2 décembre 2014 2 02 /12 /décembre /2014 11:01

Thème 2 : Les dynamiques de la mondialisation

(8-9 heures)

 

PROGRAMME

L’objectif du thème demeure une présentation de la mondialisation comme un ensemble de processus matériels et organisationnels qui renforcent l’interdépendance des lieux, des économies et des sociétés à l’échelle de la planète. Il s’agit bien de décrire un système dynamique qui est la conséquence d'un processus d’interaction de champs économique, politique, technique et socio-culturel.

 

 

Chapitre 3: Acteurs, flux, débats

(2  heures)

Cours complet en version Smart Notebook

http://my-ict.wikispaces.com/file/view/smart_notebook_icon.png/272636478/43x43/smart_notebook_icon.png  

 

Corrigé de la composition sur le thème

Fiche de révision sur le chapitre

 

Notions clés introductives au sujet:

Mobilité : la propriété de se déplacer dans un espace. Elle peut concerner tout type de déplacement : personnes, marchandises, immatériel. C’est donc la question de la capacité de déplacement (Type de moyen de transport, échelle locale, nationale…)

 

PARTIE I : La mise en place d'un système-monde

 

A - Un système géopolitique et géo-économique

Mondialisation (aussi appelée globalisation): processus ancien  d'intégration des marchés et de rapprochement des hommes. Elle se caractérise par l'extension du système capitaliste à l'ensemble de la planète.

 

Cette évolution est issue

- De la libéralisation des échanges (de biens, de main-d'œuvre et de connaissances)

 

- De l'expansion de la concurrence

- Des retombées des technologies de l'information et de la communication à l'échelle planétaire.

 

Cliquez sur l'image pour agrandir

 

B - Quelles conséquences ?

Elle se manifeste par:

- Une interdépendance croissante des économies (mondialisation économique)

- L'expansion des échanges et des interactions humaines.

 

- Une uniformisation des cultures (loisirs, mode de vie, culture) est aussi visible. 

 

C- Les acteurs et leur encadrement

Les acteurs sont de plus en plus nombreux: Il y a des acteurs publics, privés et la société civile.

 

1- Les acteurs publics

- Les Etats ont pour objectif d'être attractif dans le cadre de la mondialisation. Chaque état est en concurrence avec les autres. Il possède certains leviers comme la fiscalité, la gestion des infrastructures pour être plus ou moins compétitif. Peu de pays prennent le risque de s'isoler complètement (comme la Corée du Nord ou le Bhoutan). Seul, un pays à peu d'influence sur la mondialisation (à l'exception de la Chine ou des Etats-Unis. Les Etats organisent leur territoire en fonction de leur puissance et défendent leurs intérêts à travers des institutions mondiales (ONU, FMI, OMC...). Ils tendent à perdre de leur influence avec l'évolution des frontières (libre-échange, Schengen...) et certains ont du mal à atteindre la taille critique suffisante face aux FTN. Pire les Etats peuvent même se retrouver condamnés devant les institutions internationales (OMC, Tribunal International de La Haye).

 

- Les puissances émergentes (Chine, Inde, Russie, Brésil, Afrique du Sud...) qui jouent un rôle non négligeable (par leur taille, leur population, leur croissance) dans la réorganisation du système-monde.

 

 

 

- Il y a une multiplication des organisations continentales (UE, Alena, Mercosur, APEC, ASEAN...) pour gagner en puissance. Les flux intrazones prennent une importance de plus en plus grande.

 

- Les trous noirs: Certains états poussent leur désir de se montrer attirants pour les IDE (Investissement DIrect Etrangers) jusqu'à se transformer en paradis fiscaux. Avec la crise la pression s'accentue pour qu'ils échangent un minimum d'informations avec les Etats émetteurs. 

 

Les instances internationales : OMC, FMI, Banque mondiale. Elles jouent un rôle de régulateur du marché. Elles cherchent à "amortir" les crises en finançant les états ou en cherchant à développer la croissance économique.

