Publié le 21 Novembre 2012
- Genre : Documentaire - Culture Infos
- Pays : France
- Nationalité : français
- Date de sortie : 2012 | Durée : 1h29
- Tous publics
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Note internautes :
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Publié le 21 Novembre 2012
Note internautes :
Publié le 24 Octobre 2012
Article original ici
La France : championne des pays de l’OCDE pour le redoublement
La France est connue pour ses taux élevés de redoublement, mais comment se situe-t-elle par rapport à ses voisins ? La statistique que je vous présente dans cet article est extraite de l’enquête PISA 2009 (pour plus de précisions, consulter le Volume IV du rapport, Chapitre 3). Dans cette enquête, il était demandé aux élèves de 15 ans d’indiquer s’ils avaient déjà redoublé au primaire, au collège ou au lycée. En moyenne, dans les pays de l’OCDE, 13 % des élèves de 15 ans ont répondu qu’ils avaient déjà redoublé au moins une fois. En France, plus d’un élève sur trois affirmait être dans ce cas (38 % pour être exact).
Il s’agit d’un record absolu, comme le montre le graphique ci-dessous, sans compter que ce chiffre serait encore bien plus élevé si on mesurait les taux de redoublement à 18 ans (c’est-à-dire en couvrant l’ensemble du lycée).
Graphique : Pourcentage d’élèves de 15 ans ayant redoublé au moins une fois durant leur scolarité
La décomposition par niveau d’enseignement se fait comme suit : 17.8 % des élèves de 15 ans ont redoublé au moins une fois une classe du primaire en France (contre 7 %, en moyenne, dans les pays de l’OCDE), tandis que 23.5 % des élèves interrogés ont connu la même mésaventure au collège (contre 6 %, en moyenne, dans les pays de l’OCDE). On obtient un total supérieur à 38 % car certains élèves de 15 ans ont pu redoubler à la fois au primaire et au collège.
Ces chiffres sont alarmants et pourtant, des progrès ont été réalisés. Dans les années 60, près de la moitié des élèves étaient en retard dès le CM2. Dans les années 90, cette proportion était descendue à 25 % (voir la note de 2004 du Haut conseil de l’Évaluation de l’École), pour s’établir, comme on l’a vu, à « seulement » 18 % en 2009.
Des écarts significatifs existent entre les pays en matière de redoublement. À titre de comparaison, il est inexistant en Corée, au Japon et en Norvège, et inférieur à 5 % dans 8 autres pays de l’OCDE. À l’inverse, à l’instar des élèves français, plus de 25 % des élèves de 15 ans en Belgique, en Espagne, au Luxembourg, aux Pays-Bas et au Portugal indiquent avoir déjà redoublé au moins une fois.
Le redoublement : un mal pour un bien ?
Disons-le tout de suite, il existe une forme de consensus – fait assez rare dans le domaine de l’éducation pour qu’on le souligne – pour suggérer que, de manière générale, le redoublement n’améliore pas les résultats d’éducation. De ce principe de base découlent différents arguments pour justifier sa suppression ou, tout du moins, sa diminution :
(...)
(...)
Dans la majorité des pays, le redoublement fait généralement suite à une évaluation (formelle ou non) des élèves par les enseignants ou l’établissement à la fin de l’année scolaire. Cependant, les critères utilisés pour décider d’un redoublement ne sont pas normalisés et diffèrent non seulement entre les régions, villes et établissements scolaires, mais aussi parfois entre les classes d’un même établissement. Ce manque d’harmonisation crée une injustice dans le processus de décision de redoublement.
Le redoublement est une pratique coûteuse dont l’efficacité est contestée. Il a un coût économique : les élèves restent non seulement scolarisés plus longtemps que prévu dans le système d’éducation, mais leur entrée sur le marché du travail s’en trouve également retardée. En 2009, le coût du redoublement a ainsi été chiffré à 2 milliards d’euros par an par le ministère de l’Éducation, une somme conséquente, surtout en période de crise économique. À titre indicatif, une année d’étude supplémentaire représente pour le système d’éducation un coût d’environ 5 500 euros par élève du primaire et 8 000 euros par collégien.
