10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 10:34

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Introduction, problématisation du sujet. 

 

 

De fait, en traversant les siècles, l'homme s'est employé à fixer la valeur de tout ce qui l'entourait : denrées naturelles, objet manufacturés ou parfois même le prix de ses semblables.

Désormais, l'argent est tellement ancré dans la vie quotidienne qu'il est l'acteur, la mesure de chaque réussite sociale et professionnelle.

Toutefois ce sculpteur des sociétés, tantôt allié et tantôt ennemi des peuples reste contesté, s'il aurait dû rester un outil au service de l'échange, certains reprouvent son pouvoir d'asservissement.

Sa remise en cause se matérialise sous différentes formes, celui qui refuse d'utiliser l'argent peut se taire et s'exiler ou militer et repenser sa culture sur une base meilleure.

 

Partie I : L'argent, une source d'investissement et de création de profit

 

La finance a pour fonction de mobiliser les capitaux de ceux qui ont des capacités de financement pour les mettre à la disposition de ceux qui en ont besoin pour réaliser leurs projets économiques. Elle conjugue deux grandes institutions, les banques et les marchés, et regroupe un grand nombre d’acteurs et de métiers (conseillers, gestionnaires d’actifs, traders, juristes, mathématiciens et informaticiens, analystes économiques et financiers etc.).

 

La finance assure une fonction vitale dont dépendent largement le dynamisme économique, l’emploi, la consommation. Mais la finance est aussi reliée à des maux individuels et collectifs, comme les crises financières qui jalonnent l’histoire du monde moderne, et qui sont parfois associées à des crises économiques majeures. Dans ces conditions, il n’est donc pas étonnant que la finance fasse l’objet d’un questionnement éthique.

 

Est-il légitime de s’enrichir et jusqu’à quel point en faisant le métier de la finance ?  

Depuis une vingtaine d’années et jusqu’à la crise dite des « subprimes » (crise qui a touché le secteur des prêts hypothécaires à risque aux États-Unis à partir de juillet 2007,et qui a participé au déclenchement du « krach » de l’automne 2008), les revenus liés à la finance ont explosé. Des rendements continuellement très élevés ont été exigés par les actionnaires des grandes entreprises. Le secteur financier a obtenu une part croissante des profits réalisés dans l’ensemble des secteurs économiques privés. Aux États-Unis, la part des secteurs financiers dans le total des profits du secteur privé s’était élevée à 40% en 2007 contre 10% dans les années 1980, alors que ces secteurs ne représentent que 15% de la valeur ajoutée et 5% des emplois privés américains. Des rémunérations considérables sont versées à certains cadres de la finance, en particulier dans les banques de marchés et d’investissement. Après le déclenchement de la crise en 2007/2008, ces rémunérations ont été rapidement rétablies. En 2010, le salaire annuel moyen à Wall Street s’établit à près de 300000 $ contre 6400 $ pour le reste des salariés travaillant à New York. Les arguments échangés pour justifier ou critiquer ces rémunérations s’inscrivent sur le terrain moral et sur le terrain économique

 

Arguments en faveur de ces rémunérations :

- Les banquiers ne sont pas des philanthropes. S’ils  payent autant certains de leurs traders, c’est  parce qu’ils leur rapportent beaucoup plus. Pourquoi alors limiter leurs rémunérations ?

- L’industrie de la finance est l’une des plus sophistiquée qui soit. Elle requiert des talents uniques.

- Il existe un « marché du trader » et les stars vont au plus offrant. Une banque qui refuserait de s’aligner sur ces tarifs prohibitifs se priverait des meilleurs talents. Au fond les traders sont comme de grands artistes ou de grands sportifs. Eux aussi bénéficient de rémunérations considérables.

 

Arguments critiques :

-Quel que soit le domaine d’activité -y compris les domaines sportifs ou artistiques- des  rémunérations astronomiques entrainent des inégalités excessives qui nuisent à la cohésion de la société ;

- Le fait que les traders rapportent plus d’argent qu’ils ne coûtent aux banques ne démontre pas  leur utilité sociale ;

- Les rémunérations perçues posent un problème non  seulement du fait de leur niveau mais du fait  de leur structure. Le système des rémunérations variables (bonus) a pu être considéré comme une  des causes de la crise, dans la mesure où il a consisté (parmi d’autres facteurs) à privilégier les  paris de court terme sur les marchés et des prises de risques excessifs de la part des banques  d’investissement. Ce point mérite d’autant plus d’être souligné qu’il relie le terrain de l’éthique et  celui de l’économie. Au moins jusqu’au déclenchement de la crise, les bonus étaient calculés de  façon asymétrique : il n’existait pas de malus lors que l’activité du trader se révélait entrainer des pertes ou s’avère moins rentable.

