21 novembre 2013 4 21 /11 /novembre /2013 19:21

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Article original

Épreuve d'histoire-géographie en série S applicable à compter de la session 2015

NOR : MENE1327141N
note de service n° 2013-177 du 13-11-2013
MEN - DGESCO A2-1


Texte adressé aux rectrices et recteurs d'académie ; au directeur du service interacadémique des examens et concours d'Ile-de-France ; inspectrices et inspecteurs pédagogiques régionaux ; aux proviseurs ; aux professeurs

La présente note de service définit l'épreuve d'histoire-géographie en série scientifique à compter de la session 2015 de l'examen du baccalauréat.

 

Nature de l'épreuve

Épreuve écrite : durée 3 heures ; coefficient 3.

L'épreuve écrite d'histoire-géographie au baccalauréat général, série S, porte sur le programme de la classe de terminale de cette série, défini par l'arrêté du 7 janvier 2013 (B.O.E.N. n°8 du 21 février 2013).

Objectifs de l'épreuve

L'épreuve d'histoire-géographie du baccalauréat en série S a pour objectif d'évaluer l'aptitude du candidat à :

- mobiliser, au service d'une réflexion historique et géographique, les connaissances fondamentales pour la compréhension du monde et la formation civique et culturelle du citoyen ;

- exploiter, hiérarchiser et mettre en relation des informations ;

- analyser et interpréter des documents de sources et de natures diverses ;

- rédiger des réponses construites et argumentées, montrant une maîtrise correcte de la langue ;

- comprendre, interpréter et pratiquer différents langages graphiques.

 

 

Structure de l'épreuve

La durée totale de l'épreuve est de trois heures.

L'épreuve est composée de deux parties :

- dans la première partie, le candidat rédige une composition en réponse à un sujet d'histoire ou de géographie ;

- la deuxième partie se compose d'un exercice portant sur la discipline qui ne fait pas l'objet de la composition :

. en histoire : analyse d'un ou de deux document(s) ;

. en géographie : soit l'analyse  d'un ou de deux document(s), soit la réalisation d'un croquis d'organisation spatiale d'un territoire.

 

Évaluation et notation

L'évaluation de la copie du candidat est globale et doit utiliser tout l'éventail des notes de 0 à 20. À titre indicatif, la première partie peut compter pour 12 points et la deuxième partie pour 8 points.

Nature des exercices

 

1. La composition

Le candidat traite un sujet  parmi deux proposés à son choix dans la même discipline.

En histoire comme en géographie, il doit montrer qu'il sait analyser le sujet et qu'il maîtrise les connaissances nécessaires. Pour traiter le sujet choisi, il produit une réponse organisée et pertinente, comportant une introduction, plusieurs paragraphes et une conclusion.

Il peut y intégrer une (ou des) production(s) graphique(s).

Le libellé du sujet peut prendre des formes diverses : reprise partielle ou totale d'un intitulé du programme, question ou affirmation ; il peut être bref ou plus détaillé ; la problématique peut être explicite ou non.

 

2. L'analyse de documents ou la réalisation d'un croquis

L'exercice d'analyse de document(s), en histoire comme en géographie, comporte un titre, un ou deux documents et, si nécessaire, des notes explicatives. Il est accompagné d'une consigne visant à orienter le travail du candidat.

En géographie, un exercice d'un autre type peut être proposé : réalisation d'un croquis d'organisation spatiale d'un territoire.

 

2.1. En histoire, l'analyse d'un ou de deux document(s)

Le candidat doit mettre en œuvre les démarches de l'analyse de document en histoire. Il doit faire la preuve de sa capacité à comprendre le contenu du ou des document(s), à en dégager les apports et les limites pour la compréhension de la situation historique abordée. Lorsque deux documents sont proposés, on attend du candidat qu'il les mette en relation en montrant l'intérêt de cette confrontation.

 

2.2. En géographie deux types d'exercices peuvent être proposés :

- soit l'analyse d'un ou de deux document(s). Le candidat doit mettre en œuvre les démarches de l'analyse de document en géographie. Il doit faire la preuve de sa capacité à comprendre le contenu du ou des document(s) ainsi que les enjeux spatiaux qu'il(s) exprime(nt), à en dégager les apports et les limites pour la compréhension de la situation géographique abordée. Lorsque deux documents sont proposés, on attend du candidat qu'il les mette en relation en montrant l'intérêt de cette confrontation ;

- soit la réalisation d'un croquis d'organisation spatiale d'un territoire, en réponse à un sujet (dans ce cas, un fond de carte est fourni au candidat).

