Publié le 27 Août 2010

 

 

Par Christine Launay

Sur le plateau de France 3 Centre, François Bonneau a réaffirmé que le surcoût de la rentrée, occasionné par le renouvellement total des manuels scolaires de seconde, ne serait pas supporté par les familles. "Je refuse que le principe de gratuité que nous avons mis en place pour l'égalité des chances [...] soit remis en cause.

 

 

 

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Et nous allons mobiliser tous les moyens nécessaires pour maintenir ce principe" assène-t-il. A l'instar d'autres régions et associations de défense des familles, la région Centre a sollicité une dotation exceptionnelle de l'Etat, auquel Luc Chatel, ministre de l'Education, a répondu négativement estimant que les allocations et bourses existantes suffiraient. 
Selon François Bonneau, le surcoût de 1,8 millions d'euros ne devrait pas générer de hausse des impôts locaux. Pour équilibrer son budget, il table entre autres sur la politique de réduction des dépenses énergétiques dans laquelle s'est engagée la collectivité territoriale.  

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Rédigé par M. Orain

Publié dans #Education nationale

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Publié le 27 Août 2010

 

Chatel souhaite une procédure disciplinaire pour les "violences verbales" à l'école

 

Les "violences verbales" feront l'objet d'une procédure disciplinaire, mais les exclusions de plus de huit jours vont être supprimées, dans le cadre de la refonte des sanctions à l'école, a annoncé le ministre de l'Education nationale, Luc Chatel, dans Le Figaro de jeudi.

 

Les "violences verbales" feront l'objet d'une procédure disciplinaire, mais les exclusions de plus de huit jours vont être supprimées, dans le cadre de la refonte des sanctions à l'école, a annoncé le ministre de l'Education nationale, Luc Chatel, dans Le Figaro de jeudi.

"Toute violence verbale à l'égard des personnels entraînera une procédure disciplinaire, et toute violence physique donnera lieu à un conseil de discipline. L'idée est qu'il ne faut jamais laisser se perdre la riposte de l'institution", a-t-il déclaré.

"Mais, d'un autre côté, il faut que l'exclusion -de la classe ou de l'établissement- retrouve son caractère exceptionnel. Et nous supprimons les exclusions temporaires de l'établissement de plus de huit jours, qui participent au décrochage scolaire", a-t-il ajouté.

Ces dispositions vont s'inscrire dans le cadre de la refonte des sanctions que le ministre présentera le 23 septembre au Conseil supérieur de l'éducation (CSE) et qui feront l'objet ensuite de deux décrets.

Pour gérer les conflits quotidiens, "nous institutionnalisons la commission de vie scolaire", a aussi annoncé M. Chatel.

"Le chef d'établissement la préside et en choisit les membres. Elle examine la situation d'élèves au comportement inadapté et y apporte une réponse éducative. Dans les cas les plus graves, ces commissions pourront se tourner vers les établissements de réinsertion scolaire que nous créons à partir de cette rentrée. Les élèves les plus difficiles y seront accueillis pour au moins un an", a-t-il expliqué.

"Parallèlement, nous voulons développer les sanctions alternatives, comme les mesures d'utilité collective. Le but est que les élèves prennent conscience de la gravité de leur acte et réparent. Cela peut prendre la forme d'une activité de solidarité ou de formation au sein d'une association, ou d'une réparation à l'intérieur de l'établissement", a ajouté M. Chatel.

 

 

Lu sur "La croix":

 

Les exclusions définitives risquent d'augmenter

La commission de vie scolaire (NDLR : que Luc Chatel souhaite “institutionnaliser”), qui existe dans bon nombre d’établissements depuis une circulaire datée de 2000, en est un bon exemple. L’élève est convoqué, ainsi que ses parents, nous lui présentons les griefs, en lui demandant s’il les reconnaît, et ensuite nous nous expliquons avec lui et sa famille. Dans beaucoup de situations, cela fonctionne bien.

Contrairement à ce qu’a déclaré le ministre, nous ne souhaitons pas que le chef d’établissement en “choisisse” les membres. Il vaut mieux que la composition de la commission se fasse en concertation entre personnel administratif et personnel enseignant.

En ce qui concerne le conseil de discipline, son recours ne doit pas être automatique, d’autant plus si l’on supprime les exclusions temporaires de plus de huit jours. En effet, les exclusions temporaires de moins de huit jours ne sont de la compétence que du seul chef d’établissement. Privé d’exclusions temporaires, le conseil de discipline ne pourrait plus que prononcer des exclusions définitives et couper l’élève du monde éducatif un certain temps. Le risque serait donc de voir leur nombre augmenter. »

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Rédigé par M. Orain

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