 

Comment, dans le domaine de la finance, établir ce qui est éthiquement acceptable et ce qui est éthiquement condamnable?

On va traiter cette question à partir de l’exemple de la spéculation. Si l’on considère qu’est  spéculation « toute opération sur des biens meubles ou immeubles en vue d’obtenir un gain  d’argent de leur revente ou de leur exploitation ». (Dictionnaire Larousse), tout épargnant est un spéculateur. Spéculer ce n’est pas simplement effectuer un placement financier, ou réaliser un investissement par nature incertain et prendre un risque. On considérera donc de façon plus restrictive la spéculation comme « l’achat effectué dans l’espoir d’un gain important et rapide d’un actif dont le prix est particulièrement fluctuant,... un spéculateur se caractérise alors, par une préférence pour le risque nettement plus élevée que la moyenne des acteurs économiques » (Pierre-Noel Giraud 2002).  Ainsi délimité le procès parait clos et la spéculation forcément éthiquement condamnable. Mais il faut affiner l’analyse. Les spéculateurs prennent des risques dont d’autres acteurs économiques veulent se débarrasser. Ils sont, à ce titre, très utiles là où les incertitudes sur l’évolution des prix de certains produits (matières premières et produits de base), des taux de change ou des taux d’intérêt, pourraient limiter ou bloquer nombre de productions. Pour illustrer cela, prenons le cas de l’entreprise Airbus, qui vend ses avions à un prix fixé en $. Comme elle doit payer au fur et à mesure ses fabrications en €, du moins celles effectuées dans cette zone monétaire, elle a besoin de se protéger contre une évolution négative du $ par rapport à l’€. Elle doit comme on dit « se couvrir » contre le risque de change. Il existe des couvertures de ce type (on les appelle des produits dérivés) sur les taux d’intérêt ou sur l’évolution des prix notamment des matières premières pour se protéger contre la hausse si on transforme les matières premières, ou contre les baisses de prix si on est les produit.  Si les entreprises se protègent contre le risque-prix, il faut que quelqu’un assume ce risque ; et c’est là qu’interviennent les « spéculateurs ».

La spéculation est donc nécessaire au bon fonctionnement des marchés. Mais poussée à l’excès, elle devient déstabilisante et les spéculateurs s’enrichissent des effets de la déstabilisation et/ou de la crise, qu’ils ont contribué à provoquer. Lorsqu’un spéculateur achète des CDS sur des titresqu’il ne possède pas - comme cela s’est passé par exemple dans le cadre de lacrise de la dette grecque- cela revient un peu à prendre une assurance sur une maison que l’on ne possède pas. 

 

Différents exemples  peuvent être pris dans l’actualité comme la question des paradis fiscaux ou le problème de l’aléa moral (l’aléa moral consiste dans le fait qu’une personne ou une entreprise assurée contre un risque peut se comporter de manière plus risquée que si elle était totalement exposée au risque : dans la finance, il y a aléa moral si les acteurs financiers peuvent prendre des risques excessifs parce qu’ils savent qu’ils seront secourus si leurs propres difficultés entrainent un risque général).

Prenons celui des alternatives aux formules classiques de l’épargne et de l’investissement. Elles  sont incarnées par des initiatives nombreuses et variées : micro-finance et micro-crédit, finance solidaire, banque éthique, investissement socialement responsable. Toutes recouvrent une démarche éthique qui cherche à donner du sens à la finance et à responsabiliser l’investissement.

Elles correspondent à une démarche d’investissement prenant en compte des considérations extra financières liées à l’environnement, aux questions sociales ou à la gouvernance. Elles correspondent également à une implication personnelle souvent plus active de l’utilisation de son épargne. La place occupée par ces démarches reste cependant limitée. En France, l’investissement socialement responsable (ISR) pèse 50,7 Mds d’€ soit 1% des fonds gérés par les fonds de placement collectifs. Ces diverses modalités de finance éthique peuvent servir à canaliser et à donner du sens à l’épargne de long terme, mais elles ne constituent pas en elles-mêmes un instrument de régulation et de stabilisation de la finance.