Modalités particulières pour les candidats présentant un handicap

En application des articles D. 351-27 et D. 351-28 du code de l'éducation, le recteur d'académie peut accorder aux candidats présentant un handicap, sur proposition du médecin désigné par la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées, un aménagement de l'épreuve.

 

Dans ce cadre, les candidats présentant un trouble moteur ou visuel peuvent demander à bénéficier pour les exercices de géographie de la deuxième partie de l'épreuve, de l'adaptation suivante : le candidat remplace l'exercice de réalisation d'un croquis d'organisation spatiale d'un territoire par une rédaction d'une page environ portant sur le même sujet.

 

Cette possibilité d'aménagement de l'épreuve n'exclut pas les autres aménagements (temps majoré, assistance d'un secrétaire, utilisation d'un ordinateur, etc.) dont ces candidats peuvent faire la demande pour la totalité de l'épreuve d'histoire-géographie.

 

Épreuve orale de contrôle

Durée : 20 minutes (10 minutes d'exposé ; 10 minutes de questionnement).

Temps de préparation : 20 minutes.

 

L'épreuve porte à la fois sur le programme d'histoire et de géographie de la classe de terminale. Le candidat tire au sort un sujet. Chaque sujet comporte une question d'histoire et une question de géographie.

Les questions du sujet portent sur des thèmes majeurs ou ensembles géographiques du programme. L'une des questions (histoire ou géographie) est accompagnée d'un document.

L'évaluation des réponses de chaque candidat est globale et doit utiliser tout l'éventail des notes de 0 à 20. L'examinateur évalue la maîtrise des connaissances, la clarté de l'exposition et la capacité à tirer parti d'un document.

Le questionnement qui suit l'exposé peut déborder le cadre strict des sujets proposés et porter sur la compréhension d'ensemble des questions étudiées.


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15 novembre 2013 5 15 /11 /novembre /2013 14:03

La recherche sur les cellules souches et l’embryon : de quoi s’agit-il ?

 

Les différentes catégories de cellules souches

Les cellules souches se distinguent des cellules différenciées qui sont des cellules spécialisées dans une fonction tissulaire précise.

Il existe deux grandes catégories de cellules souches : les cellules souches embryonnaires et les cellules souches adultes.

Parmi les cellules souches embryonnaires, il existe :

  • des cellules souches totipotentes, capables de former un organisme complet  ;
  • des cellules souches pluripotentes qui sont susceptibles de former tous les tissus de l’organisme, mais sans pouvoir aboutir à la formation d’un individu complet.

Parmi les cellules souches adultes, il existe :

  • des cellules souches multipotentes qui peuvent donner naissance à plusieurs types de cellules et qui sont déjà engagées dans un programme tissulaire spécifique ;
  • des cellules souches unipotentes qui ne peuvent former qu’un seul type de cellules différenciées.

Enfin, les progrès de la science ont récemment permis d’obtenir des cellules pluripotentes induites (dites IPS). Elles sont obtenues à partir de cellules humaines différenciées adultes « reprogrammées » pour retrouver les capacités des cellules souches embryonnaires (cellules pluripotentes).
 
Les potentialités thérapeutiques des cellules souches adultes font aujourd’hui l’objet de recherches.

Certaines de ces cellules souches adultes sont d’ores et déjà utilisées dans la pratique quotidienne des soins (exemple : la thérapie cellulaire hématopoïétique utilise des cellules souches hématopoïétiques issues de la moelle osseuse pour le dans le cadre des traitements de certaines maladies graves du sang. Voir fiche Prélèvement et greffe).

La recherche sur les cellules souches adultes et leur utilisation ne posent pas de problème éthique spécifique et sont donc autorisées par la loi, tandis que la recherche sur les cellules souches embryonnaires et sur l’embryon nécessite un encadrement pour savoir s’il faut l’interdire, l’interdire avec dérogation ou l’autoriser.

La recherche sur les cellules souches embryonnaires et sur l’embryon : de quoi s’agit-il ?

Actuellement, la recherche sur l’embryon humain porte essentiellement sur les cellules obtenues à partir d’embryons, cellules que l’on appelle « cellules souches embryonnaires».

 

1) De quels embryons parle-t-on ?

La rencontre d’un spermatozoïde et d’un ovule aboutit à un embryon. Des embryons sont obtenus « in vitro », c’est-à-dire dans une éprouvette en verre, pour des couples infertiles, dans le cadre d’une assistance médicale à la procréation (Voir fiche Assistance médicale à la procréation). Tous les embryons obtenus ne peuvent être placés en même temps dans l’utérus de la femme pour conduire à une grossesse. Certains sont alors congelés et conservés pour une autre tentative de transfert en cas d’échec de l’implantation précédente. Ils sont qualifiés de « surnuméraires ».