 

2- Les acteurs privés

 

- FMN : Firme Multinationale. Il s’agit d’une grande entreprise nationale qui possède ou contrôle une ou plusieurs filiales de production à l’étranger. Elle est composée d’une société mère qui se situe la plupart du temps dans le pays d’origine et de l’ensemble des entreprises contrôlées ou détenues dans des pays étrangers et que l’on nomme filiale. Les FMN possèdent une maison-mère dans un pays et des filiales dans le reste du monde. 

Exemples : Boeing, Renault, Zara sont des FMN.

- FTN : Firme Transnationale. Entreprise implantée dans de nombreux pays et qui réalise la majeure partie de son chiffre d’affaire en dehors de son pays d’origine. Les FTN sont davantage dans une stratégie de partenariats avec d’autres entreprises de différentes nationalités. 

Exemples : Ikea, Nike

 

80 000 firmes Transnationales (FTN) sont les principaux agents de la mondialisation. A elles seules elles réalisent 25% du PIB mondial, emploient 75 millions de salariés. Leur objectif est de réaliser un bénéfice. (une firme multinationale (FMN) n'a plus d'identité nationale marquée)

Leur implantation répond à une logique:

- Être proche des matières premières.

- Profiter d'un bas coût de main d'oeuvre

- Pouvoir exporter facilement sa production vers les consommateurs.

La plupart gardent un ancrage national pour les fonctions les plus stratégiques mais elles sont fréquemment contraintes de délocaliser pour optimiser les coûts de production. Elles contribuent donc à la création d'une Division Internationale du Travail (DIT). Leurs activités se sépare en 3 parties (conception, réalisation, vente). Leur activité influence celle de nombreuses entreprises sous-traitantes plus petites.

Certaines FTN sont sensibles à la détérioration de leur image et appliquent une politique de "greenwaching" (ou écoblanchiment) pour donner une image plus "écolo-compatible" à leur société .

3- La société civile

De nombreux acteurs différents représentent la société civile. Les associaitons, syndicats, lobbys, altermondialistes.

 

Les logiques de réseaux se multiplient par l'émigration (diaspora juive, chinoise, arménienne) mais aussi le réseau associatif et les ONG (Amnesty, Greenpeace, Max Havelaar...)

 

 

 

PARTIE II : L'explosion des flux mondiaux

 

Flux :

 

C’est une quantité déplacée sur un support physique : personnes, marchandises, immatériel. C’est donc la distribution spatiale des déplacement (Quels sont les axes les plus empruntés…)

 

A-      Les motifs de l'explosion des flux

La mondialisation repose sur l'explosion de la mobilité des hommes, des marchandises, des capitaux et des informations.

 

Mobilité :

La propriété de se déplacer dans un espace. Elle peut concerner tout type de déplacement : personnes, marchandises, immatériel. C’est donc la question de la capacité de déplacement (Type de moyen de transport, échelle locale, nationale…) qui est la plus importante.

 

 

ETUDE DE CAS:  La mobilité des hommes

Pourquoi partir ?

- Pour être plus riche (ou moins pauvre). Les écarts de richesses sont impressionnants dans le monde.

pnb
Carte par anamorphose du PNB par habitant en 2000
 
Les conditions sanitaires dans les pays du Sud sont parfois effrayantes. L'espérance de vie dans certains pays (Somalie, Djibouti, Sierra Leone...) ne dépassant pas parfois les 35 ans (contre plus de 80 ans pour les femmes en France aujourd'hui).
 
- Pour être libre ou fuir la guerre
régimes politiques
 
- Pour être a égalité entre hommes et femmes.
éducation femmes2
 
- Pour être en famille
 
La principale cause de migration reste le regroupement familial c'est à dire pour un immigré en situation régulière en France de pouvoir accueillir sa femme et ses enfants.
 
