histoire des arts

Publié le 26 Septembre 2012

Supermarcket Lady, renommée ensuite Lady's Marcket ou encore Supermarket Shopper

Supermarcket Shopper est une œuvre de Duane Hanson (1925-1996) créée en 1969, présentée au public en 1970. Elle est  exposée au Musée d'Art Contemporain Ludwig-Forum d'Aix-la-Chapelle. 

 

Auteur

Duane Hanson, est né en 1925 et mort en 1996, c’est un sculpteur américain. Son oeuvre appartient au courant de l'hyperréalisme.

Entre 1946 et 1951 il obtient plusieurs diplômes en beaux-arts, le dernier dans l’État américain du Michigan. Hanson part ensuite enseigner les beaux-arts en Allemagne, notamment à Munich, avant de retourner aux USA, toujours comme enseignant.

 

Composition de l'oeuvre

 

Sculpture en résine de polyester et fibre de verre et réalisé à partir de modèle vivant. La structure a été moulée directement sur le corps du modèle avec des bandes de silicones dans lesquelles il coule de la résine de polyester, elle permet des reproductions détaillées. Les matériaux utilisés pour cette œuvre d'environ 166 cm sur 70 cm, sont très différents : métal, papier et plastique, fer et de vrais vêtements. 

La Supermarket Lady est peinte avec de la peinture acrylique, tous les petit détails sont représentés (exemple: les veines). Il ajoute de vrais cheveux et des yeux de verre. La structure est grandeur nature. Il y a une volonté permanente de justesse de réalisme par rapport à  la personne représentée, Hanson réussit à parfaire l’illusion de réalité, c'est de l'hyperréalisme.

 

 

 

Description

Comme Rodin, il cherche l'essentiel directement observable au quotidien et naturel. Cette œuvre est représentée en grandeur nature. Elle représente une femme américaine qui consomme beaucoup remplissant son caddie au point de le faire déborder. Les supermarchés aux Etats-Unis sont parfois ouverts 24h/24h. Il n'est donc pas improbable de croiser une ménagère portant des bigoudis et des chaussons et poussant un caddie (ce qui étonnerait en Europe).

Cette femme est forte. Elle fume son caddie qui est rempli de nourriture (produits issus de l'industrie agroalimentaire). Elle est en surpoids, la cigarette à la bouche, les bigoudis sur la tête, son collant est filé et ses vêtements sont dépareillés. Elle a des boutons et même des bleus qui peuvent laisser penser qu’il s’agit d’une femme battue.

 

Elle est installée dans l’espace réel du musée, sans socle de présentation : elle est en contact direct avecpublic le  (comme toutes les œuvres de Duane Hanson) pour interpeller le spectateur.

 

 

Interprétation

Cette "supermarket lady" illustre la société américaine des années 60. Avec l'apparition du supermarché, la ménagère achète tout au même endroit et le caddie a remplacé le panier. Il est aussi possible d'envisager le rôle de l'automobile qui permet de tout transporter. Cette œuvre traduit les symboles de la société de consommation en 1970. On note cette ménagère américaine issue de la petite Amérique qui a le regard vide, elle achète pour noyer le complexe de la pauvreté. Je consomme pour exister. Je marque ma réussite par mon achat (marqueur social) même si cela se fait au détriment de mon bonheur et de ma santé.  C'est un regard critique sur la société de consommation et sur l'American Way Of Life (mode de vie américain). Cette femme qui veut se mettre en valeur (elle fait l'effort de faire des bigoudis pour se rendre plus belle) se met en danger (surpoids) pour noyer son désespoir par de la surconsommation (le caddie déborde de produit qui sont mauvais pour elle).

 

Il traite ses « sujets » avec tact, compassion et sympathie en mettant en évidence leur fragilité, leur résignation et, souvent, leur désespoir.   Il veut transporter des scènes de la vie quotidienne banale ou provocante au musée pour les y immortaliser. Une de ses œuvres majeures montre un policier blanc tabassant un Afro-Américain après l’assassinat de Martin Luther King. Duane Hanson persiste avec thèmes aussi épineux que la guerre du Vietnam, les femmes battues et les sans domicile fixe.

