1 janvier 2015 4 01 /01 /janvier /2015 11:50

Thème 3 : Dynamiques géographiques de grandes aires continentales

(17-18 heures)

Chapitre 11: L’Asie du Sud-Est et de l’Est

Japon-Chine : Concurrence régionales, ambitions mondiales.

(3  heures)

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Le Mooc sur le cours 

Japon-Chine : concurrence régionales, ambitions mondiales.

 

PARTIE I : Une rivalité historique et stratégique

 

A - Des civilisations plurimillénaires complémentaires et opposées

Premières relations supposées entre les deux pays vers le IIIème siècle 

L'écriture et le bouddhisme viennent  de Chine par la Corée à partir du  VIème siècle.  Le Chinois est la langue officielle de la cour Japonaise.

La culture "confucéenne " Chinoise s'installe alors au Japon.  Progressivement l'administration, l'écriture, la religion et les arts japonais se séparent de la culture chinoise.

Pbmtique :

 

Introduction : Contexte, repères (1 heure).

 

Les archives sont bloquées pour des raisons politiques dans les eux camps.

 

 

PARTI E I :

 

A -

-          Expropriation des terres

 

B -

 

-          Bla bla

 

C-

-          Les

Pbmtique :

 

Introduction : Contexte, repères (1 heure).

 

Les archives sont bloquées pour des raisons politiques dans les eux camps.

 

 

PARTIE I :

 

A -

-          Expropriation des terres

 

B -

 

-          Bla bla

 

C-

-          Les  

 

PARTIE II :

A -

-          Expropriation des terres

 

B -

 

-          Bla bla

 

C-

-          Les  

 

 

PARTIE III :

A -

-          Expropriation des terres

 

B -

 

-          Bla bla

 

C-

-          Les  

Conclusion :.

Les

Conclusion :.

Les

-           

Formation des katakanas (gauche) comme fragments mnémotechnique de man'yōgana (droite)

Formation des katakanas (gauche) comme fragments mnémotechnique de man'yōgana (droite)

Le Japon se replie alors sur lui-même et subit  même deux tentatives d'invasions Sino-Mongole au XIIIème siècle.

Bataille de Bạch Đằng (détail) par Lê Năng Hiển. Hanoi History Museum, 2008. Photo de Jim Delgado.

 

Le Japon s'ouvre à nouveau au  XVIe siècle pour des raisons essentiellement commerciales (commerce Nanban).

Japon-Chine : concurrence régionales, ambitions mondiales.
Japon-Chine : concurrence régionales, ambitions mondiales.

Dès le début du XVIIème siècle, le Japon se referme. Le shogunat japonais suspecte une invasion Européenne. Cet isolement (sakoku) dura 200 ans.

 

Carte de 1708 (cliquez pour agrandir)

Carte de 1834 (cliquez pour agrandir)

 

Carte de 1850 (cliquez pour agrandir)

 

 

Les Japonais doivent rester au Japon. De sévères règles sont mises en place pour les empêcher de partir à l'étranger et les tentatives sont passibles de la peine de mort. Les Européens qui entrent illégalement au Japon sont également passibles de la peine de mort.

 

Le Catholicisme est interdit. Des restrictions commerciales et des quotas stricts sont mis en place pour limiter le commerce extérieur à quelques ports, tout comme des restrictions sur les marchands. Les relations avec les Portugais sont définitivement rompues

 

 

Le Commodore Matthew Perry force le Japon à s'ouvrir à l'Occident avec la convention de Kanagawa en 1854. L'ouverture de la Chine par l'occident avait eu lieu avec les guerres de l'opium ( 1839 à 1842 et 1856 à 1860)

 
Japon-Chine : concurrence régionales, ambitions mondiales.

B - Des conflits récents qui ne passent pas.

 

La guerre sino-japonaise de 1894-1895 

La guerre de 1894-1895 aboutit à la défaite de l'Empire de Chine face à l'Empire du Japon. La Chine doit céder Taïwan, les îles Pescadores et Senkaku*, et la presqu'île du Liaodong (avec Port-Arthur en Mandchourie) au Japon. La Chine abandonne également sa suzeraineté sur la Corée qui devient colonie japonaise.

La guerre de 1937-1945. 

Ere Shōwa : l'État japonais devient expansionniste, autoritaire et belliqueux

Conquête de la Mandchourie par le Japon en 1931, qui aboutit à la création du Mandchoukouo

Capitulation du Japon à l'issue de la Seconde Guerre mondiale.