- Pour nourrir sa famille
western union
Une affiche publicitaire à Cotonou (Bénin)
 
Les marocains exilés envoient chaque année 5.5 milliards d'euros au Maroc soit plus de 15% de la richesse nationale. 10 % des marocains vivent à l'étrangers (85% en Europe dont 1.1 millions en France)
 
Comment partir ?
bateau
Un bateau tente de traverser la méditerranée pour rejoindre la rive Nord
 
Les migrants peuvent obtenir demander un visa pour arriver légalement en Europe. Cependant ces visas sont rares et souvent temporaires. Certains cherchent donc à gagner la rive Nord de manière illégale. Ce sont des immigrés clandestins. Ils prennent de grands risques (escroquerie, noyade, faim, soif...) et ont peu d'espoir d'avoir une situation correcte en Europe car ils resteront dans l'illégalité (pas de travail ni de logement stable, risque d'expulsion).
 
 
A retenir: Les causes de migration (c'est à dire de changement de lieu de résidence) sont multiples. Elles sont liés au déséquilibre toujours plus important entre les PMA (Pays moins avancés) et les pays riches du Nord. Quelques pays concentrent à eux seuls l'essentiel de l'émigration (notamment l'Afrique Subsaharienne). L'immigration légale étant restreinte de nombreux immigrés tombent alors dans la clandestinité. Le Maroc qui était un pays d'émigration est devenu aujourd'hui surtout un pays de transit. Cela s'explique par l'écart de développement entre les pays.
L'apport en argent des émigrés est devenu essentiel à l'économie des pays d'origines. Il bouscule parfois les cultures des pays de départ et des pays d'accueil (religion, opinions politique, sexualité...)
Poura utant l'immigration ne représente qu'un déplacement de 3% de la population mondiale.
 
comparatif
graphique 5 page 209
 

La réaction des pays d'accueil

 

On peut circuler librement sans frontières à l'intérieur de l'Espace Schengen

Par contre les frontières de l'Espace Schengen sont renforcées pour éviter une immigration clandestine (c'est à dire l'arrivée de personnes illégalement).

frontière schengen
 

Pourtant certains secteurs d'activité vivent de cette main d'oeuvre peu coûteuse.

Serres à Alméria (Espagne)

Selon M. Juan Carlos Checa, chercheur au laboratoire d'anthropologie sociale de l'université d'Almeria, « on peut estimer le nombre d'ouvriers agricoles dans les serres à cent dix mille, dont quatre-vingt à quatre-vingt-dix mille étrangers. Parmi eux, vingt mille à quarante mille sont illégaux» - marocains (50 %), subsahariens, latino-américains et roumains.

En France, pour une journée de huit heures, l'ouvrier agricole perçoit 55,40 euros net. Avec les cotisations sociales, il coûte à son employeur 104 euros. A Almeria, les journaliers ne perçoivent que 32 à 37 euros, même si le salaire minimum officiel s'élève, lui, à 44,40 euros net (5). Et, comme ils sont rarement déclarés, ils ne coûtent rien de plus à leur patron.

Les mieux lotis de ces immigrés vivent entassés à quinze dans de petites HLM. Ceux qui ont moins de chance se retrouvent dans ce que l'on nomme ironiquement des cortijos, cabanes de parpaings sans eau ni électricité, utilisés normalement par les propriétaires agricoles pour stocker leurs réserves de produits chimiques.

A retenir

graphique

Les pays du Nord ont une attitude ambigüe par rapport aux populations immigrées. Ils ferment les frontières extérieures de l'Union Européenne depuis les années 1980 en réaction à la montée du chômage. Mais la main d'oeuvre immigrée  est essentielle à des secteurs entiers de l'économie (main d'oeuvre agricole, restauration, nettoyage...) d'autant plus que la population européenne est vieillissante. Les réactions sont parfois hostiles (xénophobie, repli identitaire). Devant les difficultés certains choisissent de retourner dans leur pays d'origine (problème d'intégration, nostalgie du pays ou de la famille).

 

Les flux existent entre pays du Nord: Brain Drain ou tourisme

Les flux de population existent aussi du Nord vers le Sud notamment dans le secteur du tourisme (Tunisie, Egypte...). De nombreux émigrés (ou descendant d'émigrés) retournent dans leur pays d'origine pour les vacances (2.5 millions de marocains retournent au Maroc chaque année).