 

 

Thèmes à développer:

- Bonheur national Brut qui remplace le PNB.

- Gagner autant d'argent est-il moral ?

- L'argent est-il une fuin ou un moyen ?

- Une société sans argent est-elle possible ?

- L'investissement doit-il être spéculatif ou productif ?

- Y-a-t-il des investissement amoraux ?

- Laisse la loi de l'offre et de la demande fixer les prix ou non ?( TVA "sociale", "édit du maximum" etc.)

- Donner du sens à l'argent (Micro-crédit, micro participation sur le web)

- L'argent et l'impôt

- L'argent virtuel: L'exemple du bitcoin

- Du troc à l'argent, de l'argent à l'AMAP, le retour du troc ?

 

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10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 10:33

http://www.lepoint.fr/content/system/media/1/200806/13769_une-bill.jpg

 

Partie II : L'argent et l'engagement social, la philantropie

 

 

 

 

La philanthropie se définit comme une tendance à vouloir le bien des hommes, ou par l’amour de l’humanité de manière plus générale. Elle englobe toutes les actions volontaires privées ayant un  but d’utilité publique. Un philanthrope est un individu qui cherche à améliorer le sort de ses semblables par de multiples moyens, et ceci d’une manière apparemment désintéressée. . Obéit-elle avant tout à des motivations d’ordre religieux, au désir de laisser son nom à la postérité, ou correspond-elle à un intérêt pragmatique ? (constituer un réseau de relations, acquérir une notoriété,..). La philanthropie évolue dans le temps et dans l’espace. Dans l’historiographie et dans les Sciences humaines, le mot philanthropie a longtemps servi à désigner les pratiques d’assistance  du premier XIXème siècle : du Consulat à la fin des années 1830, dans un contexte de libéralisme social, on assiste à une croissance sans précédent des associations de bienfaisance que l’on a pu qualifier d’ « âge d’or de la philanthropie », et qui décline ensuite jusqu’à la fin du XIXème siècle, moment à partir duquel l’assistance entre progressivement dans le champ de la science et de la législation publique avec la montée en puissance de l’État providence dans ses deux versions bismarckienne et beveridgienne. Aujourd’hui, dans un contexte de crise de l’État providence, la philanthropie moderne prend la forme médiatique de donations effectuées par des grands milliardaires, assez souvent américains. 

Les pratiques philanthropiques varient également énormément selon les nations. Comment peut-on expliquer par exemple la faiblesse relative de la philanthropie en France et en Europe par rapport à ce qu’elle est aux États-Unis, et quelle est l’évolution récente en ce domaine ?

 

 

 

Quelles sont la portée et les limites de la philanthropie stratégique ?

Le secteur philanthropique, comme tout secteur d’activité, est traversé de courants et de modes.  L’une des innovations les plus intéressantes ces dernières années est l’apparition aux États-Unis  d’une philanthropie stratégique que l’on oppose généralement à la philanthropie traditionnelle.

Alors que la philanthropie traditionnelle reposait sur la prédominance d’une générosité  désintéressée, la philanthropie stratégique s’appuie sur une recherche ciblée, sur une planification innovante, une mise en œuvre contrôlée et un suivi attentif afin d’obtenir des résultats quantifiables.

