Publié le 11 Novembre 2010

Joyeux Noël
Au soir de Noël en 1914, les hommes des tranchées cherchent un peu de paix. Au grand dam de leurs états-majors, une trêve d'une nuit est déclarée. Dans les deux camps, on évalue le gâchis. L'Allemand Nikolaus Sprink, prodigieux ténor à l'opéra de Berlin, a renoncé à sa belle carrière et surtout à celle qu'il aime : Anna Sörensen, soprano et partenaire de chant. Le prêtre anglican Palmer s'est porté volontaire pour suivre Jonathan, son jeune aide à l'église. Ils ont quitté leur Ecosse, l'un comme soldat, l'autre comme brancardier. Le lieutenant Audebert a dû laisser sa femme enceinte et alitée pour aller combattre l'ennemi. Mais depuis, les Allemands occupent la petite ville du Nord où la jeune épouse a probablement accouché à présent.
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Rédigé par M. Orain

Publié dans #Programme télé

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Publié le 10 Novembre 2010

Poilu. Mort en 1916, Allemand en 1944?

 

 

 

 

Son histoire a des airs de «Retour de Martin Guerre». Inscrit sur le monument aux morts de sa commune, à Milizac, GabrielLannuzel, tué en 1916, serait réapparu en 1944, sous l'uniforme de la Wehrmacht.

«Cavalier brave et dévoué. Mort glorieusement pour la France, le 25 octobre 1916». C'est Georges Clemenceau en personne qui signa l'inscription au tableau spécial de la médaille militaire de Gabriel Marie Lannuzel, membre du 2e régiment de chasseurs, tué lors de la bataille de la Marne.

Le nom de ce jeune homme, né en 1888, figure encore aujourd'hui sur le monument aux morts de sa commune de naissance, avec une date de décès erronée: 1914.

La première fausse piste d'un parcours truffé de mystères. En août1944, quelques jours avant l'arrivée des troupes américaines de libération, un homme portant l'uniforme allemand s'est présenté dans un café-restaurant de Milizac et s'est adressé, en breton, au patron, lui demandant s'il le reconnaissait. D'abord interloqué, Adolphe Pelleau a vite identifié son vis-à-vis, un ami d'enfance habitant un hameau voisin. Plusieurs années plus tard, il confirmera la rencontre à plusieurs reprises.

Sauvé de la Gestapo

Après avoir demandé des nouvelles de sa maman, Gabriel Lannuzel a expliqué la raison principale de sa visite: «Adolphe, va te cacher, la Gestapo te recherche pour t'exécuter».

La veille de cette étonnante visite, le cafetier résistant avait, en effet, coupé des fils téléphoniques, afin de perturber les communications allemandes. Adolphe Pelleau prit le parti de fuir et de se mettre à l'abri. Quant à son sauveur, sa trace s'est perdue dans les méandres du temps, même si plusieurs témoignages évoquent de fréquents retours de l'ancien poilu, incognito, dans les années 50, avant son décès, survenu en 1975 ou 1976, en Allemagne.

Archives allemandes détruites

Adrien Milin, ancien secrétaire de mairie de Milizac, s'est passionné pour cette énigme. Depuis près de huit ans, il multiplie les démarches pour approcher la vérité au plus près. Un travail d'apothicaire qui a connu ses moments de désillusion.

Comme en 2003 où une lettre du ministère de la Défense concluait à une «probable usurpation d'identité», à la manière du fameux personnage, fictif celui-là, joué au cinéma par Gérard Depardieu. «Mais comment expliquer alors que cet homme s'exprimait en breton», questionne Adrien Milin. Pas de succès non plus du côté des fonds documentaires allemands: les listes des personnes incorporées dans l'armée et des prisonniers de la guerre14-18 ont été totalement détruites lors des bombardements de Berlin, en 1945.

Incorporé «malgré lui» ou déserteur?

Impossible donc de savoir si le poilu milizacois s'est retrouvé embrigadé de force ou s'il a déserté, comme des centaines de soldats que l'Histoire a volontairement oubliés. «Pour faire passer quelqu'un pour mort, il fallait procéder à une substitution de plaque militaire», rappelle Adrien Milin.

Une initiative allemande ou du jeune soldat lui-même? L'historien amateur ne désespère pas de trouver un jour réponse à toutes les questions. «La consultation des archives des unités allemandes stationnées à Brest permettrait sans doute d'en savoir plus sur son parcours. Mais c'est un travail de titan». Malgré tout, Adrien Milin trouve la parade lorsqu'un sceptique pointe son nez, s'étonnant, par exemple, de l'âge de Gabriel Lannuzel lors de sa «réapparition». «Ilavait 56 ans en août1944. Mais, à la fin de la guerre, l'armée allemande employait les réservistes dans l'intendance ou les services auxiliaires», argumente le secrétaire de mairie. Pourquoi, surtout, ne s'est-il pas manifesté plus tard, une fois la guerre finie? «On comprend bien qu'il n'ait pas voulu revoir sa famille d'origine. Difficile d'accepter, en ce temps-là, qu'un ancien soldat français se retrouve dans le camp ennemi».

  • Alain Coquil

     

    «La consultation des archives des unités allemandes stationnées à Brest permettrait sans doute d'en savoir plus sur son parcours. Mais c'est un travail de titan».»

    • Adrien Milin, ancien secrétaire de mairie de Milizac

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    Rédigé par M. Orain

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