 

 

On constate aussi la naissance de migrations Sud/Sud comme entre le Golfe Persique et l'Asie du Sud par exemple

 

Conclusion

Les frontières ne sont jamais totalement étanches et les migrations humaines ont toujours eu lieu. Avec l'accroissement de la mondialisation (baisse du temps de transport, voir chapitre précédent) ces flux sont plus importants (1 milliard de touristes internationaux, 214 millions de migrants). Ils permettent au pays pauvres de soulager en partie la détresse de leur population (notamment par les transferts d'argent issus des émigrés vers leur pays d'origine). Cependant ils privent aussi les pays du sud d'une main d'oeuvre qualifiée (médecins, enseignants).

http://cartographie.sciences-po.fr/cartotheque/03web_migrants_BAT.jpg

 

Il existe de nombreux autres flux:

immatériels: Trading haute fréquence (chaque action est détenue aujourd'hui en moyenne 16 secondes seulement contre 4 jours il y a une dizaine d'années), achats sur internet, services.

Matières premières: Gaz, pétrole, cacao etc. Marque souvent un trajet en provenance du Sud et en direction des pays de la triade.

Illégaux: Trafic de drogue, armes, prostitution, contrefaçon, blanchiment d'argent, paradis fiscaux, piraterie etc.

 

B-     Les réseaux

 

  Flight radar 24 (aviation en direct)

24 heures de transport aérien dans le monde

 

  24 heures de transport en Europe

L'Europe est un centre du trafic aérien mondial (30 000 avions par jour dans le ciel européen) 

 

Réseaux :

 

C’est le support physique qui permet le déplacement (le flux ou la mobilité). Il est composé de points et d’axes. Il a une structure spatiale, il est un élément clef de l’organisation de l’espace, et il a souvent un coût très important. (pont, autoroute…)

 

Hub:

 

hub.jpg

Terme anglais signifiant "moyen" où arrivent et d'où partent les rayons d'une roue ("spokes). C'est aussi un modèle d'organisation aéroportuaire qui offre aux passagers la possibilité de voyager d'un point à un autre de la planète en passant par une seul plate-forme de correspondance.

 

Plateforme multimodale:

La plate-forme multimodale est une plate-forme où se trouvent de multiples moyens de transport. Il s'agit de faciliter le passage de marchandises ou de voyageurs d'un mode de transport à un autre, par exemple du camion au train (ferroutage) ou au bateau (merroutage) grâce à des conteneurs standardisés.

 

On assiste donc à une explosion des échanges commerciaux :

 

 

22 400 milliards de dollars en valeur (X4.5 en 30 ans)

15 Etats réalisent 75% du commerce mondial à eux seul (Chine = 20%)

 

A retenir:

La connexion entre ces différents réseaux est sélective et hiérarchisée.

 

Il faut des capitaux et une maîtrise technologique pour pouvoir se doter d'infrastructures modernes.

Vidauc de Millau, le plus haut pont du monde.

 

La croissance des télécommunications est un facteur majeur de la mondialisation

5.3 milliards de téléphones portables aujourd'hui.

35% de la population mondiale connectée en 2011

Mais la fracture numérique entre les territoires reste réelle aujourd'hui (voir partie II)

 

C-      Instabilité, spéculations et crises

Les marchés financiers sont devenus planétaires (banques, assurances, fonds de pension fonds spéculatifs) mettent en concurrence les marchés à la recherche du meilleur profit.

 

- 5 bourses concentrent 52% du capital boursier (qui représente 5 à 10 fois le PIB mondial)

- 15 bourses concentrent 82 %.

 

Mais le système semble en crise. Entre 1971 et 2008 il y a eu 24 crises boursières. 

Hebergeur d'image

 

Hebergeur d'image______

La crise de 2008 a marqué l'effondrement du système financier mondial qui a eu recours aux aides de l'Etat (et donc du citoyen) et des organismes internationaux (comme le FMI) pour survivre.