Quelles alternatives au redoublement ?
La diminution ou la suppression du redoublement, même si c’est une mesure nécessaire, ne permettra pas de résoudre tous les problèmes du système d’éducation français si d’autres initiatives ne sont pas mises en place pour lutter contre l’échec scolaire. À ce propos, quelques pistes :
Publié le 14 Octobre 2012
A 20h45 sur TF1
Synopsis : Joseph a onze ans et doit porter l'étoile jaune. Son bonheur avec sa famille bascule le 16 juillet 1942 quand la police française rafle 13 000 juifs pour les entasser au vélodrome d'Hiver. Ils seront ensuite en transit au camp de Beaune-La-Rolande avant d'être envoyés à Auschwitz. Très peu d'entre eux en reviendront.
Publié le 14 Octobre 2012

A partir de 18h (présence aux rendez vous de l'histoire auparavant).
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18h45-18h55: Morgane Lahaie 3°F
18h55-19h05: Perrine Baucher 3°F
19h05-19h15:
19h15-19h25:
19h25-19h35:
19h35-19h45:
19h45-19h55:
Publié le 26 Septembre 2012
Supermarcket Lady, renommée ensuite Lady's Marcket ou encore Supermarket Shopper
Supermarcket Shopper est une œuvre de Duane Hanson (1925-1996) créée en 1969, présentée au public en 1970. Elle est exposée au Musée d'Art Contemporain Ludwig-Forum d'Aix-la-Chapelle.
Auteur
Duane Hanson, est né en 1925 et mort en 1996, c’est un sculpteur américain. Son oeuvre appartient au courant de l'hyperréalisme.
Entre 1946 et 1951 il obtient plusieurs diplômes en beaux-arts, le dernier dans l’État américain du Michigan. Hanson part ensuite enseigner les beaux-arts en Allemagne, notamment à Munich, avant de retourner aux USA, toujours comme enseignant.
Composition de l'oeuvre
Sculpture en résine de polyester et fibre de verre et réalisé à partir de modèle vivant. La structure a été moulée directement sur le corps du modèle avec des bandes de silicones dans lesquelles il coule de la résine de polyester, elle permet des reproductions détaillées. Les matériaux utilisés pour cette œuvre d'environ 166 cm sur 70 cm, sont très différents : métal, papier et plastique, fer et de vrais vêtements.
La Supermarket Lady est peinte avec de la peinture acrylique, tous les petit détails sont représentés (exemple: les veines). Il ajoute de vrais cheveux et des yeux de verre. La structure est grandeur nature. Il y a une volonté permanente de justesse de réalisme par rapport à la personne représentée, Hanson réussit à parfaire l’illusion de réalité, c'est de l'hyperréalisme.
Description
Comme Rodin, il cherche l'essentiel directement observable au quotidien et naturel. Cette œuvre est représentée en grandeur nature. Elle représente une femme américaine qui consomme beaucoup remplissant son caddie au point de le faire déborder. Les supermarchés aux Etats-Unis sont parfois ouverts 24h/24h. Il n'est donc pas improbable de croiser une ménagère portant des bigoudis et des chaussons et poussant un caddie (ce qui étonnerait en Europe).
Cette femme est forte. Elle fume son caddie qui est rempli de nourriture (produits issus de l'industrie agroalimentaire). Elle est en surpoids, la cigarette à la bouche, les bigoudis sur la tête, son collant est filé et ses vêtements sont dépareillés. Elle a des boutons et même des bleus qui peuvent laisser penser qu’il s’agit d’une femme battue.
Elle est installée dans l’espace réel du musée, sans socle de présentation : elle est en contact direct avecpublic le (comme toutes les œuvres de Duane Hanson) pour interpeller le spectateur.