 

 

Duane Hanson

Duane Hanson




 

 

"Le peuple, les ouvriers, les personnes âgées, tous ces gens que je vois avec de la sympathie et de l'affection. Ce sont ces gens qui se sont battus avec les affres de la vie et qui laissent apparaître la frustration et le dur labeur. Il s'agit de l'activité humaine, la vérité et nous en arrivons tous là." Duane Hanson

 

 

Courant artistique

Duane Hanson s'est fait remarquer  en pratiquant un réalisme extrême qu'on a nommé Hyperréalisme. Il décide en effet de travailler de façon réaliste et d'exprimer ses préoccupations sociales. Séduit par les travaux de Georges Segal, qui réalise des œuvres en plâtre moulées d'après des modèles vivants (« lifecasting »).  Il ne veut pas  d'une interprétation subjective à ses œuvres. Les créations d'hyper-réalistes comme Richard Estes attirent Hanson. Le sculpteur y retrouve une approche critique des évènements sociaux, son désir étant de rendre plus attentif le public aux travers de la société.

On le rapproche du courant du photoréalisme et du pop-art. Dans les années 1960, aux États-Unis, le contexte politique et social est très agité. Les artistes du pop art mettent en question les fausses promesses du rêve américain.

Campbell Soup (1962), Andy Wahrol

 

 

Accueil du public

Malgré l’image peu flatteuse que ses œuvres renvoient de la classe moyenne américaine, elles sont accueillies favorablement par les amateurs d’art. Des scènes comme Bowery Relicts (1969), Florida Shopper (1973) ou encore Cleaning Lady (1972) suscitent pourtant des sentiments de consternation, voire de dégoût.

Ses œuvres sont d’abord exposées à New York et en Allemagne. Dans les années 1980, elles font l’objet d’expositions tournantes dans les musées américains. En 1983, la Floride nomme Hanson « ambassadeur d’art » et son œuvre est internationalement reconnue. Ces sculptures laissent place ne serait-ce qu'un instant aux vaincus et aux exclus, à tous ceux qui font l'Histoire de leurs petites histoires sans importance. Cela explique sans doute leur succès auprès des classes populaires. Comme quoi Art Contemporain et succès public peuvent aller ensemble.

 

 

 

 


 

 

Pour aller plus loin


Notions à connaître :

L’hyperréalisme / Le pop art / Ron Mueck / Linnea Strid / Chuck Close / Richard Estes / Malcolm Morley / Carole A. Feuerman

 

Sources internet:

- F.Hojlo

- Page wikipedia Duane Hanson

- Mme Domergue, Professeur d'Arts Plastiques au Collège de Courson

- Des yeux pour voir

- Artblog

- Designboom

Documents joints fait par M. F.Hojlo

20 janvier 2011
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20 janvier 2011
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Rédigé par M. Orain

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Publié le 1 Juillet 2012

Ray Ventura et Ses Collegiens by Ray Ventura cover

4 chansons majeures qui peuvent être utilisées pour l'histoire des arts

 

 

 

 

Au même titre que le film de Renoir La Règle du jeu, Tout va très bien Madame la marquise est devenu un raccourci historique pour dépeindre l'immédiate avant-guerre (années 1935-1939) en France et peut-être plus particulièrement les accords de Munich (septembre 1938). Or, dès l'année suivant son enregistrement (22 mai 1935) la formule fait déjà flores auprès des journalistes. La formule "Tout va très bien Monsieur Herriot" paraissant au moment des grèves de juin 1936. Ce sera ensuite « Tout va très bien Monsieur Mussolini ». Et enfin Tout va très bien mon Fürher sur les ondes de Radio-Londres .

L'origine (moderne) du refrain est attribuée à Bach et Laverne, auteur d'un sketch portant le même titre.

