23 décembre 2009 3 23 /12 /décembre /2009 18:06

Ces stations captent les communications électroniques, les analysent par le biais de logiciels et, dans la mesure du possible, décryptent les communications chiffrées (messages diplomatiques, militaires, de grandes entreprises, etc.)

 

Issu de Bugbrother

Frenchelon, vous connaissez ? C’est le réseau espion d’écoute des télécommunications déployé par les services de renseignement militaires français, créé sur le modèle d’Echelon, son précurseur anglo-saxon, et dont j’avais parlé dans mon article sur la guerre de l’information paru dans l’Atlas 2009 du Monde Diplomatique (voir aussi “Echelon/Frenchelon : mythes et réalités).

 

Terrain militaire - défense d'entrerL’existence de Frenchelon n’a jamais été officiellement reconnue par les autorités françaises, et l’on n’en connaît pas le nom véritable -s’il en a un. Un certain nombre d’articles de presse lui ont néanmoins été consacrés, qui listaient plusieurs de ses stations d’écoute satellites ou radioélectriques.

Le système français est bien moins connu que ne l’est Echelon, ce qui explique aussi qu’aucune carte des stations de Frenchelon n’avait encore à ce jour, et à ma connaissance, été réalisée. Alors j’en ai profité pour, non seulement en dresser la carte, mais aussi en prendre certaines en photo, ou plutôt faire des copies d’écran des photos satellites disponibles en ligne.

J’ai réussi à en localiser une vingtaine; si Google Maps en a flouté certaines (à commencer par celle de Domme, la plus importante, près de Sarlat, en Dordogne), d’autres révèlent, en clair, la présence d’antennes satellites, quand bien même, et comme le soulignait le reportage de France 2 consacré à la station de Domme, il est bien évidemment interdit de photographier ces installations militaires.

Little Brother Frenchelon vs Big Brother Echelon

Le “petit frère” français du réseau anglo-saxon est réputé bien moins puissant que son “grand frère” Echelon -la National Security Agency (NSA) dispose, à elle seule, de plus 35 000 employés, contre 4500 pour la DGSE, dont les missions, en outre, sont bien plus vastes-, mais “Frenchelon” a le mérite de couvrir la quasi-totalité de la planète Terre.

Car si la majeure partie des stations recensées sont localisées sur la métropole, la France, ancienne puissance coloniale, a l’insigne avantage de disposer d’un grand nombre de bases militaires, et pays amis, et départements d’outre-mer, un peu partout dans le monde, ce qui lui a permis de déployer ce réseau quasi-unique dans le monde.

A noter que cette carte ne répertorie que les stations au sol (et encore, pas toutes), pas les satellites Essaim, Cerise, Clémentine et consorts, qui sont les “grandes oreilles” de la France, mais dans l’espace, cette fois.

La consultation de cette carte sera bien évidemment plus “agréable” (si j’ose dire) sur Google Earth que sur Google Maps. Pour cela, téléchargez ce fichier et ouvrez-le avec Google Earth (notez que vous pouvez aussi le télécharger directement sur la carte Frenchelon de Google Maps). Vous pouvez aussi, et enfin, zoomer sur cette petite carte-là :

En l’état, sont donc répertoriées les stations (présumées, on n’est jamais à l’abri d’une intoxication ;-) de (en métropole) :

la Presqu’île de Giens, Domme, Les Alluets le Roi - Feucherolles, Solenzara (Corse), Saint Laurent de la Salanque, Dieuze, Nice, Mutzig, Fort du Mont Valérien, Hotel des Invalides, Plateau d’Albion, Le Cap d’Agde, Creil, plus celle de Boullay les Troux (la station de l’ex-DST, qui ne dépend donc pas des services de renseignement militaires français, mais qui n’en reste pas moins une station d’espionnage des télécommunications),

plus, hors métropole :

La Tontouta (Nouvelle Calédonie), Saint Barthélemy, Kourou, Mayotte, l’Ile de la Réunion, Papeete, Djibouti, Bouar (Centrafrique).

Vous avez eu vent d’autres stations, ou pouvez m’aider à plus et mieux les localiser -pour celles qui sont encore un peu dans le flou ? Ne vous gênez pas, que ce soit en commentaire, ou par e-mail.

Vous pouvez également faire oeuvre de salubrité publique en relayant l’info sur vos blogs et réseaux sociaux, d’autant que la galerie photo, tout comme la Google Map, peuvent être “embeddées” d’un simple copier/coller. Pourquoi se priver…

Engin, il serait également intéressant de pouvoir mettre à jour la liste des stations d’écoutes d’Echelon, dont les cartes n’ont pas été mises à jour depuis bien longtemps maintenant. Les Français n’ont, après tout, fait que copier les anglo-saxons. On aurait tort de ne pas le rappeler…

La carte des stations d'écoute d'Echelon

NB: merci à ceux qui me contactent pour rajouter des stations, ou rectifier certaines informations. Ainsi…:

“on” m’informe que la station de Saint Barthélémy a définitivement été fermée, et réaffectée à la gendarmerie, j’ai d’ailleurs modifié la carte en conséquence.

Par ailleurs, le champ d’antenne situé près de Mondésir, sur la N20, ne relèverait pas de Frenchelon : il s’agirait du Centre Radio Hautes Fréquences d’Etampes, “intégré dans l’Organisation Mondiale Interarmée des Transmissions, (et) chargé de la mise en œuvre de transmissions radioélectriques au profit des états-major et grands commandements de l’Armée de l’Air”.

Quant au radôme sur le Mont Angel, près de Nice, il s’agit du Centre de Détection et de Contrôle 05.943, “responsable de la surveillance de l’espace aérien situé dans la partie sud-est du territoire national et de ses approches” (l’armée française en dénombre -au

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