Mamoru Shigemitsu, le ministre des Affaires étrangères du Japon, signe les actes de capitulation du Japon à bord du USS Missouri (BB-63) sous le regard du général Richard K. Sutherland, le 2 septembre 1945.

 

Le Japon doit rendre  la Mandchourie et Taïwan à la Chine (et les Senkaku ?), perd l'île Sakhaline, les Kouriles (au  profit de l'URSS)   par ce qui a été décrété à la Conférence de Potsdam avec les États-Unis.

 

 

C- La guerre froide étouffe les conflits... Provisoirement

 

Les 1950, la Chine et l'URSS signent un traité d'Amitié, d'Alliance et d'Assistance mutuelle.

 

1951: Traité de sécurité entre les États-Unis et le Japon

Les bases Etats-Uniennes au Japon.

 

Conclusion

Le Japon, solide allié des États-Unis depuis 1945 alors qu'il était son ultime rival durant la Seconde guerre mondiale, est aujourd'hui confronté à la montée en puissance de la Chine qui est devenue la première puissance économique asiatique et même mondiale devant les États-Unis en termes de PIB en décembre 2014.

PARTIE II : Une rivalité devenue économique, politique et militaire

A - Un leadership contesté en Asie du Sud-Est

 

2001: La Chine entre dans l'OMC

 

2000-2010: 

- Importations Chinoises au  Japon x3.   

- Importations Japonaises en Chine  x4

 

Le Japon reste le leader économique dans la région.

- Finances (épargne). Premier créancier d'Asie du Sud-Est

- Technologie : Recherche et innovations permanentes

La Chine a invité le Japon à intégrer l'ACFTA (la zone de libre-échange ASEAN avec la Chine) mise en place en 2010. 

 

Le Japon a ainsi été invité par les États-Unis à rejoindre le traité transatlantique.

La Chine est devenue l'atelier du monde. Elle veut devenir le laboratoire du monde (cf Théorie du vol d'oies sauvages vu au Chap précédent).

 

 

Ex TGV Chinois.

 

 

Le PIB Chinois dépasse celui du Japon en 2010 (2ème mondial depuis 1968) et devient même leader mondial en 2014. Son développement (1978-2015) est comparable à celui du Japon auparavant (1955-1973).

 

Mais le PIB/hab reste faible en Chine.

Les deux économies sont de plus en plus  interdépendantes et elle souhaite toutes les deux assurer le leadership de la région.

Les deux pays aspirent à un leadership au sein de la zone Asie. 

 

B - Une course aux armement dangereuse

 

1978: Traité de paix et d'amitié ("ne pas rechercher l'hégémonie")

 

La Japon pratique une politique humanitaire (aide publique au dvpmt) et pacifiques (opération de maintien de la paix). Mais l'absence d'excuses pour la 2nde GM pèse encore lourd sur son image en Asie.

 

 

Sa démilitarisation (article 9 de la constitution) la prive d'un grand potentiel de puissance. En échange elle a néanmoins la protection des Etats-Unis.

 

Jusqu'en 2010, le Japon disposait de la meilleure marine d'Asie, bien que les traités qui ont fait suite à la Seconde guerre mondiale ne lui permettent que de se défendre. 

 

 Le Japon possède des navires très modernes et dotés de systèmes Aegis. 

 

La Chine souhaite s'imposer comme la seule puissance globale (militaire, éco, pol) de la région.

 

Elle a dépassé son retard vis-à-vis du Japon sur le plan de la puissance navale en achetant notamment un ancien porte-avions à l'Ukraine ("Shi Lang" en 2011). 

 

La Chine devrait mettre plusieurs années à acquérir le groupe aéronaval qui lui permettra de rendre complètement ce porte-avions opérationnel. 

 

 

Elle se monte ainsi un intermédiaire indispensable dans:

- La gestion du conflit entre les Corée

- La zone de la Mer de Chine méridionale (Mer de l'Est pour le Viet Nam)

 

 

- L'arc Himalayen (Cahemire, Tibet, Népal, Bouthan...)

- L'économie pacifique. 

 

 

Elle étend son influence:

- En Afrique

- Auprès des Brics (Russie notamment)

- à l'ONU grâce à sond roit de veto (gestion du problème Kosovare; Syrien...)

 

 

Conclusion:

 

 

Il y a une puissance établie contre une puissance ascendante.

 

PARTIE III : Une situation difficilement tenable sur le long terme

A - L'hyptohèse optimiste: L'alliance pragmatique.

