4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 09:29

 

  Terminale ECJS

Thème 4 : Violence et société

Question 1:La violence et la jeunesse

 

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Problématique
La « jeunesse » est une catégorie sociale dont les contours, flous, se sont modifiés selon les époques. Jusqu’au XIX° siècle, on ne distingue que deux états : celui d’enfant, caractérisé par l’innocence, la vulnérabilité, la dépendance à l’égard de la famille et plus généralement des adultes, et l’irresponsabilité associée à l’immaturité intellectuelle. L’accès à l’état adulte s’effectue, pour les garçons, par un rite de passage, cérémonie ou épreuve ; ce passage accompagne pour les filles le mariage et la maternité. Mais ces frontières ne sont pas fixées de manière rigide, et dans l’ancien régime social, le fait de n’être pas marié, ou de dépendre de ses parents, faisait considérer comme « jeunes » des adultes d’une quarantaine d’année. La notion d’adolescence (adolescere : grandir en latin) naît au XIX° siècle dans le prolongement, entre autres, des écrits de Rousseau (l’Emile) ; elle est porteuse de connotations plutôt négatives, d’état intermédiaire, de moment de crise et qualifiée « d’âge bâtard », « d’âge ingrat », « de crise de l’adolescence ». Traditionnellement cette étape de la vie s’inscrivait entre la première communion et le service militaire pour les garçons. À partir de la III° République, la loi va progressivement fixer des bornes à l’état de jeunesse, avec la limitation et l’interdiction du travail des enfants, puis l’obligation scolaire (de 6 à 12 ans révolus en 1882, jusqu’à 14 ans en 1936, et 16 ans en 1959). La majorité civile marque la fin de la subordination aux parents et rend l’individu civilement capable (capacité à s’engager dans des actes juridiques) et responsable de ses actes ; fixée à 21 ans depuis 1793, elle est abaissée à 18 ans en 1974. La capacité à participer au suffrage électoral est, parallèlement, fixée aux mêmes âges. Reste qu’avec les évolutions de la société aux XX° et début XXI° siècles, il est difficile de déterminer à quel moment l’état de jeunesse prend fin pour un individu ; la prolongation des études, l’âge plus tardif d’entrée dans la vie active, ainsi que les modifications des cadres familiaux, ayant remis en cause certains repères tels que l’autonomie financière par l’accès au travail, ou la fondation d’une cellule familiale.
Dans son rapport aux manifestations et faits de violence, la jeunesse est à la fois victime et acteur ; l’enfant est exposé comme victime possible à différentes formes de violence dont il doit être protégé ; l’adolescent, défini au XIX° siècle comme être instable, est supposé capable de violences incontrôlées et la potentialité criminelle adolescente est alors fréquemment dénoncée. L’idée d’unejustice spécifique à la jeunesse dans les deux domaines que sont la protection des mineurs d’une part et la prévention et répression de la délinquance juvénile d’autre part, aboutit en 1944-45 à la mise en place de la Justice des mineurs.

 

Démarches
Les cas de violence contemporaine impliquant des jeunes, comme victimes ou comme acteurs, amènent à se poser de multiples questions : y a-t-il davantage de manifestations de violence aujourd’hui ? Cette violence est-elle plus radicale que dans le passé ? La diffusion d’images et de faits de violence par les médias, les sollicitations permanentes de notre société de consommation, accentue-t-elle la violence ? L’existence de mondes virtuels (jeux vidéo, espaces et communautés numériques) affaiblit-elle la distinction entre le virtuel et le réel et favorise-t-elle le passage à l’acte ?
Tout fait de violence suscite, lorsqu’il est révélé, une réaction d’émotion ; celle-ci pour légitime qu’elle soit, suppose d’être mise à distance : l’examen des faits au regard de la loi, la mise en perspective historique peuvent y contribuer ; la démarche du détour, appuyée sur une création littéraire, ou cinématographique est également possible. 

 

 

Quels rapports spécifiques entre jeunesse et violence ?