Chantée à trois voix à l'origine, elle raconte une conversation téléphonique entre une vieille aristocrate et son valet James qui lui fait part des catastrophes survenues dans son château pendant son absence de deux semaines (depuis la mort de sa jument jusqu'au suicide de son mari le Marquis apprenant qu'il est ruiné et l'incendie du château).

 

 

 

 

 

 

Ça vaut mieux que d’attraper la scarlatine est une invitation à relativiser face aux aléas de l'existence, en rappelant que d'autres événements pourraient être autrement plus fâcheux. Ainsi un attouchement, l'empalement, la circoncision, ou la peine capitale valent-ils mieux que les énumérations faites en conclusion de refrains devenus célèbres : « ça vaux mieux que » : « d'attraper la scarlatine », « d'avaler d' la mort aux rats », « de sucer d' la naphtaline », « de faire le zouave au pont d' l'Alma. Le dernier refrain propose des variantes ; « ça vaux mieux que » : « d'avaler le pont d' l'Alma » « du vinaigre dans les sardin's », « faire le zouave chez Ventura ». 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On ira pendre notre linge sur la ligne Siegfried (We're Going to Hang out the Washing on the Siegfried Line) est une chanson canadienne utilisée durant la guerre en Europe en 1939 reprise par les soldats français, emblématique du début de la Drôle de guerre, à la fin de 1939. Elle fait référence à la ligne Siegfried.

 

Jimmy Kennedy et Michael Carr créent la mélodie et la chanson en imitant, par dérision, le rythme très scandé de la musique militaire allemande accompagnant les défilés des troupes marchant au pas de l'oie. Paul Misraki écrit les paroles françaises et Ray Ventura et ses collégiens font de cette chanson un arrangement très connu. Le succès est immédiat et les soldats britanniques et français chantaient joyeusement cette chanson en montant au front.

La ligne Siegfried était une ligne fortifiée construite par les Allemands en face de la ligne Maginot, bien qu'elle soit à l'origine une ligne construite en 1916 et 1917 pendant la Première Guerre mondiale par l'Allemagne, raccourcissant le front pour la circonstance.

 

Un petit Tommy chantait cet air plein d'entrain
En arrivant au camp
Tout les p'tits poilus joyeux apprirent le refrain
Et bientôt le régiment
Entonnait gaiement:

Refrain :
On ira pendr' notre linge sur la ligne Siegfried
Pour laver le linge, voici le moment
On ira pendr' notre linge sur la ligne Siegfried
A nous le beau linge blanc.
Les vieux mouchoirs et les ch'mis's à Papa
En famille on lavera tout ça
On ira pendr' notre linge sur la ligne Siegfried
Si on la trouve encore là.

 

 

 

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Rédigé par M. Orain

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Publié le 16 Septembre 2011

http://cochardp.unblog.fr/files/2011/01/diximage.jpg

Die Skatspieler/Kartenspielende Kriegskrüpple
(Les Joueurs de skat/Invalides de guerre jouant au skat) par Otto Dix, 1920

110×87 cm. Collages

 

Télécharger Note Book

 

Pour télécharger le cours en version Smart Note Book, cliquez sur l'image

 

 

Présentation de l'auteur

Otto Dix est un peintre allemand du XXe. Il est né en 1891 à Untermbaus et est mort en 1969 à Singuen.

Dix s’est engagé en 1914 dans une compagnie de mitrailleurs. « Il fallait que je vive ça. Je le voulais… il faut que je vois tout de mes propres yeux… ».  Il a combattu pour l’Allemagne lors de la 1ere Guerre Mondiale en France et en Russie. Il reste très marqué par la  guerre. Peindre lui sert de thérapie. Il souhaite montrer toute l'horreur de la guerre à travers ses oeuvres. Il réalise environ 600 dessins, gouaches, aquarelles qui sont comme des notes, prises sur le vif ou à l’occasion d’un souvenir qui ressurgit,  A cela s’ajoutent des œuvres mûrement travaillées : des toiles comme La tranchée, une série de 50 eaux fortes intitulées Der Krieg (la guerre), d’autres toiles représentant le monde dérisoire des mutilés : les Mutilés de la guerre, Mutilés jouant aux cartes, le Marchand d’allumettes, Pragerstrasse...