L'un ne pouvant pas dominer l'autre, le Japon et la Chine pourraient s'allier. 

 

Ils sont complémentaires (territoires, technologie/atelier, économie/armée...).

 

Une réconciliation type France/Allemagne d'après guerre basé sur une reconnaissance des horreurs du conflit apporterait une paix durable dans la région.

 

 

Un co-leadership donc.

B - L'hyptohèse pessimiste: Le conflit autodestructeur

 

La Chine joue sur le nationalisme  et le développement pour souder son peuple et lui faire oublier le manque de démocratie.  

 

Les provocations en Mer de Chine méridionale sont fréquentes.

Manifestation anti-Japonaises en Chine en septembre 2012

 

La Japon, Les Philippines, l'Australie et la Corée du Sud devraient  pouvoir compter sur le soutien des Etats-Unis (nombreuses bases + Flotte)

La Corée du Nord, imprévisible a le soutien de la Chine. En cas de provocation (comme un tir de missile sur la Corée du Sud ou le Japon) elle peut servir d'étincelle au déclenchement d'un conflit majeur.

 

 

Conclusion :

Les deux puissances sont de plus en plus interdépendantes mais aussi de plus en plus concurrentes. Une puissance est installée (le Japon), l'autre est en cours de développement (la Chine).

Ils peuvent se développer ensemble car leurs économies sont complémentaires mais cela passe par un apaisement de la situation politique (reconnaissance des frontières et de l'histoire).

 

 

Le Mooc

 

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22 décembre 2014 1 22 /12 /décembre /2014 14:00

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Rappel du sujet "Reimes, ville martyr de la première guerre mondiale ?"

Définition des termes du sujet: Un martyr est une personne non-vilente qui est prête à aller jusqu'à la mort pour ne pas abjurer sa foi. 

Problématique : Pourquoi la ville de Reims est devenu un symbole utilisé par la République Française ?

Annonce du plan: L'image du martyr  peut  être reliée à l'image de la cathédrale de Reims qui est à la fois un symbole religieux, historique, politique et économique de la ville et - à travers elle - de la France.

 

Idées essentielles.

La cathédrale est un symbole considérable  car  c'est dans cette cathédrale que la France s'est bâtie. En effet c'est la que Clovis a été baptisé et que la quasi-totalité des rois de France ont été sacrés. La perte de Reims signifierai la perte de la France. Au XVème siècle Jeanne d'Arc chercha à reconquérir Reims avant Paris car c'est là qu'était l'âme de la France.

 

Bien évidemment ce symbole est largement utilisé par la propagande Allemande et Française. L'un pour montrer sa capacité de destruction, l'autre pour se montrer en tant que victime de la barbarie Allemande.

L'ampleur des destructions montre une volonté de guerre totale, une preuve aussi que les civils ne sont plus épargnés par les conflits. A ce titre Reims est un symbole des guerres nouvelles qui feront plus de morts chez les civils que chez les militaires.

Reims devient un symbole de résistance mais aussi un lieu de souvenir et de comémoration une fois la guerre terminée. Malgré les aides exceptionnelles apportées à la ville (notamment par les dons des Etats-Unis, nouvelle puissance montante) la reconstruction a été longue et inachevée. Ainsi aujourd'hui encore la ville garde les traces du conflit, même si la cathédrale a été rénovée de manière remarquable.

 

 

 

A la fin de la 1ère guerre mondiale, Reims était une ville détruite à environ 60 %, qui avait été vidée de sa population civile évacuée en mars 1918.

La rue Gambetta et la cathédrale à la fin du conflit.


1/ L'héroïsation de la « ville martyre »

   Lorsqu'en juillet 1919, le président de la République, Raymond POINCARE, est venu remettre la Légion d'honneur et la Croix de guerre à la ville des sacres érigée
en « ville martyre », 25 000 Rémois seulement avaient pu se réinstaller dans la ville, alors que sa population s'élevait à environ 120 000 habitants en 1914.

   À la ville martyre qui a payé de sa destruction la rage d'un ennemi impuissant à s'y maintenir.
   Population sublime qui, à l'image d'une municipalité modèle de dévouement et de mépris du danger, a montré le courage le plus magnifique en restant pendant plus de trois ans sous la menace constante des coups de l'ennemi et en ne quittant ses foyers que sur ordre.