 

 

 

PARTIE III : La mondialisation en  débats

La mondialisation a eu des aspects positifs incontestables:

- Un accès plus facile à la culture

- Une coopération scientifique internationale dans de multiples domaines (climat, alertes, recherche)

- Un développement des soins (campagnes de vaccination par ex)

- Secours d'urgences et diffusion de l'information.

- Une baisse du nombre de personnes touchées par la faim (1 sur 2 en 1950 contre 1 sur 8 aujourd'hui.

Mais ce processus est aussi vivement critiqué pour les inégalités flagrante qu'il entraîne. 

 

On peut cependant aussi lui reprocher:

- Une exploitation des pays pauvres par la division internationale du Travail (DIT)

- Des pratiques polluantes (production, transports) contraires au principe même du développement durable.

- Une surexploitation des ressources (pétrole, gaz, pratiques agricoles...)

- Une uniformisation culturelle destructrice.

 

A - L'inégal accès aux réseaux

 

1- L'exemple du déploiement de la fibre

L'arrivée d'une nouvelle technologie à tendance à accentuer les écarts entre grandes métropoles et campagnes. C'était déjà le cas avec l'arrivée de l'ADSL ou si on remonte plus loin l'arrivée de l'électricité, le gaz de ville ou l'eau courante par exemple

http://rue89.nouvelobs.com/sites/news/files/assets/image/2012/03/cartecarte.jpg

L'installation coûte plus cher en campagne (déjà moins bien desservie) ainsi seules les grandes communes se connectent aujourd'hui.

http://www.oezratty.net/wordpress/wp-content/WindowsLiveWriter/f4dfe92860e4_88D8/Deploiement-Fibre-Fin-2011-France.png

 

2- Les réseaux de transport

La France au sein du Réseau TransEuropéen de Transport

Même inégalités à ce niveau. Les interconnexions sont nécessaires à la compétitivité.

http://www.ladocumentationfrancaise.fr/var/ezflow_site/storage/images/docfr7/cartes/transports-et-reseaux/c001086-la-france-au-sein-du-reseau-transeuropeen-de-transport-rte-t-2005/452879-6-fre-FR/La-France-au-sein-du-Reseau-TransEuropeen-de-Transport-RTE-T-2005_large_carte.jpg

 

L'organisation des transport en France. Croquis

Cliquez pour agrandir

 

B - L'altermondialisme, une autre mondialisation possible ?

Certains mouvements dénoncent les excès de la mondialisation depuis une vingtaine d'années. Ils sont le prolongement d'autres mouvements contestataires plus anciens (ex hippies). Le forum social s'oppose donc au forum de Davos et les réunions du G7 qui rassemblent les principaux décideurs économiques mondiaux.

 

 

 

Sans être pour autant contestataires de nouvelles pratiques progressent:

- Le tri séléctif.

- Le compostage des déchets.

- La consommation locale.

- L'économie sociale et solidaire (2 millions d'emplois en France)

- Le micro-crédit.

- Le commerce équitable.

- Création de la taxe "Tobin" sur les flux financiers.

- Implication politique de certains "indignés" en Grèce ou en Espagne.

 

Les FTN répondent à ce mouvement en développant le géomarketing et le green washing.

 

C- Un retour de l'Etat nécessaire ?

Hebergeur d'image

 

- En 2008 l'Etat a du refinancer les banques, même s'il n'a pas demandé de contreparties sont rôle n'est plus négligeable comme le pensaient les néo-libéraux des années 1980. L'Etat peut même sanctionner en refusant de sauver les "mauvais élèves" (ex Lehman Brothers). Les crises économiques se propagent plus vites et semblent plus intenses avec le développement de la mondialisation.

 

- L'Etat possède des participations dans des entreprises cruciales (EDF, Gazprom, Compagnies pétrolières), il maîtrise la fiscalité,  la monnaie.

- Le retour du protectionisme est à la mode. Le vote de repli nationaliste aussi.

 

Croquis

 

 

Schéma

 

 

Conclusion :.