La philanthropie stratégique est aussi nouvelle parce qu’elle est l’outil privilégié d’une catégorie de  philanthropes qui sont âgés de moins de 45 ans, et qui ont connu un fort succès entrepreneurial ou dans la finance. Souvent patrons audacieux de « start-up », tous ont en commun de privilégier des  formes d’organisation qui exaltent l’innovation et la prise de risque, en remettant en cause les « pesanteurs bureaucratiques » : ce qui compte, ce sont les rapports interindividuels, les réseaux sociaux qui sont garants d’une approche en termes de flexibilité et de rentabilité. La performance n’est pas un résultat abstrait, car les firmes de capital-risque suivent de très près les résultats obtenus, et ne cessent de mesurer l’impact effectif de leur investissement. Il s’agit au bout du compte de changer la culture des entreprises pour faire de l’engagement communautaire un élément essentiel de la firme, et aussi de rendre la communauté plus forte en appliquant le principe du capital risque à des organisations à but non lucratif. Si la nouvelle philanthropie a l’avantage de s’opposer à des formes d’organisations trop routinières comme celles par exemple que connaissent les grandes fondations, il ne faut pourtant pas en exagérer la portée. D’une part, la « Venture philanthropy » (philanthropie qui développe des outils par analogie avec ceux qui sont utilisés pour les marchés financiers, avec des calculs d’optimisation, des stratégies d’entrée et de sortie) ne représente effectivement que 3% du total de la philanthropie aux États-Unis. D’autre part, l’initiative « The giving pledge » mise en route par Bill et Melinda Gates ainsi que Warren Buffet marque le retour majeur à une philanthropie traditionnelle. « The giving pledge » est en effet un concept simple qui ne remet pas en cause la nécessité d’une évaluation d’impact des actions entreprises, mais qui postule en premier lieu la nécessité de la philanthropie à une grande échelle, en demandant aux très grandes fortunes de  donner une part importante de celles-ci à des activités philanthropiques. A ce jour, « The giving  pledge » a connu un succès énorme, puisque plus de 45 personnes ou fortunes se sont engagées  pour un montant estimé à 115 milliards de dollars. Cette initiative renoue avec une vieille tradition  américaine dont Andrew Carnegie est le symbole encore aujourd’hui : cet industriel américain donna en effet au début du XXème siècle plus de 380 millions de dollars à diverses fondations, aidant les institutions culturelles, les églises et espaces publics, et créant aussi plus de 2500 bibliothèques publiques gratuites (les « Carnegie Libraries »).

 

 

 

Comment peut-on expliquer la faiblesse relative de la philanthropie en France par  rapport aux États-Unis ?

La philanthropie française a longtemps été d’une importance modeste par rapport aux autres pays développés, et tout particulièrement par rapport à celle qui est en vigueur aux États-Unis. Pour ne donner que les chiffres les plus significatifs, on peut dire qu’il y a aux États-Unis 72000 fondations recensées en 2007 (2443 en France, ce qui donnerait 12000 pour une population équivalente, soit six fois moins) qui ont distribué 43 milliards de dollars, chiffre qui a doublé en dix ans (23 milliards en 1999). Ces fondations se classent en trois grands types : les fondations d’entreprises (4,4 milliards), les fondations indépendantes (30,9 milliards), et les fondations communautaires (4,1 milliards). De plus, les chiffres des fondations ne mesurent-ils qu’une partie de la philanthropie américaine estimée au total à 306 milliards de dollars dont 75% proviennent de petits donateurs issus des classes moyennes ou des couches sociales encore plus modestes. Cette philanthropie va d’abord aux Églises (102 milliards), au monde universitaire et de l’éducation (43 milliards), et à la santé (23 milliards).

La vigueur de la philanthropie aux États-Unis, et d’une manière plus générale dans le monde anglo-saxon, s’explique par une conception relativement minimaliste de l’État providence. En France, les secteurs comme la recherche, l’éducation, l’environnement, la santé et les politiques sociales sont financés par le secteur public qui doit assurer le bon fonctionnement des services collectifs au nom d’une conception républicaine de la cohésion sociale. L’intervention de la puissance publique est considérée comme une garantie essentielle pour l’exercice de la solidarité et de la redistribution des ressources collectives, et le financement se fait par les cotisations sociales et par l’impôt. A l’inverse, aux États-Unis, le « third sector » se veut indépendant et pluraliste, grâce à un système d’incitation fiscale qui encourage le don et la création de fondations. Ce sont les investissements privés qui financent pour l’essentiel le « non profit sector ». La situation de la philanthropie française s’explique aussi par des raisons historiques et culturelles. On peut citer l’importance de la régulation étatique dans les sphères économique et sociale qui s’inscrit dans une vieille tradition centralisatrice, mais aussi la tradition administrative française qui entretient depuis toujours une certaine méfiance vis-à-vis de l’action des fondations et des associations.