Interprétation
Cette "supermarket lady" illustre la société américaine des années 60. Avec l'apparition du supermarché, la ménagère achète tout au même endroit et le caddie a remplacé le panier. Il est aussi possible d'envisager le rôle de l'automobile qui permet de tout transporter. Cette œuvre traduit les symboles de la société de consommation en 1970. On note cette ménagère américaine issue de la petite Amérique qui a le regard vide, elle achète pour noyer le complexe de la pauvreté. Je consomme pour exister. Je marque ma réussite par mon achat (marqueur social) même si cela se fait au détriment de mon bonheur et de ma santé. C'est un regard critique sur la société de consommation et sur l'American Way Of Life (mode de vie américain). Cette femme qui veut se mettre en valeur (elle fait l'effort de faire des bigoudis pour se rendre plus belle) se met en danger (surpoids) pour noyer son désespoir par de la surconsommation (le caddie déborde de produit qui sont mauvais pour elle).
Il traite ses « sujets » avec tact, compassion et sympathie en mettant en évidence leur fragilité, leur résignation et, souvent, leur désespoir. Il veut transporter des scènes de la vie quotidienne banale ou provocante au musée pour les y immortaliser. Une de ses œuvres majeures montre un policier blanc tabassant un Afro-Américain après l’assassinat de Martin Luther King. Duane Hanson persiste avec thèmes aussi épineux que la guerre du Vietnam, les femmes battues et les sans domicile fixe.
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"Le peuple, les ouvriers, les personnes âgées, tous ces gens que je vois avec de la sympathie et de l'affection. Ce sont ces gens qui se sont battus avec les affres de la vie et qui laissent apparaître la frustration et le dur labeur. Il s'agit de l'activité humaine, la vérité et nous en arrivons tous là." Duane Hanson
Courant artistique
Duane Hanson s'est fait remarquer en pratiquant un réalisme extrême qu'on a nommé Hyperréalisme. Il décide en effet de travailler de façon réaliste et d'exprimer ses préoccupations sociales. Séduit par les travaux de Georges Segal, qui réalise des œuvres en plâtre moulées d'après des modèles vivants (« lifecasting »). Il ne veut pas d'une interprétation subjective à ses œuvres. Les créations d'hyper-réalistes comme Richard Estes attirent Hanson. Le sculpteur y retrouve une approche critique des évènements sociaux, son désir étant de rendre plus attentif le public aux travers de la société.
On le rapproche du courant du photoréalisme et du pop-art. Dans les années 1960, aux États-Unis, le contexte politique et social est très agité. Les artistes du pop art mettent en question les fausses promesses du rêve américain.
Accueil du public
Malgré l’image peu flatteuse que ses œuvres renvoient de la classe moyenne américaine, elles sont accueillies favorablement par les amateurs d’art. Des scènes comme Bowery Relicts (1969), Florida Shopper (1973) ou encore Cleaning Lady (1972) suscitent pourtant des sentiments de consternation, voire de dégoût.
Ses œuvres sont d’abord exposées à New York et en Allemagne. Dans les années 1980, elles font l’objet d’expositions tournantes dans les musées américains. En 1983, la Floride nomme Hanson « ambassadeur d’art » et son œuvre est internationalement reconnue. Ces sculptures laissent place ne serait-ce qu'un instant aux vaincus et aux exclus, à tous ceux qui font l'Histoire de leurs petites histoires sans importance. Cela explique sans doute leur succès auprès des classes populaires. Comme quoi Art Contemporain et succès public peuvent aller ensemble.
Pour aller plus loin
Notions à connaître :
L’hyperréalisme / Le pop art / Ron Mueck / Linnea Strid / Chuck Close / Richard Estes / Malcolm Morley / Carole A. Feuerman
Sources internet:
- F.Hojlo
- Mme Domergue, Professeur d'Arts Plastiques au Collège de Courson
- Artblog