27 septembre 2010 1 27 /09 /septembre /2010 17:47
Le groupe de rap Sexion d'Assaut en concert au Printemps de Bourges, le 13 avril 2010.
AFP/ALAIN JOCARD
Le groupe de rap Sexion d'Assaut en concert au Printemps de Bourges, le 13 avril 2010.
Liste des mots pour les 3ème B et E dans l'opération 1 mot par cours.
Déjà faits:

Nonobstant = Malgré

Maëlstrom = confus

A l'instar de  = comme

Rasséréné= Rassuré.

Onirique =Monde rêvé (merci Mme Salé)

 

Et ceux à suivre...

iniquité, atermoiement (merci M.Duchesnes)

Subodorer,  redhibitoire (merci Mme Ouahdani)

Il n'en demeure pas moins (merci Alexandre Vilette)

Cosmopolite (merci Céline Fouré Audrain)

Procrastiner, Concomitant (merci Aline Morel)

latent et patent, pallier, indigence, conjucture (merci Gaëlle Epié)

Théologie (merci Madame Duchiron)

Conspuer, dissolu, ostensible, blanc seing (Merci Laurence Barthez)

Bienséance, Dilettante, Finasser, Gré (savoir gré)

Idoine,  Jurisprudence, Lie, Obérer, Pavoiser, Rebattre (les oreilles),

Quintessence, Tutélaire,  Xénophilie (merci M.Kintzinger)

 

 


Articles issus de "Le Monde.Fr" et de Big Browser

Quand Sexion d'assaut dérape par méconnaissance des mots

 

 

Les mots ont un sens, ils ont un poids, et Sexion d'Assaut vient de l'apprendre à ses dépens. Ce groupe de rap formé de sept garçons nés au coeur de Paris (9e, 10e arrondissement avec débordement sur le 18e), moyenne d'âge 25 ans, a connu un succès exponentiel cet été, au point de réaliser des ventes record en temps de crise et de relative désaffection du rap : 250 000 exemplaires de l'album L'Ecole des points vitaux se sont écoulés depuis sa sortie, fin mars.

 

Les tubes, Désolé, Casquette à l'envers, ont squatté les ondes, et deux "générations" (les 10-13 ans et les 13-20 ans) ont appris ces hymnes par coeur ("J'ai préféré partir et m'isoler/Maman comment te dire que j'suis désolé ") à la vitesse du SMS. Sur Facebook, la page Sexion d'Assaut a dépassé 1,2 million de connexions. "La plus forte communauté de France, avant Christophe Maë", dit leur producteur Dawala.

Mais voilà que ces enfants de la diffusion par la Toile sont aujourd'hui rattrapés par celle-ci. En janvier, alors que le groupe est encore méconnu, l'un de ses membres, Lefa, grandi dans la rue des Abbesses, déclare au magazine français International Hip-hop : "Pendant un temps, on a beaucoup attaqué les homosexuels parce qu'on est homophobe à 100 % et qu'on l'assume." Il ajoute qu'à ses yeux l'homosexualité est une "déviance qui n'est pas tolérable". Publié en juin, l'entretien reste circonscrit à un cercle d'amateurs. Il en va autrement quand il est divulgué, à mi-septembre, via Twitter et des blogueurs.

"C'est moi, et moi seul..."

Les affirmations de Lefa brouillent l'image d'un groupe qui a su se doter d'une stratégie commerciale fine, avec son propre label Wati-B, et créer un "buzz positif" sur le Net. Sexion d'Assaut a réservé le palais Omnisports de Bercy (17 000 places) pour mai 2011, un événement en principe réservé aux revenants du rap (NTM). Et le groupe a certainement en tête les annulations de tournées de stars du reggae jamaïquain, comme Sizzla, dénoncé internationalement pour avoir inscrit à son répertoire des chansons violemment homophobes.

Interrogé par Le Monde, Lefa se dit "désolé", avant d'entrer en répétition au Studio Bleu, dans le 10e arrondissement de Paris. Puis il jure qu'il se taira, parce qu'avec le rap, photographie en temps réel de la société, la polémique s'enflamme vite et que les frontières entre les mots et la réalité sont floues. Il donne comme exemple NTM (Nique ta mère), "qui n'est pas un appel à l'inceste". Et puis, Lefa, de son vrai nom Karim Fall, ajoute : "C'est moi, et moi seul, qui ai tenu ces propos, et non le groupe. Je les assume, et je le regrette sincèrement. Je ne connaissais pas le sens du mot homophobe. Depuis je suis allé regarder dans le dictionnaire, et je suis choqué par le mot que j'ai employé."