 

Depuis le début des années 2000, et surtout depuis la révolution fiscale introduite par la loi Raffarin-Aillagon de 2003 qui a créé un dispositif particulièrement favorable en matière de dons aux fondations, les choses changent cependant rapidement en France. On a vu apparaître une nouvelle catégorie de fondateurs qui sont de jeunes entrepreneurs éprouvant le besoin de consacrer une partie de leurs gains à des œuvres d’intérêt général, mais qui sont aussi assez proches de la culture anglo-saxonne par le souci de mettre en relief les notions d’utilité économique et de mesure des résultats dans l’affectation de leurs dons. Au-delà des fondations, la générosité française ne cesse de progresser : elle est estimée maintenant à environ 3 milliards d’euros, en hausse malgré la crise, et elle contribue à créer ou à préserver 50000 emplois.

 

 

Quelles sont les motivations des grandes fortunes philanthropiques ?

D’après une étude confiée par l’Offre philanthropie  de BNP Paribas Wealth à Marc Abélès et  Jérôme Kohler, les valeurs restent au cœur de  la volonté philanthropique. Ces valeurs sont des  valeurs familiales, puisque la philanthropie est considérée comme le socle de la cohésion familiale  et comme valeur d’éducation transmise, mais aussi des valeurs religieuses qui bien souvent structurent le don. Conçue comme une aventure spirituelle, la démarche du philanthrope est aussi bien souvent une quête individuelle motivée par des facteurs personnels : elle devient alors un moyen d’expression en tant qu’individu. De manière plus précise, l’étude dégage également sept caractéristiques dominantes sur les motivations des actes philanthropiques: on distingue ainsi le croyant, l’humaniste, l’activiste,l’héritier, le passionné, le « venture philanthropist » (qui envisage son action comme un investissement), l’entrepreneur ou le « self made man » (qui a acquis une fortune importante au terme d’une vie professionnelle, et qui exprime ensuite la volonté de « rendre à la société » par des activités philanthropiques), le mondain, et enfin le « réseauteur ». Si toutes ces motivations sont sans aucun doute très présentes dans l’esprit des philanthropes, on n’oubliera pas cependant que le « philanthrocapitalisme », très fort comme on l’a vu aux États-Unis, mais qui s’étend maintenant en Europe et dans certains pays émergents, s’inscrit dans une tendance globale à l’accroissement des inégalitéset à l’enrichissement des plus riches. De nombreux économistes et historiens font ainsi remarquer que pour retrouver un tel niveau d’inégalité, il faut remonter à la veille du krach de 1929. Plus précisément, ces inégalités ont été alimentées par la réduction des taux marginaux d’imposition (le taux marginal d’imposition est le taux auquel on impose la tranche la plus élevée durevenu d’un contribuable) : aux États-Unis, alors que sous les présidences Heisenhower et Kennedy le taux marginal d’imposition était de 91%, il est tombé à 35% aujourd’hui. Dans ces conditions, on peut se demander s’il est bien raisonnable que les pouvoirs publics se privent d’une assiette fiscale de plusieurs dizaines de milliards de dollars pour s’en remettre finalement à des fondations philanthropiques pour corriger les inégalités sociales. N’est-ce pas avant tout le rôle des pouvoirs publics que de préserver les conditions de la démocratie sociale ?

 

 

Thèmes à développer:

- Le bénévolat: Un travail pour rien ?

- Bill Gates et son concours de toilettes: Coup de pub ou génie bienfaiteur ?

- La philanthropie est-elle un échec de l'Etat ? Ex: restos du coeur.

- Dons et déduction d'impôt: Donner de manière intéressée est-il encore un don ?

 

 

Bibliographie et liens:

 

- Abélès Marc et Jérôme Kohler (2009), Grandes fortunes et philanthropie en Europe continentale :France, Espagne, Italie et Belgique, BNP Paribas Wealth Management, 2009 (téléchargeable en pdf)

- Duprat Annie (1991), « Le temps des philanthropes. La philanthropie parisienne des Lumières à la Monarchie de Juillet », dans Annales historiques de la Révolution française, n°285, 1991, p 387-393.

- Rapport moral sur l’Argent dans le Monde 2011, téléchargeable sur le site de l’Association d’économie financière : http://www.aef.asso.fr/World Wealth Report 2010, Capgemini en collaboration avec Merrill Lynch, téléchargeable sur le site du groupe Capgemini The Giving Pledge, site de la campagne philanthropique lancée par Bill Gateset Warren Buffet : www.givingpledge.org

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