 

Mouvements de pensée

Il est inspiré par le futurisme et l’expressionnisme, deux mouvements artistiques. Il participa au mouvement Dada.

 

 

Un tableau expressionniste: Le cri de Munch

Le cri, Munch
Le cri, Edvard Munch

 

 

Description de l'oeuvre

- Les personnages

Trois  personnages sont assis autour d’une table, jouant au skat, un jeu de cartes allemand. Les trois hommes ont fait la guerre, et en gardent de nombreuses séquelles, telles que des membres en moins remplacés par des prothèses en bois. Ces visages portant de lourdes séquelles ont un nom: "Les gueules cassées"

Gueules cassées anonymes de 14/18

 

 

Deux d’entre eux ont de fausses machoires en métal (dont l'une porte l'inscription "Prothese Marke: Dix, ce qui peut signifier qu'Otto Dix s'identifie au personnage), l’un n’a plus d’oeil et son visage est déformé du fait qu’il lui manque un bout de chair.

 

 

Le personnage de droite porte le croix de fer allemande sur son vêtement. C'est une décoration qui récompense la bravoure des soldats. On peut donc supposer qu'il n'est pas antimilitariste mais plutôt fier d'avoir combattu.

 

Le personnage vu de face n’a plus de peau autour du cou, tandis que son voisin possède un tube sortant de sous son oreille manquante, sorte d’appareil auditif.

 

 

On perçoit nettement des décorations (femme nue ?) sur le crâne scalpé du soldat. Le tout devant les journaux Allemands faisant référence au conflit.

 

 

- Les couleurs

La pièce est plutôt sombre. Sur le sol, le marron va en se dégradant et finit par se confondre dans le noir. Les cartes à l’inverse sont blanches, très claires. Les couleurs assez claires des personnages les mettent en valeur. Cette technique est celle du clair obscur déjà utilisé par Caravage ou La Tour par exemple...

 

Le Nouveau-né, de Georges de La Tour.

 

Paradoxe, la scène est éclairée par la mort, présente dans la lampe...

 

 

- L'impression générale

La scène est très en désordre, des membres tels que des bras ou des jambes sont dans tous les sens, comme si les personnages étaient désarticulés. Il n'y a pas de valides dans le tableau. Nos anciens combattants semblent coupé du monde

 

- Les détails:

Le sexe du joueur de droite est apparent (perte de dignité ?)

Un joueur à deux cartes identiques (on peut être mutilé et garder sa personnalité).

 

 

Importance de l'oeuvre

Ce tableau nous montre les horreurs de la guerre. En effet, les personnages sont tous blessés, ils ont des prothèses à la place des machoires, des jambes etc … Pourtant, ils sourient. La guerre retire toute humanité aux combattants. Ces hommes sont coupés du monde.  Ils sont exclus de la société car ils font peur.

 

Liens intéressants:

- La Passerelle

- Mik-Art

http://www.art-ww1.com/fr/visite.html

Autres oeuvres traitant du sujet

 

http://4.bp.blogspot.com/_L0eYHN01rC0/TAXh43f9EpI/AAAAAAAAASo/ObwE7mkHP1A/s320/dix_lichtsignale.jpg

Otto Dix, Lichtsignale (Signaux lumineux), 1917, gouache sur papier, 40,8 x 39,4 cm, Städtische Galerie, Albstadt.