La violence, manifestation d’un comportement individuel ou collectif visant à imposer un contrôle et un pouvoir sur une autre personne ou un autre groupe, porte atteinte physiquement ou psychologiquement aux personnes sur lesquelles elle s’exerce ; sous ce regard la jeunesse est particulièrement exposée à la violence comme victime, et la question de la violence exercée par les jeunes anime en permanence le corps social.
L’état d’enfance est celui d’une grande vulnérabilité à toutes les formes de violence, que ce soit au sein de la cellule familiale, à l’extérieur, et du fait de contraintes économiques ou matérielles (santé, logement) : violence verbale, psychologique, physique, sexuelle, maltraitance, mise en danger. La tolérance sociale à l’égard de ces formes de violence s’est globalement réduite ; ainsi la société réprouve-t-elle maintenant les châtiments corporels dans l’exercice de l’autorité parentale.
Depuis 1944 (Loi sur l’enfance malheureuse et en danger, protection de l’enfance), la loi protège l’enfant et réprime les faits de violence à son encontre. En 2000 une fonction de Défenseur des enfants est mise en place ; supprimée en 2011, celle-ci a été intégrée aux missions du Défenseur des droits. La notion de « Violence éducative ordinaire », récemment apparue, regroupe en les dénonçant (l’enfant serait natur ellement bon) toutes les formes de violence, y compris émotionnelle, accompagnant le processus éducatif. Cette approche soulève la question générale de l’éducation, dans le cadre familial ou à l’école, de ses méthodes, plus ou moins permissives, de l’acceptation par l’enfant et l’adolescent de règles de comportement social et de l’autorité des adultes, ainsi que des formes et degrés de sanction. La succession de faits divers mettant en cause des jeunes comme auteurs de violence est fréquemment l’occasion de dénoncer un « ensauvagement » de la jeunesse et une dégradation des comportements contemporains. Pourtant l’étude historique des sociétés villageoises révèle dans le passé des manifestations de violence collec tive, légitimées par le groupe social et dont les jeunes hommes sont l’instrument ; il s’agit des charivaris dans lesquels un individu jugé avoir un comportement déviant (mariage entre deux personnes d’âge très différents par exemple), est l’objet d’un harcèlement bruyant, voire de violences physiques. Il s’agit aussi des « guerres paysannes » opposant, avec parfois des morts, les jeunes hommes d’un village à ceux d’un autre ; l’objet du conflit étant la défense du territoire villageois et l’opposition aux mariages entre jeunes gens de deux communautés villageoises différentes. Le roman « la Guerre des boutons » de Louis Pergaud, publié en 1912, qui décrit l’affrontement entre les bandes d’enfants de deux villages, est un reflet adouci de ces affrontements. Avec l’urbanisation, les faits de violence collective , réelle ou supposée, impliquant des jeunes se déplacent vers la ville et ses périphéries ; aux « apaches » de la fin du XIX° siècle, succèdent les « blousons noirs » des années 1960, puis les bandes urbaines constituées sur des bases territoriales (rues, quartiers, cités) ; les violences s’exercent de jeunes à jeunes, à l’encontre d’adultes, ou de manière plus sporadique contre le s institutions et leurs représentants (actes de vandalisme contre des écoles, émeutes urbaines).

 

Il est possible de distinguer différents degrés de violence dans les rapports sociaux impliquant plus particulièrement des jeunes :


- L’incivilité ; certains comportements sociaux relèvent de codes d’usages partagés par un groupe social (politesse, « savoir vivre ») ; ceux-ci sont le plus souvent implicites et évolutifs. La transgression de ces règles se manifeste par une « incivilité » qui peut s’observer dans lesespaces publics, les transports en commun, ou dans le cadre scolaire (rapport des élèves aux adultes, tutoiement, prises de parole intempestives, etc.) ; l’explicitation des codes de comportement au sein de l’école est l’objet principal des règlements intérieurs élaborés dans les établissements scolaires.


- L’agressivité, degré supérieur de la dégradation des rapports sociaux, elle est le plus souvent verbale ; le passage à l’acte physique fait basculer son auteur dans le domaine de l’interdit légal, c’est-à-dire celui de la délinquance.

 

- La délinquance ; elle couvre l’ensemble des délits et des crimes punissables au nom de la loi et relève d’un traitement particulier relevant de la justice des mineurs.

 

Les idées à creuser...

- La loi du talion, la justice biblique

- La loi comme outil de canalisation de la violence

- L'homme est-il naturellement bon ou la société le rend-il mauvais ?

- La violence innée ou acquise ?

- L'influence de la culture sur la violence (hommes plus violents que femmes par ex.)

- Des pratiques violentes acceptées dans d'autres civilisations (inceste, pédophilie, excision...)

- La tolérance vis-à-vis de la violence (peine de mort, châtiments corporels, fessée...)

- Y-a-t-il une violence légitime ? (Prison...)

- Les violences revendiquées par les Etats: Lutte des classes, extermination des juifs...

- Ne rien faire comme forme de violence passive (personnes âgées délaissées...)

- L'héroïsation de la violence (Che Guevara, Mesrine...)

- La violence du système scolaire (Cf Bourdieu)

 

 

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