Lorsque le couple n’a plus de projet parental, il peut donner son accord pour que les embryons ainsi conservés fassent l’objet d’une recherche. Ces embryons sont congelés et conservés à un stade très précoce de leur développement. La recherche sur l’embryon comme le prélèvement de cellules souches embryonnaires pour la recherche impliquent la décongélation de l’embryon puis sa destruction.

 

2) Quel est l’intérêt de ces recherches ?

Les cellules souches embryonnaires humaines sont obtenues à partir des embryons surnuméraires donnés à la recherche. Elles sont mises en culture pour obtenir des lignées. Elles présentent la particularité d’être pluripotentes c'est-à-dire de pouvoir se transformer en tout type de cellules du corps humain (peau, cerveau, cœur,…). Leur étude peut donc aider à comprendre les mécanismes qui commandent ces transformations. La recherche sur ces cellules ouvre également des pistes pour le traitement de certaines maladies graves. La perspective d’une « médecine régénérative » est parfois évoquée.

Quelques chiffres à retenir :
En 2006, l’Agence de la biomédecine a recensé environ 176 000 embryons congelés conçus par assistance médicale à la procréation (AMP). Un peu plus de la moitié est destinée à concevoir à nouveau des enfants. En revanche, 20 % de ces embryons n’entrent plus dans un projet parental et, avec l’accord du couple, ils pourraient être donnés à la recherche.


3) La recherche en France

Depuis la loi de bioéthique de 2004, ces recherches sont autorisées à titre dérogatoire et exceptionnel dans le cadre de protocoles soumis à l’appréciation de l’Agence de la biomédecine.

De 2004 à 2008, ont été accordées, en France :

  • 57 autorisations de protocole de recherche sur les cellules souches embryonnaires humaines et sur l’embryon
  • 20 autorisations de conservation de cellules souches embryonnaires humaines ;
  • 39 autorisations d’importation de cellules souches embryonnaires humaines  ;
  • 7 refus d’autorisation ont été opposés.

Il existe actuellement en France 28 équipes impliquées dans ces recherches.

Les recherches autorisées sur les cellules souches embryonnaires en France se répartissent en 3 grands groupes :

  • celles qui visent à comprendre de quelles façons se transforment les cellules embryonnaires pour devenir des cellules spécialisées de foie, de rein…Ces travaux pourraient conduire, dans le futur, à des développements thérapeutiques palliant les défaillances des organes (thérapie cellulaire) ;
  • celles qui visent à développer des travaux portant sur la compréhension de la survenue des maladies (modélisation de maladie) ;
  • celles qui servent à tester en laboratoire l’efficacité et la toxicité des médicaments.

 

4) Le clonage : de quoi s’agit-il ?

Le clonage dont il est question ici est la technique qui consiste à transférer le noyau d’une cellule d’une personne (exemple : noyau d’une cellule de peau) dans un ovule auquel on a retiré son noyau.

Il ne faut pas confondre le clonage dit reproductif et le clonage dit thérapeutique.

Dans le premier cas (clonage dit reproductif) si l'on transférait « l’embryon » ainsi obtenu dans l’utérus d’une femme en le laissant se développer, on obtiendrait théoriquement le double génétique de la personne qui aurait fourni initialement le noyau de la cellule. Dans la grande majorité des pays, ce clonage « reproductif » est interdit et n'a pas été réalisé dans le monde. En France, il est considéré comme un crime contre l’espèce humaine. Actuellement, seuls des clones animaux ont été obtenus. Le plus célèbre est Dolly, la brebis clonée en Angleterre en 1998.

Dans le second cas, (clonage dit thérapeutique) l’objectif est d’obtenir également un « embryon» dans le but d’extraire des cellules embryonnaires » susceptibles d’apporter un traitement à la personne qui a fourni initialement le noyau de la cellule (dans l’idéal par greffe compatible). En France, le clonage à visée thérapeutique est également interdit.

D’emblée, le clonage pose un premier problème éthique et technique majeur : se procurer des ovules humains. Cela supposerait que des femmes prennent de fortes doses de médicaments pour produire ces ovules (stimulation ovarienne), uniquement à des fins de recherche et non pour permettre la naissance d’un enfant.

Pour contourner le problème de cet « approvisionnement » en ovules humains, certains scientifiques, à l’étranger, utilisent les ovules d’autres espèces (lapin, vache). Dans ce cas, c’est un embryon « hybride » qui est obtenu à des fins de recherche.

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