 

Le peintre s’attache ici à représenter la déshumanisation des corps et la bestialité de la mort : « La guerre, c’est le retour à l’animalité : la faim, les poux, la boue, ce bruit infernal… En regardant les tableaux d’autrefois, j’ai eu l’impression qu’on avait oublié un aspect de la réalité : la laideur », indiquait Dix. Il insiste tout particulièrement sur les visages et sur les mains des morts qui révèlent au mieux, l’expression de la souffrance des corps devant la mort.

 

 

Les corps sont méconnaissables, la perspective est plongeante. Elle implique donc le spectateur.

Danse des morts.

Otto DIX
© ADAGP, © Collection Historial de la Grande Guerre - Péronne (Somme) - Photo Yazid Medmoun

 

Des morts devant la position de Tahure.
Otto DIX

© ADAGP, © Collection Historial de la Grande Guerre - Péronne (Somme) - Photo Yazid Medmoun

Dix peut  reconstituer les étapes de la destruction, suggérées par les degrés de mutilation des corps, en gravant de plus en plus profondément dans la matière organique du vernis comme en témoignent Cadavre dans les barbelés et Morts devant la position de Tahure.

 

Cadavre dans les barbelés.
Otto DIX

© ADAGP, © Collection Historial de la Grande Guerre - Péronne (Somme) - Photo Yazid Medmoun

 

Le visage et la main du "Cadavre dans les barbelés " sont mutilés par des blessures d’acide noires, aux bords rongés, aussi grandes que le poing.

 

 

 

 

 

  

Peinture de la rue de Prague dédiée à mes contemporains

 

 

Cette toile est une dénonciation de la guerre dont on voit ici les séquelles sur deux mutilés, un mendiant et un bourgeois, et un regard sur l’Allemagne des années 20.

L’image du mutilé, privé à jamais d’une vie normale, souvent horriblement défiguré, était alors utilisée par les revues pacifistes qui publiaient régulièrement des photos insoutenables de visages ou de corps ayant perdu presque toute apparence humaine.

Dans un style proche de la caricature, Dix reprend le même argument contre la guerre mais là aussi le dépasse. En même temps, il renvoie aux Allemands le reflet de leur époque. Une époque d’après-guerre où, dans les vitrines de la rue la plus animée de Dresde, se mêlent accessoires de modes de prothèses ; sur les trottoirs, les mutilés mendient ou vont fièrement sur leur chariot de fortune alors que le monde des biens portants, au dessus d’eux, les ignore. Une époque où l’extrême droite menace avec son refus de la démocratie et son anti-sémitisme étalés dans les tracts qui précèdent les élections de juin 1920.

 

Et merci à Mme Salé ;)

 

 

Trouver les morts de la grande guerre de votre famille

- Sujet et correction : La première guerre mondiale, ses conséquences politiques humaines, territoriales et matérielles en Europe (brevet 2001)

- Sujet et correction : La première guerre mondiale, une guerre totale (brevet 2005)

 - Sujet et correction Brevet 2010

- Sujet: La vie des soldats pendant la guerre 

 

 

Films à voir

- Les croix de Bois (Bernard, 1931)
- À l'Ouest rien de nouveau (film) (Lewis Milestone, 1930), remake en 1979
- Les Sentiers de la gloire (Stanley Kubrick, 1957)
- Un long dimanche de fiançailles (Jean-Pierre Jeunet, 2004) Bande annonce
- Joyeux Noël (Christian Carion, 2005)  Bande Annonce

 



Place du Martroi après guerre

Image prise sur l'excellent  site: http://beaugen.net 

Les balgentiens inscrits sur le monuments aux morts décédés pendant la première guerre mondiale:

depuis le monument est déplacé au Square du Souvenir



ATGER Charles    

BAFFET Louis      
BAYOU Valmy      
BEAUJOUAN Jules Léon      
BEAUPUITS Adolphin    
BELLENOUE René    
BERGES Giraud    
BERTHE Georges    
BILON Georges    
BLASTIER Louis    
BLASTIER Maurice    
BLONDEAU Maurice    
BONGIBAULT Louis Etienne Eugène
BOTHEREAU Alfred    
BOUBOU Maurice    
BOURLIER Alexandre    
BOURLIER Georges    
BOURREAU Marius Eugène    
BRISTCH Marie Hippolyte    
CADOLLE Georges Henri
CAHU Raymond Charles Théodore
CENT Emile André    
CHAMPION Jean    
CHANTOME Paul Edouard
CHARPENTIER Edmond    
CHATONNET Georges    
CHAUMUZEAU Georges
CHAUVIN Léon Paul   
CHERRIERE Léon René   
CHERRIERE Robert Henri   
CHEVALLIER Paul   
CHEVALLIER Robert Edouard Jean   
CHEVRIER Edmond   
CIZEAU Alban Bernard Marie
CLAIRAMBAULT Lucien   
COLIN Emile   
CORBIN Ernest Louis   
COSTE Gilbert   
COUTE Albert   
CROISSANDEAU Julien Alexandre
DANTAN Albert   
DEBRAN Arthur   
DECATOIRE Charles   
DELAHAIS Maurice   
DELOUCHE Ernest Emile
DESCAUSES René   
DEUMIE Baptiste   
DIBOZ Ernest   
DODEMAN Abel   
DOLBEAU Jean   
DOZIAS René   
DREUX Etienne   
DREUX Maurice   
DROUET Alexandre   
DROUIN Auguste   
DRUGEAULT Paul   
DUCHÊNE Jean
DUPUY Maurice   
DURANT André   
DUTAUZIET Gaston   
FAUGOUIN Georges   
FAUVIN Georges Maurice René   
FORTIER Marceau
FORTIER Vincent   
FOUQUIAU Antony   
GAILLARD André   
GAUCHER Marie André   
GAULLIER Modeste   
GAUTHIER Lucien   
GENANS Alexandre   
GENTY Abel Henri
GERMAIN Auguste   
GITTON Cyprien Emile   
GOUCHAULT Lucien   
GRATESOL Henri   
GRILLON Albert
GUILLAUT Marius   
HERON Louis
HOSSELIN Octave   
HUET Joseph   
HUGE Maurice   
IMBAULT Georges   
IMBAULT Maxime   
INGRAIN Victor   
JULLIEN Marius   
LABAUME Léon   
LANDOIS Camille   
LANDOIS Henri   
LANGLOIS Marcel   
LARCHEVEQUE François
LASNIER Eugène   
LAUCHIRE Pierre   
LE HUU Hamh   
LEFELLE Lucien   
LEFORT Paul   
LEGOUT Albert   
LELIEVRE Robert   
LEMOINE Charles Clovis   
LEMOINE Emile   
LEMOINE Jean   
LEPAGE Jacques
LEPAGE Maurice   
LEPISSIER Léandre   
LEPISSIER Martial   
LEVOEUX Camille   
LEZIAN Etienne   
LHOMME Valizé   
LIGNIERE Julien   
LINEAU Désiré   
LORIN Louis   
LOUVY Maurice   
LOYER Henri   
MAITRE Lionel Paulin
MARIOT Charles   
MASSON Auguste   
MATTEI Dominique
MAUPOU Gaston   
MENON Henri   
MOILOU Léon   
MOULIN Henri   
MULARD Maurice   
MUREL André   
N'GUYEN Guiong   
NADOT Marcel   
NAUDIN Jean   
NAUDIN Jules   
NAUDIN René   
NAUDIN Roland   
NIVET Jules   
OBRON Edouard   
OBRON Gaston Maurice   
PASQUIER Eugène
PAUCET Nestor Alexandre   
PAYSANT Albert Désiré   
PELLETIER René   
PINEAU Georges René   
PIREYRE Antoine   
PISSIER Emile   
PISSIER Raymond   
PISSIER René   
POILERAT André   
POUPET Alphonse
PREVOST Marie Eugène   
RABIER Eusèbe   
RABIER Lucien   
RABIER Pierre
REBILON Pierre   
RICHARD Victor   
RICHE René   
RIMBAULT Camille   
RIVIER François   
RIVIERE Pierre   
SAILLEAU Gaston
SALLOMON Georges
SAMSON Léon   
SARDON Charles   
SAUVADE René   
SCHMITT Lucien
SERAFFIN Paul   
SOUCHU Julien   
TETART Georges
THAUVIN Eugène   
THAUVIN Maurice
THAUVIN Paul Théophile   
THERY Jules   
TREHARD Isidore
USSE Joseph   
VEAU Armand   
VENON Jacques
VIMONT Robert   
VOISIN Paul   
VOISIN René   
WETZEL Gaston