   Dans ce contexte la reconstruction de Reims est devenue une priorité et en même temps un enjeu politique, économique et financier qui a marqué profondément et durablement la ville.
    Avant de reconstruire, il fallait d'abord repérer et désamorcer les obus qui n 'avaient pas explosés, puis déblayer les ruines.
    La priorité fut donnée au déblaiement et à la reconstruction des bâtiments destinés aux services publics et aux commerces d'alimentation, et à la remise en état des maisons d'habitation endommagées sans avoir été détruites.
   La reconstruction des maisons d'habitation ne fut véritablement engagée qu'à partir du début des années 1920.
   Celle des monuments, confiée à l'architecte en chef des Monuments historiques, Henri DENEUX, donna lieu à de longs travaux préparatoires d'inventaire des dégâts et de fouilles archéologiques.
   Selon Paul MARCHANDEAU qui a été à partir de 1925 le maire de la ville, les baraquements provisoires en planches édifiés près de la gare dans une vaste zone de jardins publics appelée Les Promenades, donnaient à Reims « un aspect semblable aux cités du Transvaal ou du Colorado quand on découvre un filon ».

2/ Le Retour à Reims

   L'œuvre du Retour à Reims est fondée, le 17 janvier 1919, par la comtesse de Mun.
   Le Retour à Reims distribue aux arrivants du linge, des matelas …
   À partir du 10 février, il procure gratuitement du mobilier pour les veuves dans le besoin, les familles nombreuses, les vieillards, les malades.
   Les autres personnes peuvent louer objets et meubles, pour une durée de trois mois.
   Le Retour à Reims participe également à l'organisation de quatre cantines populaires
.

Les Rémois en 1918 de l'évacuation au retour,
Ville de Reims-Direction de la culture, 1998.

3/ Une ville en chantier

   Dès 1915 des architectes avaient commencé à réfléchir aux problèmes de la reconstruction de la ville de Reims.
   A la fin du conflit, un premier concours d'architectes fut rejeté par la Commission départementale des Plans des villes et villages.
   La municipalité élue en novembre 1919 et son maire Charles ROCHE firent appel au major de l'armée américaine Georges B. FORD. Celui-ci élabora un plan de reconstruction ambitieux qui fut adopté en avril 1920.
   Dans les quatre cantons rémois, furent mises en place des commissions d'experts chargées d'évaluer les dégâts subis.
   Au total, 41 000 dossiers ont été instruits ; 13 000 dossiers concernaient des immeubles et 28 000 du mobilier ou des marchandises.
   Les sinistrés pouvaient se faire assister par un architecte ou par un représentant de la société coopérative de reconstruction dont ils étaient adhérents.

Les Rémois en 1918 de l'évacuation au retour,
Ville de Reims-Direction de la culture, 1998.

   Marcel DÉAT qui a été, dans les années 1920, conseiller municipal de Reims et député socialiste de la Marne, a décrit la ville en chantier qu'il a découverte en octobre 1922, lorsqu'il fut nommé professeur de philosophie au lycée de Reims :

   C'était un hérissement d'échafaudages, et partout des compagnons qui [...] travaillaient dur, raclaient à grand bruit la pierre ou alignaient des briques, tandis que tombereaux et camions cahotaient lourdement sur les pavés disjoints.
   Par temps sec, une poussière impalpable et âcre envahissait l'atmosphère et saupoudrait la ville ; dès qu'il pleuvait, une boue blanchâtre et poisseuse recouvrait les rues et éclaboussait les vêtements en y laissant des taches grasses et indélébiles.
   Des maisons toutes neuves surgissaient un peu partout, dominées par la masse de quelque énorme immeuble, magasin ou édifice officiel, tandis que d'autres attendaient leur tour, provisoirement rafistolées [...]
   Des espaces vides laissaient dangereusement béer des caves transformées en pièges à ivrogne [...]
   Tout un village de baraquements couvrait les grandes allées de chaque côté de la gare [...]
   La spéculation sur les dommages de guerre menaçait d'abandon des espaces autrefois construits, tandis qu'elle faisait surgir d'immenses bâtisses commerciales hors de proportion avec le marché local, et que, des urbanistes improvisés construisaient en des quartiers excentriques des cités-jardins de belle apparence, au détriment d'un centre à demi vidé de sa population.

Marcel DÉAT, Mémoires politiques, Paris, Denoel, 1989.

