin (dans un témoignage discutable).

 

Sans un travail méthodique d'historien dans les deux pays concernés, la guerre d'Algérie conservera des parts d'ombre qui empêcheront une complète réconciliation franco-algérienne. Ce travail de mémoire est aussi à faire dans d'autres pays comme en Turquie avec le généocide arménien. 

 

 

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