 

 

 

Le visage et la main du "Cadavre dans les barbelés " sont mutilés par des blessures d’acide noires, aux bords rongés, aussi grandes que le poing.

 

 

Cadavre dans les barbelés.
Otto DIX

© ADAGP, © Collection Historial de la Grande Guerre - Péronne (Somme) - Photo Yazid Medmoun

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Rédigé par M. Orain

Publié dans #Histoire des arts, #Dix, #guerre, #art

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Publié le 4 Avril 2011

D'art d'art est une émission très courte (2 minutes) pleine de ressources: Petits exemples:

 

 

 

 

- René Iché, né le 21 janvier 1897 à Sallèles-d'Aude, décédé le 23 décembre 1954, à Paris, est un sculpteur moderne français du XXe siècle. Figure de l'engagement dans les années 1920-1930, il est membre de la Résistance dès l'été 1940.

 

 

 

Odilon Redon, Le char d'Apollon (1896)

 

 

Pablo Picasso, la famille Soler (1903)

 

 

Du même artiste: Guernica

Le prophète, Pablo Emilio Gargallo au Middelheim (1933)

 

 

 

Max Ernst: Le surréalisme

 

 

 

Autres oeuvres


Arrangement en gris et noir n°1 - James Abbott Mc Neil Whistler (1871)

 

 

L'oeil cacodylate, par Francis Picabia

L'oeil cacodylate - Françis Picabia (Dadaïsme) (1921)

 

Image non disponible

 

Nature morte de chasse - Michel Kikoine (1935)

 


La Boite en valise - Marcel Duchamp (art conceptuel) (1936-1968)

 

  Image non disponible


  La vierge à l'enfant - Léonard-Tsuguharu Foujita (1959)

 

Velvet Jungle n°13/1, 1971
Velvet jungle 13/1 - Jacques Monory (1971)

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Rédigé par M. Orain

Publié dans #Histoire des arts

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Publié le 9 Décembre 2010

 

http://www.arvernes.com/wiki/images/thumb/b/b9/Panneau_attention.svg/600px-Panneau_attention.svg.png

Attention, cette vidéo peut comporter des images très choquantes pour un jeune public.

 

  « Toute la force du film réside dans le ton adopté par les auteurs : une douceur terrifiante ; on sort de là ravagé, confus et pas très content de soi. » François Truffaut.

 


Histoire de l'art:  Le documentaire

 

 

 

Nuit et Brouillard est un film documentaire réalisé par Alain Resnais sorti en 1956. Il traite de la déportation et des camps de concentration nazis, en application des dispositions dites « Nuit et brouillard » (décret du 7 décembre 1941). Le film tire son titre du nom donné aux déportés aux camps de concentration par les nazis, les NN (Nacht und Nebel).



Nuit et Brouillard a été commandée par  un organisme gouvernemental. Un film n’est donc jamais une œuvre d’art totalement libre. Un film à base d’archives a des défauts. Les images sont abîmées, volées, elles peuvent servir de preuve (ex: contre la participation de la SNCF). Il  dure trente-deux minutes, le film est un mélange d'archives en noir et blanc et d'images tournées en couleur.  Ce contraste permet des flash-backs entre passé et présent au cours du film. Le texte, est écrit par Jean Cayrol, et est dit par Michel Bouquet


Il permet de lutter contre le négationnisme (le fait de nier l'existence des chambres à gaz), ainsi qu'un avertissement sur les risques que présenterait une banalisation, voire le retour en Europe, de l'antisémitisme, du racisme ou encore du totalitarisme.