4/ Les cités-jardins

   Le Plan Ford prévoyait de créer une douzaine de cités-jardins reliées entre elles par une ceinture verte de parcs destinés à séparer les quartiers d'habitation des zones industrielles.
   La plus complète de ces cités-jardins est celle du Chemin-Vert réalisée pour le Foyer Rémois par les architectes Jean-Marcel AUBURTIN et Emile DUFAY-LAMY entre 1920 et 1924 :

   Créé en 1912, le Foyer Rémois , après les hostilités, conçut un vaste programme de constructions où figurent en bonne place les projets de cité-jardin.
    Celle du Chemin-Vert s'organise autour de quatre principes :
       - la disposition autour d'un vaste espace commun de tous les services importants ( maison commune, écoles primaires et école ménagère, crèche, église, magasins ) ;
        - le marquage des limites de la cité ;
        - la relation avec la cathédrale ;
        - l'élaboration de 14 types d'habitations qui répondent à la variété des situations rencontrées.
   La majeure partie des maisons comprend quatre pièces habitables d'environ 14 m2 chacune, une buanderie, des wc, une cave et un grenier.
   Le jardin de 300 m2 possède un petit hangar faisant office de poulailler ou clapier.     

   617 logements locatifs :
         - 594 logements ordinaires ;
         - 13 habitations avec magasins ;
         - 10 « particuliers » ;
         - 14 types de maisons groupées en bandes, jumelées ou isolées ( 371 bâtiments ).

Olivier RIGAUD et Marc BEDARIDA, Reims Reconstruction 1920-1930,
Ville de Reims, 1988.

5/ Une reconstruction confiée à des hommes de l'art
mais coûteuse et inachevée

   Sur les 6 500 permis de construire instruits par les services municipaux entre janvier 1920 et décembre 1930, les trois quarts portent la siganture d'une homme de l'art.
   325 agences sont ainsi répertoriées pour au moins un permis.
   Cela signifie qu'un architecte sur quinze ayant exercé en France à cette époque a effectué au moins un projet à Reims. [...]
   L'architecture de cette reconstruction, malgré l'utilisation de matériaux modernes comme le béton armé, reste souvent traditionnelle, faisant référence à l'architecture classique, voire à l'architecture des maisons en pans de bois qui ont disparu dans la tourmente. [...]
   Dans les années 20, le bâtiment permet encore de faire intervenir même sur des constructions modestes toute une série d'artistes : sculpteurs ( bas-reliefs notamment ), ferronniers, mosaïstes, maîtres verriers, stucateurs et peintres qui donnent à ces constructions le caractère art-déco marquant fortement cette période. [...]

   Si l'effort de reconstruction a été exceptionnel les premières années, il se heurte ensuite à un problème financier.
   Du fait de l'inflation, les crédits dommages de guerre calculés en francs 1914 ne permettent plus la réalisation de programmes importants à partir de 1926.
   Les conséquences en sont un arrêt brutal de la construction et la réalisation de programmes de plus en plus réduiits : suppression d'un ou plusieurs étages pour rester dans l'enveloppe financière de départ.

   De nombreux terrains même en plein centre ville resteront vides formant autant de dents creuses dans le tissu urbain. Certaines de celles-ci marquent encore fortement l'image de la cité actuelle.

Olivier RIGAUD et Marc BEDARIDA, Reims Reconstruction 1920-1930,
Ville de Reims, 1988.

 

La renaissance de la ville des sacres vue par le dessinateur Benito
in Robert BURNAND, Reims La cathédrale, Berger-Levrault, sans date ( vers 1920 ? )

   La reconstruction de la ville de Reims a été difficile, longue et coûteuse.
   Elle a bénéficié d'aides extérieures.
   La solidarité nationale s'est exprimée à travers des parrainages d'autres villes comme Bergerac, et des souscriptions lancées dans la presse nationale.
   Elle s'est appuyée aussi sur le mécénat international essentiellement américain : la fondation Carnegie a financé le reconstruction de la bibliothèque municipale ; la fondation John D. Rockfeller celle de la charpente de la cathédrale ; les familles de soldats américains tués en France pendant la guerre, ont parrainé la construction d'un hôpital pour enfants dans le quartier Maison Blanche.
    A la fin des années 1920, la reconstruction des bâtiments publics et des immeubles ou maisons d'habitation était achevée pour l'essentiel.
   Celle des monuments religieux a été nettement plus longue.
   L'achèvement de la restauration de la cathédrale n'a été célébré qu'en 1938 à la veille de la Seconde Guerre mondiale, celle de la basilique Saint-Remi seulement en 1958.
   Quant à la reconstruction du clocher de l'église Saint-Jacques, elle n'a été achevée qu'en 1994.

 

sources:

- Crid 14-18

- CNDP, CRDP Reims

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