Sexion d'Assaut ne s'apparente pas à la tendance dure du rap, et a permis au hip-hop français de respirer, par sa structure collective, par un changement de perspective où les intéressés ne sont plus victimes des juges ou de la police, mais des acteurs, "et d'ailleurs, on avoue même qu'on peut être fainéants", dit Lefa, volubile et rieur en apparence, à cent lieux de la noirceur des cités ghettos. "Reste que pour moi qui ai grandi dans cette culture de la rue, l'homosexualité est loin de nos pratiques. On ne la comprend pas. On vient d'un milieu où il n'y en a pas."

Les réactions sur Facebook donnent la mesure du délitement des mots : de la tolérance à l'homophobie (page 1098 du Petit Robert), tout y passe, sans limites.

Véronique Mortaigne

Certains rappeurs se sont distingués par leur intolérance envers les homosexuels. On se souvient des propos peu amènes de l’Américain 50 cent à l’encontre de Lady Gaga ou de ceux du Français Krys. Une interview du groupe Sexion d’assaut dans le magazine International hip hop relance le débat sur la prétendue homophobie des rappeurs. Et sur leur prosélytisme.

Qu’ont-ils dit ?  L’entretien n’est pas en ligne, mais un fac-similé du passage incriminé est disponible, entre autres, sur le site de Musique Mag. Questionnés sur les thèmes de leurs chansons, le groupe répond :

“Pendant un temps, on a beaucoup attaqué les homosexuels parce qu’on est homophobes à cent pour cent et qu‘on l’assume. Mais on nous a fait beaucoup de réflexions et on s’est dit qu’il était mieux de ne plus trop en parler parce que ça pouvait nous porter préjudice. Pareil pour les autres religions, on ne les attaque pas parce qu’on respecte quand même un minimum les autres et qu’on ne peut pas les forcer à être dans le vrai et musulmans comme nous. (…) Il y a quand même des gays qui viennent nous voir ! On ne peut pas se permettre de dire ouvertement que pour nous, le fait d’être homosexuel est une déviance intolérable. “

Un tollé sur la toile. Depuis deux jours, ces propos suscitent de vives réactions sur les forums, sur Twitter et sur Facebook où un groupe — au succès modeste — a été créé pour dénoncer ces propos.

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Des blogueurs se sont emparés du sujet et y sont allés de leur analyse. Et ne sont pas tendres avec les musiciens. Par exemple, le blog The Yellow Kid résume bien les propos qui bruissent sur le Net :

“La Sexion traîne une réputation d’homophobes depuis le début, alors tout le monde s’est déjà fait sa petite opinion, et un député inconnu du fin fond de la cambrousse ne va sûrement pas tarder à crier devant les caméras de TF1 qu’il porte plainte pour ces propos inacceptables. Et pour une fois, peut-on le blâmer ? C’est vrai quoi, je veux bien que la majorité des rappeurs aient du mal à avoir des avis nuancés et qu’à force de chercher des rimes et de résumer chaque idée pour qu’elle rentre entre deux caisses claires, ils aient tendance à balancer des choses qui les dépassent, mais on est en 2010 les gars, c’est inimaginable de dire des trucs comme ça sur l’homosexualité et la religion. (…)

Et tu penseras aux actions menées par des mecs comme Médine et le staff de Din Records ou encore Oxmo Puccino et Akhenaton, qui transpirent chaque jour pour venir à bout des préjugés et dont le travail se retrouve balayé en une fraction de seconde.

La défense de Sexion d’assaut. Attaqué, le leader du groupe a donné sa version des faits sur la toile. Sur son compte Twitter qui sommeillait depuis mai, Admas Diallo, leader du groupe, a mis les choses au clair :

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Ce serait donc une erreur de retranscription, une défense qu’il réitère sur Facebook, dans le groupe qui est consacré à son homophobie supposée.

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Mise à jour - 18 h 15

Interviewée par Voici, la journaliste d‘International Hip-Hop maintient pourtant sa version de l’interview. Elle affirme en avoir un enregistrement sur bande, qu’elle a remis à Sony Music. Le label de Sexion d’assaut a en effet souhaité faire une mise au point avec le groupe suite à la parution du magazine.

Lefa, le membre du groupe interrogé, a dans le même temps publié un communiqué de presse dans lequel il s’excuse et dit ne pas avoir pris la mesure de ses déclarations :

“Les propos, que je reconnais avoir tenus, ne sont effectivement pas acceptables et je tiens avant tout à m’en excuser auprès des gens que j’aurais pu blesser. Je me suis rendu compte en vérifiant la signification du mot ‘homophobie’ que j’avais sorti une connerie plus grosse que moi. C’est vrai que j’ai grandi dans l’ignorance de ce que ce terme signifie vraiment. Mais ni moi ni le groupe ne sommes homophobes. L’homosexualité est quelque chose qui est très loin de nous, qui avons grandi dans un milieu macho, et on utilise des mots qui s’y rapportent à tout bout de champ, sans forcément tous les maîtriser. Le groupe a eu beaucoup de succès très vite, et c’est vrai que nous prenons conscience que nos paroles ont désormais un retentissement important, c’est la raison pour laquelle je voulais revenir là-dessus et clarifier les choses.”