Ce film montre tour à tour comment les lieux des camps de concentration ainsi ce que le travail d'extermination pouvaient avoir une allure ordinaire, comment cette extermination était organisée de façon rationnelle et sans état d'âme, « technique » en un mot, et comment l'état dans lequel ont été conservés les lieux est loin d'indiquer ce qui jadis s'y perpétrait.

Les images sont accompagnées de la lecture d'un texte de l'écrivain français Jean Cayrol, résistant français déporté dans le KZ Mauthausen en 1943.

 

 

 

Portée du film:

 

Les images choquent et interpellent. Le monologue  final de Jean Cayrol est d'une portée considérable: 


« Qui de nous veille de cet étrange observatoire, pour nous avertir de la venue des nouveaux bourreaux ? Ont-ils vraiment un autre visage que le nôtre ? Quelque part parmi nous il reste des kapos chanceux, des chefs récupérés, des dénonciateurs inconnus …

Il y a tous ceux qui n’y croyaient pas, ou seulement de temps en temps.

Il y a nous qui regardons sincèrement ces ruines comme si le vieux monstre concentrationnaire était mort sous les décombres, qui feignons de reprendre espoir devant cette image qui s'éloigne, comme si on guérissait de la peste concentrationnaire, nous qui feignons de croire que tout cela est d’un seul temps et d’un seul pays,

et qui ne pensons pas à regarder autour de nous, et qui n’entendons pas qu’on crie sans fin. »

 

 

Les camps de concentration, la torture, l'humiliation, la terreur, l'extermination existent encore aujourd'hui. Il ne sont pas d'un temp révolu.

 

 

Ce film interroge sur la responsabilité de chacun (qu’aurais-je fait ?). Il pose aussi la question de la capacité technique.

Où s’arrête la morale, l’éthique face à la capacité militaire ? Hiroshima, Nagasaki.  Est-ce que la fin vaut les moyens ?

 

Critiques envers le film:

Ce film  distingue mal « camps de concentration » et « camps d'extermination ». Il est conforme à la vision de la déportation qu'on a dans les années 1950-1960. Le mot « juif » n'est prononcé qu'une seule fois dans tout le commentaire : dans une liste de victimes de l'extermination, « Stern, étudiant juif d'Amsterdam » est évoqué ; mais les autres victimes, dans cette liste, comme cette « Annette, lycéenne de Bordeaux », ne se voient pas reconnaître leur statut de Juif. Le désir antiraciste de l'auteur est de fondre les victimes dans un grand ensemble, sans insister sur la spécificité de la Shoah, qui sera dominante après les années 1970

 

 

 

Censure:

 

http://medias.lemonde.fr/mmpub/edt/ill/2006/08/21/h_3_ill_805123_06082221_nuit+x1p1_ori.jpg

Image censurée d'un gendarme français dans le camp de Pithiviers pour éviter d'associer l'état français à la déportation dans les camps.

 

 

Lectures pour en savoir plus:

 

- http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2009/12/si_c_est_un_homme.gif  Primo Lévi "Si c'est un homme".

- http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/6/2/5/9782013212526.jpg   Hans peter Richter, "Mon ami Frédéric".

- http://www.decitre.fr/gi/02/9782013228602FS.gif Kathrine Kressmann Taylor, "Inconnu à cette adresse".

 

 

Autres films sur le sujet:

- De Nuremberg à Nuremberg (1989) 2h57mn de Frédéric Rossif

- Shoah (hébreu : שואה, « catastrophe ») -10h30mn (1985) Claude Lanzmann

 

Liens:

- Nuit et Brouillard, le scandale

- Page wikipédia sur le film


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Rédigé par M. Orain

Publié dans #Histoire des arts

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