Il y a 197 Etats dans le monde. Chacun est mis en concurrence avec l'autre et peut "couler" le système financier en créant des "trous noirs" (ex: paradis fiscaux, cybercriminalité, trafic de drogue)

Ainsi une gouvernance plus globale (voire mondiale) paraît sinon nécessaire du moins inévitable. Depuis 1945 de nombreux organismes ont été créés (ONU, FMI, OMC, TPI) mais peine à fonctionner sans consensus.

 

Examen

Les sujets de composition suivants sont envisageables

Deux croquis peuvent être demandés :

  • Pôles et flux de la mondialisation.
  • Une inégale intégration des territoires  dans la mondialisation.

L’analyse d’un ou deux documents (cartes, textes, images…) peut être demandée à l’examen.

 

- Pôles et flux de la mondialisation. fond de carte monde type Robinson, Briesemeister, Buckminster

Liens:

- Assistance scolaire

- Les cahiers d'histoire géo

- L'histoire géo au lycée Vinci

 

 

PROGRAMME

Cette entrée, à laquelle on peut consacrer deux heures,  rassemble trois aspects fondamentaux de la mondialisation qui sont traités dans des items et des questions différentes dans le programme des séries ES-L. A la suite de l’étude de cas, il s’agit ici d’aborder de façon plus générale les relations entre acteurs et flux pour comprendre les dynamiques de la mondialisation, et d’examiner les débats que suscitent ces dernières.

PROBLEMATIQUES:

- Quelles sont les dynamiques de la mondialisation à l'échelle planétaire ?

- Quels types d’acteurs sont impliqués dans le système mondialisé où se produisent et se consommentles biens et les services ? Comment s’organisent-ils ? Quelles sont leurs stratégies ?

- Comment s’organisent les flux de biens, de services, d’informations à l’échelle planétaire ? Que révèlent-ils du fonctionnement de la mondialisation ?

- Quels débats et quelles contestations le processus de mondialisation nourrit-il ?

DEMARCHE:

L’accent est mis sur les acteurs et leur rôle dans les dynamiques de la mondialisation.  Il s’agit de montrer que si les principaux opérateurs des processus de mondialisation appartiennent au secteur privé (firmes transnationales et leur cortège d’entreprises sous-traitantes), les acteurs publics (groupements supranationaux, Etats), et les organisations issues de la société civile (syndicats, associations de consommateurs, ONG…) jouent également un rôle crucial dans les processus de mondialisation. 

L’analyse des stratégies des différents types d’acteurs  permet de mettre en évidence la compétition mondiale inhérente à la mondialisation et les inégalités qu’elle génère entre les hommes et entre les territoires.

L’étude des flux, associée à celle des acteurs qui en sont à l’origine, met en évidence le développement d’un ensemble de flux, visibles et invisibles, qui structurent l’espace mondialisé et définissent  une hiérarchisation des territoires en fonction de leur intégration plus ou moins avancée dans cet ensemble. Cette présentation de la structuration de l’espace mondial donne lieu à la réalisation d’un croquis : « Pôle et flux de la mondialisation ».

 

Quelques enjeux cruciaux :

- La question de la gouvernance avec la mise en cause de certains acteurs (firmes transnationales, acteurs financiers…) et l’aspiration à un renforcement du contrôle démocratique sur les réseaux d’échanges et les marchés, ce qui pose la question de la place des Etats dans le processus de mondialisation ;

 

- La contestation des effets de la mondialisation (en particulier la dénonciation des inégalités, des coûts sociaux et environnementaux) et la promotion de modèles alternatifs : affirmation des acteurs locaux et des territoires de proximité dans la gouvernance comme dans les échanges, exigence de qualité et de traçabilité des produits,  essor de préoccupations éthiques, environnementales et sociales…

 

Les logiques de réseaux se multiplient par l'émigration (diaspora juive, chinoise, arménienne) mais aussi le réseau associatif et les ONG (Amnesty, Greenpeace, Max Havelaar...)

 

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