Le magazine gay et lesbien Têtu rappelle toutefois (en fin d’article diffusant le communiqué) que Sexion d’assaut avait déjà multiplié les références homophobes violentes sur leurs précédents albums, et s’inquiète de possibles conséquences de la polémique sur la communauté homosexuelle.

 

 

Pour trenxsen 200, les mots c'est ça...

 

 

 

 

 

Et la section d'assaut, c'est quoi en vrai ?

 

La Sturmabteilung ou SA (mot allemand pour « Section d'assaut », mais le mot Sturm signifie aussi « orage » et « tempête ») formait une organisation paramilitaire du NSDAP (le parti nazi). Elles jouèrent un rôle important dans l'accès au pouvoir d'Adolf Hitler dans les années 1930. Les SA sont souvent appelés « chemises brunes » en raison de la couleur de l'uniforme qu'ils portent à partir de 1925. Cette chemise était celle des douaniers austro-hongrois avant 1914. Devenue obsolète avec la fin de l'empire en 1919, le NSDAP en récupéra les stocks pour une somme modique.

L'organisation fut de nouveau autorisée en 1926 et joua un rôle grandissant. En 1933, après l'élection du N.S.D.A.P, les SA se considérèrent comme les remplaçants de l'armée régulière allemande (Reichswehr), puisque convaincu d'être les artisans de la révolution national-socialiste. Certaines tensions apparurent ainsi entre Röhm et Hitler, entre l'homme d'État et le chef d'une bande de fidèles à l'esprit révolutionnaire. Afin de faire taire les esprits réactionnaires de l'armée allemande et de rétablir l'ordre au sein du parti, Hitler, poussé par certains hauts dignitaires dont Heinrich Himmler, le Reichführer SS, et les milieux hostiles à une seconde révolution prônée par Röhm accepte de purger la SA en faisant arrêter, lors de la Nuit des longs couteaux, les principaux dirigeants de la SA dont Röhm. Celui-ci est finalement abattu dans sa cellule. Après cet épisode, la SA n'a plus joué qu'un rôle marginal dans les affaires du Reich, s'illustrant néanmoins lors de la Nuit de Cristal en participant aux pogroms. A partir de 1934 c'est Viktor Lutze qui dirige la SA "diminuée" jusqu'à sa mort en 1943 ; Wilhelm Scheppmann prit sa succession jusqu'à la fin de la guerre et la dissolution de la SA, en 1945.

 

SA lors du boycott des magazins juifs le 1er avril 1933 à Berlin.

 

Emblème des SA

 

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commentaires

Orain Frédéric 29/09/2010 21:35



J'ai une facheuse tendance à faire cette faute. Navritude complète sur ce coup-là. Je corrige de suite.



Pascal K 29/09/2010 21:26



M. Orain, il appert que vous avez mal orthographié mon patronyme. Je vous saurai gré de corriger cette erreur.



Orain Frédéric 29/09/2010 18:49



Si si ça arrive, ça me sidère mais ça arrive ^^



yann 29/09/2010 18:13



Qui peut oser secher les cours d'H-G !?!?!?


Mais c'est vrai que ça devient un peu inquiétant tou çà mais les "clients", ne s'en rendent pas compte et aiment ça...C'est un peu pitoyable, mais bon, je dis ça, je dis rien...



Orain Frédéric 28/09/2010 23:54



Mais tu peux te taper l'incrust' Pierre, c'est fait pour ça ^^


Je ne me prononce pas trop sur Sextion d'assaut au niveau musical, j'avoue ne jamais avoir écouté un morceau jusqu'au bout. Et je suis attaché aux paroles alors forcément j'ai du mal...


Après s'ils percent en ce moment c'est qu'ils répondent à une attente du moment (la provoc' ?) Le plus dur sera sans doute de durer pour eux (les modes changent, pour durer il faut être vraiment
créatif).


 


Apèrs je ne suis pas sûr que les gens écoutent vraiment leurs paroles ou alors ça devient franchement inquiétant pour le "vivre ensemble" dans ce pays :/


Et puis ils s'appuient aussi sur un manque de culture. Tout le monde connait les SS, mais peu de gens connaissent les SA. D'où l'utilité de ne pas sécher les cours d'HG ^^


 



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